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L'étreinte des rimes

De
90 pages
Une poésie de la vie en couleurs, entre vie qui se donne des ailes pour aller loin, toujours plus loin, la vie du langage non quantifiable : La vie est un mot / Le mot peut devenir une harpe pour l'âme / Chaque mot peut être une lune / La vie est : / Le langage que l'horloge ne compte pas.
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L’ÉTREINTE DES RIMES
RIME ABBRACCIATE
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Du même auteur / Dello stesso autore Cheikh Tidiane GayeIl giuramento(Liberodiscrivere Editore Genova, 2001)Mery, principessa albina(Edizioni dell’arco Milano, 2005)Il canto del djali(Edizioni dell’arco Milano, 2007) Ode nascente – Ode naissante(Edizioni dell’arco Milano, 2009) Curve alfabetiche(Editrice Montedit Melegnano, 2011)Maria Gabriella Romani Kouacou Caleidoscopio africano(Edizioni L’Autore Libri Firenze, 1996)Itinerari tra la terra e il cielo »(Edizioni Sabinae, 2008)
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55910-3 EAN : 9782296559103
Cheikh Tidiane Gaye Maria Gabriella Romani Kouacou L’ÉTREINTE DES RIMESRIMEABBRACCIATE
Préface de / Prefazione di Tanella Boni Introduction de / Introduzione di Silvia Riva
PREFAZIONE DI TANELLA BONI Dipingere il cuore della parola
E’ un libro di poesia in due parti, scritto a quattro mani che scolpiscono le parole da una lingua all’altra, nell’intervallo tra l’italiano e il francese. Questa esperienza di traduzione la dice lunga sul multilinguismo che caratterizza ciascuno dei due autori. Una donna, un uomo. Ognuno parla nella sua lingua, in quella dell’altro, ma anche in tutte le lingue che si celano dietro lo spessore delle parole, tra gli interstizi dei versi, attraverso il ritmo che viaggia di luogo in luogo, fino al “cuore della parola”. E’ una parola che mormora di parte in parte, tra due voci. Tradurre la poesia? Qui, si tratta piuttosto di un’esperienza nel corso della quale si dispiega in tutta libertà l’immaginario delle lingue e delle culture. Cos’hanno queste da raccontarci? Cosa possono ben dissimulare alla nostra perspicacia? Ci si chiede come si accordino queste parole che attingono ai colori delle stagioni mentre disegnano e dipingono luoghi così diversi. Le voci vanno a cercare lontano, in fondo alla storia, al passato ma anche vicino a noi, nel presente, sul ciglio delle circostanze, vicino alle situazioni che percorrono le strade del mondo. Così si traducono e si tradiscono culture multiple che si parlano in modo imperfetto da una pagina all’altra, si danno il cambio per formare quella parola dal lungo respiro che non è mai la stessa, benché sempre uguale a se stessa con i suoi mormorii e le sue chiare sonorità, i suoi versi frammentati o le sue strofe regolari.
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PREFACE DE TANELLA BONI «Peindre le cœur de la parole»
C’est un livre de poésie en deux parties, écrit à quatre mains qui sculptent les mots d’une langue à l’autre, dans l’intervalle entre l’italien et le français. Cette expérience de traduction en dit long sur le multilinguisme qui caractérise chacun des auteurs. Une femme, un homme. Chacun parle dans sa langue, dans celle de l’autre, mais aussi dans toutes les langues qui se cachent sous l’épaisseur des mots, entre les interstices des vers, à travers le rythme qui voyage de lieu en lieu, jusqu’au « cœur de la parole ». C’est une parole qui murmure de part en part, entre deux voix. Traduire de la poésie ? Ici, il s’agit plutôt d’une expérience au cours de laquelle se déploie en toute liberté l’imaginaire des langues et des cultures. Qu’est-ce qu’elles ont à nous raconter ? Qu’est-ce qu’elles peuvent bien dissimuler à notre perspicacité ? On se demande comment s’accordent ces mots qui empruntent les couleurs des saisons tout en dessinant et peignant des lieux si divers. Les voix vont chercher loin, au fond de l’histoire, du passé mais aussi tout près de nous, au présent, au bord des circonstances, près des situations qui parcourent les rues du monde. Ainsi se traduisent et se trahissent des cultures multiples qui se parlent imparfaitement d’une page à l’autre, se relaient afin de former cette parole au long souffle qui n’est jamais la même, même si elle est toujours égale à elle-même avec ses murmures et ses claires sonorités, ses vers fragmentés ou ses strophes régulières.
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Ma non inganniamoci. Pur se si tratta di una canzone quanto mai dolce “che non grida”, siamo invitati a udire la parola poetica dall’interno, “nella fede dei pellegrini”, nel silenzio del cuore. Si potrebbe affermare che essa non viene d’altrove, che non è diffusa dall’ordine mediatico che governa il mondo. L’ordine del rumore che, come l’odio, irrompe a raffiche e distrugge ogni vita intorno. Il linguaggio poetico si vuole canto d’amore e d’intesa, malgrado le sue note false, i suoi misteri, le sue intraducibilità. Ci accompagna, ovunque poggiamo il passo. Risuona in noi come il “grido della speranza”. Una poesia della vita a colori, questa vita che si dà ali per andar lontano, sempre più lontano, la vita del linguaggio non quantificabile: “La vita è una parola la parola può diventare un’arpa per l’anima ogni parola può essere una luna la vita è: il linguaggio che l’orologio non conteggia.”. Eppure, è nella vicinanza che il linguaggio poetico si dà ali per condurci verso lo spazio siderale tra luna e stelle, ma anche nel tempo, il nostro tempo vissuto al limitare dei sensi. Esso si vuole elogio della musicalità e della relazione familiare e fraterna. Toccare, sentire, respirare, guardare, ascoltare, sognare: è ciò che fa vibrare il cuore della parola che ci fa vivere. Così il linguaggio poetico attraversa, riduce in frantumi le particolarità linguistiche simili a frontiere. Non è la sua trasparenza che gli attribuisce una tale forza, ma la sua strana familiarità, il fatto che parla di ciò’ che ci riguarda e ci tocca.
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Mais ne nous y trompons pas. Même s’il s’agit d’une chanson bien douce « qui ne crie pas », nous sommes conviés à entendre la parole poétique de l’intérieur, « dans la foi des pèlerins », dans le silence du cœur. On pourrait se dire qu’elle ne vient pas d’ailleurs, qu’elle n’est pas diffusée par l’ordre médiatique qui gouverne le monde. L’ordre du bruit qui, comme la haine, déferle en rafales et détruit toute vie alentour. Le langage poétique se veut chant d’amour et de l’entente, malgré ses fausses notes, ses mystères, ses intraduisibles. Il nous accompagne, partout où nous posons le pas. Il résonne en nous comme le « cri de l’espérance ». Une poésie de la vie en couleurs, cette vie qui se donne des ailes pour aller loin, toujours plus loin, la vie du langage non quantifiable : « La vie est un mot Le mot peut devenir une harpe pour l’âme Chaque mot peut être une lune La vie est : Le langage que l’horloge ne compte pas. » Pourtant, c’est dans la proximité que le langage poétique se donne des ailes pour nous conduire vers l’espace sidéral entre lune et étoiles, mais aussi dans le temps, notre temps vécu à l’aune de nos sens. Il se veut éloge de la musicalité et de la relation familiale et fraternelle. Toucher, sentir, respirer, regarder, écouter, rêver : c’est cela qui fait vibrer le cœur de la parole qui nous fait vivre. Ainsi, le langage poétique traverse, fait voler en éclats les particularités linguistiques semblables à des frontières. Ce n’est pas sa transparence qui lui donne cette force, mais son étrange familiarité, le fait qu’il parle de ce qui nous regarde et nous touche.
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