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L'Envers du Soleil

De
72 pages
Le lyrisme de J.-B. Tati-Loutard ne fait que s'élargir d'un recueil à l'autre. Après les " Poèmes de la mer " (Editions Clé) et " Les racines congolaises " (P.J. Oswald), voici " L'envers du soleil ". Ce recueil poursuit une veine partiellement mise à nu dans " Les racines congolaises ". L'auteur s'en va à la découverte de ceux qui, pour des raisons diverses, préfèrent tourner le dos au soleil. Il ramène ainsi du fond de la nuit de nombreux déclassés sociaux dont il reconstitue le poids de souffrances. Mais tout n'est pas pessimiste dans cet univers lyrique où le soleil a laissé quelques sémillantes taches à l'adresse de l'espoir et de l'amour. J.-B. Tati-Loutard est né en 1939 à Ngoyo (Congo-Brazzaville). Il a fait ses études primaires à Pointe-Noire, ses études secondaires à Brazzaville et des études supérieures de lettres à la Faculté des Lettres de Bordeaux. Il est titulaire d'une licence de lettres et d'une licence d'italien. Il a obtenu un doctorat de lettres avec une thèse sur " La littérature africaine d'expression française " qui va paraître chez Flammarion. Il prépare un nouveau recueil de poèmes qui s'intitulera " Les normes du temps ".
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J. B. TATI-LOUTARD

L/ENVERS DU SOLEIL
POt!MES

L'Harmattan (Fonds Oswald) 18, rue des Quatre-Vents 75006 Paris

ILLUSTRATIONS

DB GUy-L~ON

FYLLA

@ L'Harmattan (Fonds Oswald), 1978 ISBN 2-85802-076-0

POÈME LIMINAIRE

L'ENVERS DU SOLEIL (Des chômeurs dans la nuit)

A présent plus de soleil fertile Où Midi cultivait des rayons Pour l'enchantement du retour. C'est une nuit opaque comme un brouet noir Dans la grande écuelle du Ciel; C'est une nuit qui traverse la terre Sans son monocle lunaire Et se brise aux rares lampes du chemin En fragments jaunâtres dont les noctuelles Font leur miel et leur feu de joie. Passe la longue caravane des arbres, Vers quel autre cirque du lendemain? Ceux qui la suivent titubent de fatigue, Et leurs noms manquent au registre du travail! Ils ont planté sans répit leurs jambes Dans la clarté du jour Et n'ont récolté que le bruit de leurs pas. Maintenant ils préfèrent suivre les arbres Dans la fosse commune de la nuit. Que son ombre leur soit légère!

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LA VIE DES EAUX

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