L'architecture de la lumière

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« On dirait un appel. Qu’on ne peut pas ne pas entendre. « La maison de la lumière » existe – c’est le titre même de la première partie de ce beau et poignant recueil –, et « au loin tu [la] devines ». Il te faudra d’abord te rendre jusqu’à elle, voir le jour se lever et sentir bouger autour de toi d’« absentes présences ». Il te faudra t’y attacher, la retenir. Car la lumière ne se donne pas facilement bien que celle du poème, dis-tu, « cache les ténèbres ». Car la lumière porte en elle l’étrangeté « d’un ailleurs / dont tu ne sais rien ». Car, surtout, tu portes en toi une mémoire, ta propre et vaste étrangeté. »
(extrait de la préface de Denise Desautels)
Publié le : lundi 2 juin 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782890188822
Nombre de pages : 110
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Antoni Clapés L’architecture de la lumière
Traduit du catalan et présenté par Denise Desautels
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L’arquitectura de la llum
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é DpÔ à : 2 îéŝé 2014 BîîôhÈqûé é Açhîvéŝ àîôàéŝ û Qûéç BîîôhÈqûé é Açhîvéŝ Cààà ISBN : 978-2-89018-882-2 Tôûŝ ôîŝ ŝévŝ © Éîîôŝ û Nôôï, 2014
DISTRIBUTION AU CANADA Dîéîà 539, ôûévà Lééàû SàîLàûé (Qûéç) H4N 1S2 Tphôé : 514 336-3941
Éîîôŝ û Nôôï 4609, ûé D’Iévîé, ûéàû 202 Môà (Qûéç) H2H 2L9 Tphôé : 514 727-0005 éôôî@éôôî.çô www.éôôî.çô
Ipî àû Qûéç, Cààà
DISTRIBUTION EN EUROPE Lîàîîé û Qûéç (DNM) 30, ûé GàYLûŝŝàç 75005 Pàîŝ Tçôpîéû : 01 43 54 39 15 îqûééç@ôôŝ.f
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À Antoni Clapés, pour la confiance et l’amité
On dirait un appel. Qu’on ne peut pas ne pas entendre.«La maison de la lumière» existe, c’est le titre de la première partie de ce beau et poignant recueil, et «au loin tu [la] devines». Il te faudra d’abord te rendre jusqu’à elle, voir le jour se lever et sentir bouger autour de toi d’«absentes présences». Il te faudra t’y attacher, surtout en retenir la lumière. Car celle-ci ne se donne pas facilement, bien que l’autre, celle du poème, «cache les ténèbres», porte en elle l’étrangeté «d’un ailleurs / dont tu ne sais rien». Car, surtout, tu portes en toi une mémoire, ta propre et vaste étrangeté.
Te rendre jusqu’à la lumière. La rejoindre. T’y fondre. Et que «les mots du silence» s’y dissolvent. Que le poème y advienne. Que le poème soit lumière. Dure et cependant essentielle — tu ne la fuiras pas, au contraire —, celle qui t’apprend à «douter de tout», à «habiter le néant» et à «entrevoir seulement ton vide»; celle qui te fait écrire, comme on résiste, comme on lutte, poser ardemment sur le papier les mots «vide», «rien», «néant»; celle qui te fait continûment marteler, pour en chasser jusqu’à la plus lointaine image incrustée
en toi, «le silence de dieu», «la voix du dieu absent»; celle qui forcément te garde vivant, sans cesse aux aguets, observant «le brin d’herbe», écoutant «le son du papier qui tombe», désirant «saisir» et «comprendre» le sens d’un monde «sans ciel» où «les mille et une lumières de l’univers // ne sont qu’une lumière».
Une fois posée cette «architecture», et avec elle la nécessité affirmée de l’écriture, quoi qu’il advienne, posé aussi cet univers sans dieu, le monde s’ouvre, immense et douloureux, devenu soudain lisible, malgré ce que tu en dis dans «Le lieu du regard», et ce, grâce à la lumière qui irradie de ton écriture tantôt concise, tantôt ample. D’une lisibilité qui n’a rien de primaire, dans laquelle ni la complexité du monde ni notre rapport tumultueux au monde ne sont résolus ; qui exige de nous, lecteur et lectrice, une lucidité et une sensibilité disons… accueillantes. On est entré dans l’air de la solitude, la seconde partie du recueil où alternent, avec audace et rigueur, poèmes en prose et poèmes en vers. Comme s’il s’agissait d’ajuster ta voix, ton souffle au rythme des paysages et des êtres ; de leurs blessures aussi. Or, malgré son titre, on ne t’y retrouve pas seul. L’espace ici (de Cobh à Gorramendi, à Looren, à Rome, à Venise, à Byblos, entre autres) et le temps (de Parménide à aujourd’hui) sont vastes et les accompagnements, nombreux, tant dans les exergues (Maria Zambrano et Edmond Jabès) que dans les dédicaces (Ramón Andrés), que dans les titres («La Tour» et «Caravaggio»), que dans les poèmes eux-mêmes (Giovanni Bellini,
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