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L'eau du Ré va là

De
36 pages

L’eau du Ré va là, récit auto-poétique d’un duo de musiciens épris l’un de l’autre, célèbre l’intime mélodie qu’ils composent ensemble, à l'unisson face à la vie, face à la mort.
Leur amour absolu, distillé dans chaque syllabe, chaque mot, chaque phrase de ce livre, clame au fil des pages qu’il vaut toutes les peines d’être vécu.
À la source du grand bonheur d’aimer,
Le jour où l’un disparaît,
Le jour où tout se tait,
Il demeure.


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Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-11304-5

 

© Edilivre, 2017

Dédicace

 

 

À mon Si Do Rémi

À nos parents

À nos amis précieux

Exergue

 

 

Tous mes remerciements à Catherine Fourgeaud et Chantal Rufflé pour leurs relectures studieuses ainsi qu’à Sophie Bataille pour l’illustration de la couverture de ce livre.

Les poèmes en italiques sont de Rémi Lamarque.

L’eau du Ré va là

 

 

La première fois qu’elle le voit, il joue du piano. Il a une façon bien à lui de bouger, de chanter, de vivre sa musique. Une façon, un tour, une manière qui n’appartiennent à personne d’autre. Le concert vient à peine de commencer, elle ne le quitte plus des yeux. Elle ne le quittera plus jamais des yeux. Ce jour-là, son cœur devient ses yeux.

Ils ont le même âge. Du haut de leur quarantaine, ils font partie de la génération du milieu. Génération qui a connu la vie des villages, cette époque où on allait chercher le lait et les œufs à la ferme, où on faisait des cortèges pour les mariages, où les baptêmes et les communions étaient des prétextes à de grandes fêtes avec les tontons qui chantaient, et à des cadeaux importants tels que la gourmette, la médaille, le vélo ou la montre.

Nourris de rencontres militantes, ils sont devenus lui éducateur, elle instit. N’ayant pas d’enfant, ils s’occupent de ceux des autres.

Tous les deux ont traversé les années entre beau temps, tempêtes et naufrages ; lui en a connu plus qu’elle, fragile homme fort qui a serré les dents au point de les briser. Maintenant l’un et l’autre évoluent dans l’ère de l’an deux mille parfois désuets, mais toujours attentifs.

Elle ne le quittera plus jamais des yeux, et il ne faut pas longtemps pour qu’il accroche son regard au sien. Enfin, ils se rencontrent, se reconnaissent. Ils n’ont plus vingt ans et possèdent un lourd bagage à la place du sac à dos. Mais ce soir-là, explose la joie de réaliser enfin le rêve d’amour originel qu’ils portent en eux, l’amour intact, préservé, espéré depuis leur naissance.

Aux premiers temps, ils jouent de la musique ensemble. Leurs notes se fondent, font leur fortune. Leurs cœurs abondent de couleurs opportunes.

Un jour, ils s’embrassent, et se disent oui à tout !

Les semaines suivantes ne sont plus les mêmes, ponctuées par leur amour et leurs poèmes.

Fichtre ! Ce lundi !

Rugby sous la pluie

La classe transie

Tel le printemps se replie…

Chaleur absente.

Chaleur présente

Dans les baisers

Qui te sont destinés…

Baisers caresse

Baisers tendresse

Sur tes lèvres aimées

Viendront s’attarder.

Certains téméraires

Iront solitaires

Au creux de tes oreilles

Déposer le feu du soleil.

D’autres jeunes fous

Glisseront dans ton cou

Où logent les secrets

De l’ivresse vraie.

Les plus sauvages

Partiront en voyage

Sur ton beau rivage

Délivrer des messages.

Se sentir Femme

Dans ton cœur d’homme

Qui ramène à la vie

Le désir endormi.

Do Rémi,

Te retrouver bientôt…

Fichtre ! Ce mardi !

Mon beau Rémi

M’offrit un parapluie

De poésie

Qui me mit à l’abri

Des intempéries.

La grisaille ambiante

Me...