Je vivrai sans temps

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Le présent recueil, dont la démarche est autant d'ordre éthique que de nature poétique, recouvre les douze dernières années d'écriture de Gérard Prémel. Ses textes se caractérisent selon Robert Sabatier comme "de grands mouvements qui entraînent le lecteur dans une sorte de réalisme fantastique... une poésie en liberté".
Publié le : lundi 1 novembre 2010
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EAN13 : 9782296937260
Nombre de pages : 71
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Je vivrai sans temps
GérardPRÉMELJe vivrai sans temps Poèmes
Du même auteur Joie colère et vérité,poèmes, éd. Séghers 1954 La chanson du mauvais pli,poèmes, éd. Guy Chambelland, 1969 Nous n’irons plus au ciel, poème–chronique, éd. P.J.O. 1969 Enfants bâtisseurs,(sur des photos de Yves Flatard), éd. du chroniques Scarabée, 1984 Un chemin de traverse, poèmes, éd. Prémel, 1996 Scènes de la vie hasardeuse de Ludovic Brome, chroniques, éd. Rafaël de Surtis, 2000 Vues imprenables ou le livre des fenêtres, nouvelles, éd. Sens & Tonka, 2003 Parfois depuis peu,poèmes, éd. L’autre rive & Fibres libres, 2004 Le pont est toujours intact, poèmes, éd. S& Tonka, 2005 Petits trésors restés dehors (sur des photos de Constance Villeroy), éd. Factory, 2005 Petit dictionnaire portatif des prénoms enA, éd. Mona Kerloff, 2007 S’ils te mordent morlaix, roman, éd. Gisserot, 2007 La consultation du matin(sur des photos de Constance Villeroy), éd. L’Antre-temps, 2008 Kaléidoscope, variations sur le Cornet à dés de Max Jacob, éd. L’Autre rive, 2010 Rennes dans l’arène,roman, Édilivre, 2010 Les univers-sceau(sur des lavis de Catherine Denis), éd. Apogées, 2010 Àla frontière, poèmes (avec douze dessins de l’auteur), éd. Intervention à hautes voix, 2011© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-13539-0 EAN : 9782296135390
Je m’aperçois que toutes les dates sont fausses Chaque jour se détache de la fenêtreEt c’est une autre lumière.Pierre Reverdy On vit dans son soulier. On y fait le ménage. On n’a plus besoin de se serrer...On n’a plus besoin de compter.Henri Michaux
MOI QUI VOUS PARLE parle (AujourdÊhui même) (ou pas plus tard qu’hier)moi qui vous parle je dois vous rapporter un fait surprenant(en dépit de son peu dÊimportance) je nÊexiste pas Contrairement aux apparences –que vous croyez voir entendre ou lire – je n’ai aucune existence.On est ou on nÊest pas, cÊest lÊun ou lÊautre, mais celui qui se pose la question est bien, pour autant quÊil se la pose avec rigueur, le seul à pouvoir y répondre. Ainsi, même en sachant que le risque de sÊabuser sur soi-même nÊest pas mince, chacun découvrira, une fois la question posée – suis-je ou non – que des signes simples permettent dÊen juger, sans se laisser abuser par les apparences.Car les apparences sont trompeuses : ainsi je parais exister. Mais c’est là un faux-semblant qui ne résiste pas à la conscience que j’ai de mon inexistence. Si celui qui est sait qu’il est, comment celui qui n’est pas pourrait-il ignorer qu’il n’est pas. On m’objectera qu’il ne peut y avoir desavoirsans être; et que si l’être ne génère pas forcément du savoir, il semble en être une condition nécessaire. Je répondrai que la conscience de vivre sa propre inexistence est un paradoxe relativement léger si l’on considère l’inconscience de tous ces êtres acharnés à vivre dans l’ignorance la plus totale de leur inexistence... Récuser en doute l’être de toutes ces apparences qui vous entourent n’est pas bien sorcier ; c’est même une manière assez commune de se faire être. Plus difficile (et plus risqué) est d’en inférer sa propre inexistence. Cela nécessite
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