L'Errance poétique

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Avec ce quatrième recueil sous-titré Poèmes d’un humain du XXIe siècle, Georges Bleuhay nous offre une palette de sentiments variés sur la société actuelle. Mais n’est-ce pas le propre du poète d’être le témoin de son temps et de clamer ses angoisses et ses peurs, ses amours et ses haines ? Il aime conduire la pensée de ses lecteurs sur des chemins de traverse et c’est une aquarelliste de talent, Myriam van Eyll, touchée par son écriture simple qui lui a fait l’amitié d’illustrer la couverture de l’ouvrage. C’est l’errance de l’esprit dans un monde subliminal où les rencontres se font au hasard du cheminement de l’auteur.


Publié le : vendredi 18 mars 2016
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EAN13 : 9782334088732
Nombre de pages : 112
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-08871-8

 

© Edilivre, 2016

Dédicace

 

 

À Myriam van Eyll, amie qui m’a offert l’illustration de la couverture de ce recueil

À mes lectrices et lecteurs qui me font l’immense plaisir d’apprécier mes vers

À Madame Laura Iker, bourgmestre d’Esneux

Et Monsieur Léon Martin, son échevin de la culture pour leurs encouragements

Citation

 

 

« Heureux, qui dans ses vers, fait, d’une voix légère, Passer du grave au doux, du plaisant au sévère ! »

Nicolas Boileau

« La poésie est une insurrection contre la société. »

Aimé Césaire

« La poésie est l’ultime convulsion du soi qui se délivre. Robert Sabatier

Le désespoir

Un jour il vous tombe dessus

Sans savoir vraiment pourquoi

Brutalement il est venu

Peser sur vous de tout son poids

Brusquement le ciel s’assombrit

Et le soleil perd son éclat

Pour vous tout devient morne et gris

Vous vous sentez soudain très las

Vous n’avez plus envie de rien

Toute chose a perdu son goût

Aucun plaisir ne vous retient

Il ne vous reste que le dégoût

Dégoût de votre identité

Voir le reflet dans le miroir

De votre visage au lever

Vous plonge dans le désespoir

Vous n’avez plus aucun désir

De vivre une journée de trop

Car pour vous le seul avenir

Se trouve dans le grand repos

Le sommeil qui doit apaiser

Votre nausée d’être vivant

Et la souffrance d’exister

En vous noyant dans le néant

Et le soir à votre coucher

Vos yeux se ferment dans l’espoir

De ne jamais vous réveiller

Votre âme plongeant dans le noi

L’héritage

Je suis un enfant de France

Dont le parler est le plus beau

Et je clame haut ma chance

D’avoir reçu ce beau cadeau

Le français est magnifique

Dans ses multiples variations

Que ses terroirs magiques

Adaptent selon les régions

C’est une langue vivante

Toute empreinte de traditions

La tendresse y est présente

Je la sens pleine d’émotions

La mélodie de ses mots

M’a bercé dès mon enfance

Écolier j’aimai aussitôt

Des poètes la romance

Adolescent dans la forêt

Je déclamais avec ardeur

Ronsard et Alfred de Musset

Devenu leur adorateur

Plus tard je rencontrai Rimbaud

Paul Verlaine Gérard de Nerval

Leurs mots étaient tellement beaux

Que les aimer était normal

Le français se perd doucement

Au profit d’un affreux sabir

Comme il faut vivre avec son temps

Il deviendra un souvenir

Aliéner cet héritage

En toute honte le laisser

Se fondre en un métissage

Lui ôtant toute sa beauté

C’est renier tout son passé

C’est mettre bas la culture

Renier ses maîtres à penser

Une triste forfaitur

Si j’étais Dieu

Si demain j’étais le Bon Dieu

Celui que l’on prie à genoux

J’ordonnerais du haut des cieux

Qu’enfin la paix règne partout

Je ne pourrais plus supporter

Que continuent ces carnages

Le triomphe de la cruauté

Comme un unique message

Ma foi si j’étais le diable

Je ne serais que trop heureux

De voir les hommes capables

De massacrer les malheureux

Et je me chaufferais le cœur

À la flamme de leurs brasiers

Je me nourrirais de leurs peurs

Ils ne me feraient pas pitié

Si je devenais un ange

Je maudirais mon créateur

D’avoir fait ce monde étrange

Né dans le bruit et la fureur

Si j’étais démon par hasard

Nul besoin de mes tentations

Où que se porte mon regard

Ils s’exterminent avec passion

Mais je ne suis qu’un pauvre humain

Triste témoin de ces horreurs

Et l’angoisse du lendemain

Inonde mon âme et mon cœur

Et je ne puis croire en un dieu

Dont je ne vois pas la bonté

Quant au diable l’homme fait mieux

Il n’a pas besoin d’exister

La solution pour m’échapper

De ce royaume d’Absurdie

C’est de commencer à rêver

De plonger dans la poésie

Peut-être entendrez-vous ces cris

Ceux d’un homme désespéré

Qui vous met en garde et vous dit

Que vous manquez d’humanit

L’aide d’un ami

Lorsque tu es venu vers moi

Tu avais l’air embarrassé

Tu n’avais pas le regard droit

Comme tu l’avais dans le passé

Puis tu m’as serré dans tes bras

En une étreinte amicale

Moi qui avais le cœur si las

Devant cette pierre tombale

J’ai cru que tu allais parler

Comme tout ce petit monde

Dire ne te laisse pas aller

Je sais ta peine est profonde

Les mots de condoléances

Sont difficiles à recevoir

Ils vous mettent en souffrance

Vous plongent dans le désespoir

Les paroles de réconfort

Tombaient dans ma solitude

Et j’étais seul devant mon sort

Malgré leur sollicitude

Mais toi mon ami tu t’es tu

Et j’ai senti monter en toi

Comme un murmure retenu

Tu avais aussi mal que moi

J’ai éprouvé la vraie chaleur

De ce qu’était notre amitié

Je ne pus retenir mes pleurs

Dans cet instant d’éternité

Et la compassion d’un...

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