L'apocalypse

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L'Apocalypse de Jean est un témoignage visionnaire transcendant les époques et les dogmes. Au fil des siècles de nombreuses traductions virent le jour ; l'auteur de cette nouvelle traduction de l'Apocalypse a tenté de rendre toute la poésie contenue dans les versets eschatologiques en usant des outils dont dispose le poète.
Publié le : mardi 1 mai 2007
Lecture(s) : 54
EAN13 : 9782296169975
Nombre de pages : 87
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Jean-Louis

LEBRET

L

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ApOCALYPSE

D'après la traduction de l'hébreu de Louis Lemaître de Sacy

L'Harmattan

Peuples et cultures de l'Orient Collection dirigée par Ephrem-Isa Yousif Il Y a au Proche-Orient des peuples, porteurs d'un riche patrimoine culturel, qui ont joué un rôle important dans l'histoire de la civilisation: les Arméniens, les AssyroChaldéens, les Coptes, les Géorgiens, les Maronites, les Melchites et les Syriaques occidentaux. Hélas, aujourd'hui, ils sont peu connus en Occident. Les Éditions L'Harmattan ouvrent encore plus largement leurs portes à tous ces peuples, communautés, pour que leur patrimoine soit valorisé.

Déjà parus

Claire WEIBEL YACOUB, Surma l'Assyro-Chaldéenne (1883-1975). Dans la tourmente de Mésopotamie. Raymond LE COZ, Les chrétiens dans la médecine arabe. Ephrem-Isa YOUSIF, Une chronique mésopotamienne. Ephrem-Isa YOUSIF, Les syriaques racontent les croisades. Daniel S. LARANGÉ, Poétique de la fable chez Khalil Gibran. Raymond LE COZ, Les médecins nestoriens au MoyenÂge.

- L'Apocalypse La cacophonie silencieuse Et la muette orchestration S'étendirent sur les nations Comme une rumeur pernicieuse. Pour combattre les renégats Un éclair nocturne surgit, Un mot sans étymologie, L'alpha perdu dans l'oméga. Dans ces chapitres androgynes Peuplés par la fatalité, Vous lirez la finalité Aux sources de toute origine. L'enfantement de ce récit En ceux qui, des péchés, s'éprennent Portera de stériles graines Sous le verbe des prophéties. Je prêche du faux son contraire. Dans les mots dont j'ai hérités Vous entendrez la vérité. Ouvrez grand votre cœur, mes frères. Je suis Jean, j'ai connu le Christ, Et bien que n'étant pas meilleur Que vous, sa voix venue d'ailleurs A pioché dans l'immense liste Mon nom, car il en fallait un. J'étais poussière et serai lise, Je suis le Jean des sept Eglises Et connais la joie des défunts.

De l'héritage de ces mots Vous trouverez l'astre du Nord Qui vous guidera par la mort Vers l'Eden, au-delà des maux. Que ma révélation aille frapper vos âmes Et que chaque pensée pénètre votre esprit. L'Agneau délivrera l'être le plus infâme Et volera le Mal en celui qui a pris. Mettez-vous à genoux au son de ces paroles Proférées par la voix parfaite du Très-Haut, Ordonnez que les sens brûlant sous votre peau Boivent l'encre sacrée née de ces paraboles. Que le plus petit vice appelle à l'incurie, Détruisez Lucifer dont le poids vous encombre. La plus grande vertu, dans l'Homme, se nourrit De la foi envers Dieu dont le nom n'a pas d'ombre. L'instant va refleurir dans le recueillement. Posez, dès à présent, prières sur vos lèvres. Suppliez de ne pas approcher les ténèbres, Mais supportez les croix de vos endeuillements. Avancez vers Jésus qui est votre seul but, Mais craignez son regard dévorant le mensonge. Tous ceux qui ont loué leur sang à Belzébuth Seront à tout jamais blâmés jusqu'en leurs songes. Car le temps est venu afin que vos épaules Soulèvent le fardeau de vos vies pécheresses, Vous qui avez joui du Démon, la détresse Insinuera vos cœurs que le Seigneur immole.

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Tremblez en écoutant les mots que je prononce, Tremblez en entendant ces verbes dévotieux, Et apprenez les chants de la céleste annonce Dont le souffle éternel est pourtant silencieux. Déjà s'est accompli le réel de la fable. Frémissez quand le ciel, lentement, s'ouvrira, Et lorsque sous vos yeux mécréants périra Le dragon, prénommé également le Diable. Repentez-vous de vos remords, Des haines et des vanités, Et invoquez l'Eternité. L'Enfer n'est autre que la Mort. Chassez les monstres qui vous hantent, Chaque crime sera puni. Entrez dans la vie infinie En tuant le Mal qui vous tente. Voyez l'horizon s'obscurcir. Le combat va être mené Entre Satan, l'ange mort-né, Et Dieu que rien ne peut noircir. Cette guerre n'épargnera Ni les menteurs, ni les voleurs. L'assassin voué au malheur Souffrira tel un scélérat. L'Eden aux jardins envoûtants Accueillera les âmes pures Parfumées par le doux murmure De celui qui créa le Temps.

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Si tous vos péchés vous lavez Dans les larmes du fils de Dieu, Si humbles, vous priez les Cieux, Chacun pourra être sauvé. Dans le Temple de Jésus Christ Un soleil d'or, d'ambre et de cuivre Eclairera le dernier Livre Où les Vivants seront inscrits. Je suis l'Apôtre, je suis Jean, Je vais vous rapporter l'Histoire Qui gravera votre mémoire Au Chant du plus Haut des Régents.

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- Chapitre I Apparition
L'espace avec le temps ressemblaient à un os, Tout était recouvert d'une lumière blanche. Des rayons de douceur caressaient ce dimanche Posant son sacrement sur l'île de Patmos. Je le vis devant moi. Je le vis de mes yeux. Je le vis comme vous dont je perçois la somme. Il donnait l'impression d'être le fils de l'Homme, Mais, plus que tous unis, c'était le fils de Dieu. C'était le premier mort d'entre les premiers nés, C'était le premier né d'entre les derniers morts. Je vais dévoiler ce que l'on ignore encor, Je vais vous enseigner tout ce que je connais. Ses paroles, toujours, résonnent tel un cri. Je les tiens de celui qui affirme le non. Les terres et les mers sont peuplées par son nom Transportant cet écho céleste: Jésus Christ. Il était entouré de sept chandeliers d'or Symbolisant les sept Eglises de l'Asie. Dans sa main droite, sept astres aux cœurs rosis Etaient les séraphins de ces temples du sort. Une ceinture d'or serrait sa longue robe Comme mille soleils pour soutenir ses reins. Ses pieds étaient plus fins que le plus pur airain. Sa translucide aura peignait midi dans l'aube.

Il

Son visage était par la sainteté léché, Sa tête était auréolée de blancs cortèges, Ses cheveux fabuleux étaient couleur de neige, Le purificateur laverait nos péchés. Dans ses yeux rayonnait la chaleur de son âme, Dans l'âtre d'amour il comblait le feu manquant, Son regard recelait la force des volcans, Mais la paix scintillait dans ses iris en flamme. Ici et maintenant, il faut que je répète Le moindre petit son, le moindre petit mot Que j'entendis de sa voix grande comme l'eau, Plus éclatante que le cuivre des trompettes. De sa bouche sortait l'épée à deux tranchants. Sardes, Philadelphie, Laodicée, Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, prenez chaises Pour écouter le dévoilement de son chant.

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