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JustequelquesmotsAntoine Kevisa
Justequelquesmots
PO SIE' manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-1669-0(pourlefichiernumØrique)
ISBN: 2-7481-1668-2(pourlelivreimprimØ)Avertissement del Øditeur
DØcouvertparnotrerØseaudeGrandsLecteurs(libraires,revues,critiques
littØrairesetdechercheurs),cemanuscritestimprimØtelunlivre.
D Øventuellesfautesdemeurentpossibles;manuscrit.com,respectueusede
lamiseenformeadoptØeparchacundesesauteurs,conserve,àcestadedu
traitement de l ouvrage, le texte en l Øtat.
Nous remercions le lecteurde tenir compte de ce contexte.
manuscrit.com
5bis, rue de lA’ sile Popincourt
75011 Paris
TØlØphone:0148075000
TØlØcopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.comJUSTE QUELQUES MOTS
Juste quelques mots,
JetØs dans le dØsordre,
Pour piquer ou m amuser,
Pour m’indigner ou dØlirer,
Pour rŒver ou regretter,
Pour m’excuser ou accuser,
Pour sourire ou rØflØchir,
Pour rire ou dØnoncer,
Pour me moquer ou soutenir,
Pour attendrir ou provoquer,
Pour mentir ou avouer,
Pour pleurer ou admirer,
Pour aimer ou dØtester
Et bousculer un peu l’ordre,
Pour soulager mes maux.
7UN BONHEUR HORS SAISON
Vingtans,auprintempsdetonbelâge,
Tu Øtais prŒte à tous les voyages.
C’Øtait le dØbut de ton histoire,
Sans les blessures de la mØmoire.
Sous le soleil d un ØtØ artificiel,
Touteslesrencontres Øtaientprovidentielles.
Chaque jour, une promesse de bonheur
Pour qu elle Øclaire toutes tes heures.
Maisenautomne,dØj ,s assombrissaienttessoirs;
Nulle Øtoiledans un ciel presque noir ;
Unegrandeaventureprochedesafin
Etque tu commencesà comprendre enfin.
Enhiver,aujourd hui,reste-t-il unrivage?
Une le, une derniŁre terre sauvage ?
Au bout de ta route, un ultime refuge
Pour t abriter la nuit du dØluge ?
John, Clara et tous ceux de ton ge,
Te souviens-tu de leurs visages ?
Ils suivaient le mŒme chemin avantde s’en aller,
Te laissant seule, sans plus personne à qui parler,
Que le dealer, ton marchand de quatre saisons
Quineveuttevendrequ’unbonheurhorssaison.
9Juste quelques mots
Tu avais tous tes amis au dØbut.
Insouciants, vous n aviez pas d autrebut
Que d aimer et dØcouvrir les plaisirs
Et, sans jamais, penser pouvoir souffrir.
Vousavieztous lamŒmeenviedebonheur,
La rage et la foi, la mŒme candeur.
Vous viviez de partage et d amitiØ,
Vous n aviez aucun besoin de pitiØ.
Certains se sont arrŒtØs en chemin,
Ne sont plus là pour te tenir la main ;
Ils ne veulent plus ou ne peuvent plus ;
Pourquoi tu continues, tu ne sais plus.
Tu es perdue, tu cherches ta route,
Il n y a plus seulement que le doute.
Tunesais plus combien dure le temps,
Tu sais que l -bas, personne n attend,
Queledealer,tonmarchanddequatresaisons
Quine veutte vendrequ unbonheur hors saison.
John, Clara et tous ceux de ton ge,
Te souviens-tu de leurs visages ?
Ilssuivaientle mŒme chemin avant de s en aller,
Te laissantseule, sanspluspersonne à quiparler,
Queledealer,tonmarchanddequatresaisons
Quine veutte vendrequ unbonheur hors saison.
10INDIFF RENCE
Est-ce vraiment si loin d ici
Qu ils vivent sans Œtre libres ?
Toi, tu te battras jusqu au bout,
C’est Øcrit dans ton Grand Livre.
Toi, tu continueras debout.
Quelque chose qui te dØpasse.
Choc en plein c ur,
Mais tout passe.
Pourquoi vouloir crier aux fous ?
Comment savoir qui sont les loups ?
Est-ce au Sud, est-ce en Orient,
Qu ils survivent sans Œtre Øgaux ?
Sous quel soleil, dans quel dØsert,
Sous quel hiver, dans quelle misŁre ?
C’est sßrement trŁs loin d ici,
Bien au-del de l horizon,
Sur les chemins d autres destins.
Quelque chose qui te dØpasse.
Choc en plein c ur,
Mais tout passe.
Pourquoi vouloir crier aux fous ?
Comment savoir qui sont les loups ?
Alors, tu peux rester assis.
Est-ce ta faute, celle des tiens,
S’il leur faut mourir en enfer ?
Ont-ils la foi et le courage ?
Ont-ilsencoreunpeud’espoir ?
11Juste quelques mots
Le paradis l ont-ils cherchØ ?
Pourquoi ont-ils cessØ d y croire ?
Ils ont perdu leur idØal
Entre les murs de leur prison,
Et mØritØ leur purgatoire.
Quelque chose qui te dØpasse.
Choc en plein cœur,
Mais tout passe.
Pourquoi vouloir crier aux fous ?
Comment savoir qui sont les loups ?
Alors, tu peux rester couchØ.
Une telle urgence, tant de colŁre,
Une telle rØvolte, tant d impuissance.
Le c ur blessØ, l me meurtrie,
Le dØsespoir à fleur de peau.
Et puis poussiŁres dans ta mØmoire.
Et, pour finir, l indiffØrence
Pour oublier toute souffrance
Et retrouver ton innocence,
Puisque tu ne peux plus rien faire,
Puisque tu ne veux plus rien faire.
Quelque chose qui te dØpasse.
Choc en plein cœur,
Mais tout passe.
Pourquoi vouloir crier aux fous ?
Comment savoir qui sont les loups ?
12A MORT !
L’abomination d un crime
RØclame-t-elle vengeance ?
C’est un funeste engrenage !
Mais non, ce n est que justice !
Est-il aucun crime juste
Qui puisse jamais rØparer
Un autre commis avant lui ?
Depuis cette loi du Talion
Le monde a-t-il ØvoluØ ?
Bien sßr ! Puisque l office a lieu
A l aube ou au crØpuscule !
Toutes les sensibilitØs
Sont soigneusement ØpargnØes.
Certes, en quelques lieux obscurs,
La foule assiste, comme aux jeux,
A la mise à mort mØritØe
Delaliedel’HumanitØ.
Ce n est pas la respectable
Marque de notre sociØtØ.
Avec dignitØ, nous savons
ExØcuter la volontØ
De nos peuples souverains,
De punir, sans aucun regret,
Les odieux coupables en secret,
Loin de tout regard indiscret.
Nous sommes, nous, civilisØs !
Mais est-ce vraiment diffØrent ?
13Juste quelques mots
Sur la Grand Place publique
Ou dans une piŁce intime,
Le passØ reste Øcrit.
Et au sang, s ajoute le sang
VersØ ou cessant de couler
Dans des veines si impures,
Que mes doutes me paraissent
La pire des obscØnitØs.
Mais je plains le bourreau
14ADIEU
Jecroisquejamais,aucoursdesmoisprØcØdents,
Jene l avais vueavoirpeurou biencØdant
Au dØcouragement, à la rØsignation.
Elleluttait,commeellefaisaittoutavecpassion.
Jevois maintenant cettefemme surson lit,
Amaigrie, le regard absent, le teint p li
Etjesaisqu ellen aplusl enviedepoursuivre,
Maisqu elleneredoutepas cequivasuivre.
Jerestedevantelle,effrayØ,impuissant.
Jevoudraistantpouvoirluioffrirtoutmonsang
Pour guØrir lesien, fleuve viciØ etvicieux
Quil entra neàladØriveversd autrescieux.
JevoudraisunetrŒve,unsursis,justeunjour,
Oubientoutfiger,toutsuspendre,pourtoujours.
Combien,j auraisencoreàmefairepardonner,
EtdepoŁmes que j aimerais lui donner.
Jen enaiplusletemps,l occasionestpassØe.
LesinstantsprØsentss enfuientdØj verslepassØ
Etm apprennentquelesregretssontinutiles,
Presque toutautantquelesmotssontfutiles.
15DANGER
Celui-l doitsßrementpeindreavecsespieds;
L’autre a noyØ sa plume dans l encrier;
Quedemander àce chanteur,sinon pitiØ ?
Etcet acteur qui nepourrajamais briller ?
Mais je prØfŁre de loin, pourquoi le nier,
UnartisteexØcrableauplusfameuxguerrier.
Chanson,vers,scŁneoutableauratØsetfoutus,
Sontbienmoinsdangereuxqu uneballeperdue.
17DEMANDE-MOI
Demande-moi ce que jene possŁde pas ;
Exige de moi ce que je n aijamais dit ;
Ordonne-moi ce que je n ose pas faire;
J’iraipartoutcherchertoutcequetuvoudras;
Jetrouverai les mots, sacrØsoumaudits ;
J’aurai le couraged un chevalierde fer.
Quem importe cequevalenttes soupirants,
Jenecrainspluspersonne,pasmŒmemespeurs;
L’amourquim’anime saurametranscender.
Jeneveuxplus qu Œtre uneombrerespirant
TadouceprØsenceetveillantsurtonbonheur.
JesuisprŒtàtout; Tun asqu ledemander.
Je serai poŁte, magicien ou gØant,
Celui que tuvoudras et que tuchoisiras ;
Jene veux m imposer ni respecterde loi,
Saufcelledet aimerdetoutmonc urbØant;
Jeconstruiraitouslesch teauxdontturŒveras;
JesuisprŒt àtout, sauf àrenoncerà toi.
19LA DANSE DES DIABLES
Je serais prŒt à tout donner
Pour partager, en plein accord,
Tes coups de blues, tes coups du sort ;
Mais tu ne veux me pardonner.
L’amour ne peut plus refleurir,
Il ne peut plus Œtre sauvØ.
J’ai des regrets… si tu savais
J’avais du bonheur à t offrir.
Toi tu te sens une autre femme
Et tu me laisses dans les flammes
Oø dansent des diables vengeurs
Quim’apprennentlemalheur
Je serais prŒt à tout laisser
Pour me tenir à tes cotØs ;
Mais je sais bien la vØritØ,
Je ne ferais que te blesser.
Quand je repense à ces annØes,
Je te vois comme un mirage,
Justeauborddecerivage
Oø tu allais te promener.
Toi tu te sens une autre femme
Et tu me laisses dans les flammes
21Juste quelques mots
Oø dansent des diables vengeurs
Qui m apprennent le malheur
Je serais prŒt à tout jouer,
Jouer ma vie d un coup de dØ,
Si quelqu un pouvait m’aider,
Me dire comment nous retrouver.
Tu as choisi une autre voie,
Loindemoncœuretdemavie,
Vers d autres jours, d’autres envies,
L oø je n entends plus ta voix.
Toi tu te sens une autre femme
Et tu me laisses dans les flammes
Oø dansent des diables vengeurs
Qui m apprennent le malheur
Ce qu ils m’apprennent me fait peur
En se trompant, parfois on meurt
On meurt d’amour à chaque jour
Moi, chaque jour, je meurs d amour
22L AMOUR LE PLUS PUR
Elle fait l amour avec ses yeux,
Immenses comme les cieux,
Le c ur plein de confiance
Et lØger d insouciance.
Elle ne veut qu un sourire,
C’est tout ce qu elle dØsire.
Le plus petit bonheur
Efface tous ses pleurs ;
Juste un baiser c lin
Ou un clin d il malin.
Elle est l amour parfait.
Quand, dans son lit dØfait,
Elle s Øveille au matin,
Les gestes incertains,
Sa gaietØ revient vite,
DŁs que la visitent
Des visages connus.
Et elle se lŁve nue,
Si belle et impudique,
Et pourtant innocente,
D’une fra cheur de menthe.
Mais que sera demain
Si de perverses mains
Viennent salir l amour,
Le blesser pour toujours ?
Comment imaginer
Qu’il puisse, à peine nØ,
23Juste quelques mots
Subir l ignominie
D une horreur infinie ?
Ces hommes criminels
D’unetâcheØternele
Comprendront-ils un jour ?
L’enfance est pur amour.
24DIALOGUE
A chaque seconde,
C’est un autre monde
Plus beau, plus lumineux,
Au-del de mes v ux,
Que je vois dans ses yeux.
Un de ses sourires,
Un Øclat de rire,
Valent tous les discours.
Un message d amour
A garder pour toujours.
Il ne me parle pas.
D’ailleurs, il ne sait pas.
Il n en a nul besoin.
En revanche, il prend soin
De ma vie, mŒme au loin.
Je suis nØ avec lui.
C’est mon enfant.
25LES LOIS DE BABYLONE
Achaquepas,j entendslesnouveauxprophŁtes
Proclamerque jeserai sauvØ ou damnØ,
Selon que j entrerai ou pas dans la fŒte
CØlØbrØe depuisbienavantque je soisnØ.
Lesap tressontlØgion, devenusmarchands.
Lesrichesvitrines ontremplacØ lesautels.
Pourse laverdeleurspensØesdemØcrØants,
Là, se dirigent en foule les fidŁles.
Comme lespages d un nouvel Øvangile
Indiquant le chemin de la fØlicitØ,
Les publicitØs, dans ce monde fragile,
Sontlestables dela Loi, lesseulesvØritØs:
L’inutile tu achŁteras.
Et peu aprŁs tu jetteras.
Sans attendre tu remplaceras.
Etsansfinturecommenceras.
Le saint Commerce tu respecteras.
Le seul Dieu Argent tu honoreras.
Moi l inutile je n en veux pas ;
Moijeveuxchasserlesmarchandsdutemple;
Et puis aprŁs, danser sur les autels
Avec la foule de tous les rebelles ;
Moi je ne veux pas suivre les lois
27Juste quelques mots
Des faux prophŁtes de Babylone.
Mais ils s entŒtent et ils me rØpŁtent :
L’inutile tu achŁteras.
Et peu aprŁs tu jetteras.
Sans attendre tu remplaceras.
Et sans fin tu recommenceras.
Le saint Commerce tu respecteras.
Le seul Dieu Argent tu honoreras.
Mais je rØsiste et je persiste :
Moi l’inutile je n en veux pas ;
Moijeveuxchasserlesmarchandsdutemple;
Et puis aprŁs, danser sur les autels
Avec la foule de tous les rebelles ;
Moi je ne veux pas suivre les lois
Des faux prophŁtes de Babylone.
28CONJUGAISON
Je suis toi
Tu es à lui
Il est parti
Nous restons seuls
Vous vous demandez :
"Ils dØlirent ou quoi ?"
J’avaispourtantbienappristoutesmesle ons,
Jusqu rØciter parc urmes conjugaisons.
Malheureusement, cela ne m a pas servi
A comprendrecomment fonctionnelavie…
29
àHOLD-UP
Tout à coup, sans -coup,
Sans me tordre le cou,
Je le vois sur la voie.
J’entends mŒme sa voix,
Les tires qui freinent,
Le bruit des sirŁnes.
Cette grande bringue
Me pointe avec son flingue
Stop, au nom de la loi !
C’est le bon saint Eloi,
Le plus grand des shØrifs.
Qui vient faire son rif.
Là, devant la banque,
Je suis comme un branque.
Mais je sors mon revolver,
Car y a pas de mystŁre :
Je m appelle Dagobert,
Je suis le roi des gangsters.
T’inquiŁte, j ai du matos,
J’ai pas peur des bastos
De l autre baltringue
Qui frime avec son flingue !
HØ le bon saint Eloi !
Je m’assieds sur tes lois.
Si tu veux un carnage,
31Juste quelques mots
Moi je bute un otage.
J ai besoin d un rØpit,
J veux plus voir un kØpi.
Alorsnetoieslarue,
DØgage de ma vue.
Je garde mon butin,
J suis pas du menu fretin.
Range ton attirail,
J suis pas une racaille :
Je m appelle Dagobert,
Je suis le roi des gangsters.
Qu est ce qu il fait ce ouf ?
J ai pas l temps d dire ouf,
Il me l che une valda.
Mais c est quoi ce fada ?
J la prends dans les tripes,
C est la fin d mon trip.
Je n entends plus bien,
Je ne vois plus rien,
Que le bon saint Eloi,
Qui fait rØgner la loi,
Me passer les menottes,
Raide dans ses bottes.
C est plus la peine,
Te joue pas la scŁne,
Moi c Øtait pour la maille,
Et toi pour une mØdaille.
Je m appelais Dagobert,
J Øtais le roi des gangsters.
32DES PAROLES DE R CONFORT
Des paroles de rØconfort
Ne pourront me rendre plus fort.
Je sais que je suis possØdØ ;
Je hais ceux qui veulent m aider.
Je ne peux plus rien diriger.
Je ne crois pas exagØrer
En disant que, son souvenir
Hantera tout mon avenir.
Vous me dites de l oublier.
Mais c est vous les fous à lier.
Que savez-vous de mon amour
Que je revis jour aprŁs jour ?
Ce n Øtait que ma destinØe
De me laisser assassiner
Par la seule que j ai aimØe
Plus que je n aurais cru jamais.
Alors taisez-vous les vautours
Qui venez me tourner autour ;
Gardez pour vous votre pitiØ
Et puis aussi votre amitiØ.
Tous les sentiments du monde
Me paraissent si immondes,
33Juste quelques mots
Puisque aucun d eux n’est capable
De me rendre moins coupable.
J ai cent fois mØritØ mon sort,
Sans doute pire que la mort,
Parce que, moi, je l ai blessØe
Si souvent et qu’elle s est lassØe.
Vous me jouez votre scŁne :
Qu elle n en valait pas la peine,
Que je trouverai beaucoup mieux
Vous Œtes tellement odieux !
Je ne vous ai rien demandØ ;
Alors, ne venez pas m aider
Si vous lui manquez de respect.
Partez et laissez-moi en paix !
34LA VOIX DE L H ARMATTAN
Ceux d en face ne sont pas de sa race.
Ilss affrontent,sedØtestent ous ignorent,
Parfois, secroisentendesrencontresfutiles,
Sansrienpartagerd’autrequelesmŒmespeurs.
Quelques-unsuns,hØlastroprares,fontexception
Carilsont ØcoutØ lavoixdel Harmattan :
"Que le prØdateur frappe le blanc ou le noir
Du zŁbre, l Øtrange et bel animal mØtis,
C’estunseulcorpsquisouffre,unseulcœurqui
meurt."
35LA JOCONDE
Je n’ai jamais visitØ les musØes,
Cette manie m a toujours amusØ.
Pourtant j ai rencontrØ la Joconde.
C’est gr ce à une fille un peu ronde,
Dessinant la craie sur le trottoir.
C’Øtait juste avant la tombØe du soir,
Dans uneruedu quartierSaint-Germain ;
J’avais pu voir la magie d une main
TouchØe par une gr ce divine ;
Plus douce qu une main qui c line,
Je la voyais caresser le bØton,
Faisant na tre les couleurs et les tons,
Le visage et le sourire pour finir.
Certains passaient sans mŒmeralentir,
D’autres comme moi s Øtaient arrŒtØs
En voyant cette ØphØmŁre beautØ
Que LØonard n aurait pas reniØe.
J’Øtais Ømu, je ne peux le nier,
Et un peu triste aussi, à la pensØe
Que ce tableau serait vite effacØ.
37
à