La Cité des Anges

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Ce recueil d'une cinquantaine de poèmes de Maddy M. Nishijima nous invite à un voyage au cœur des souffrances que l'on peut rencontrer tout au long de notre existence : Amours brisés, douleurs engendrées par la vie, perte d'un être cher. Se glissent en filigrane, des lueurs d'espoir, de la douceur et de la joie. À lire sans modération.

Extrait du recueil :

J'avais

J'avais des choses à dire

Des mots à simplement écrire,

Mais dans ma gorge, coincés

Ils sont à jamais restés.

J'avais une vie à partager

Des moments à retrouver

Mais dans mon labyrinthe

Ils se sont perdus à jamais.

Je voulais dire "Je t'aime"

Ma volonté est restée en peine,

Et ma voix fut vaine.

J'avais des choses à dire

Des mots à simplement écrire

Mais dans ma gorge, coincés

Ils sont restés à jamais.


Publié le : samedi 11 juin 2016
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EAN13 : 9782372223331
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MADDY M. NISHIJIMA

 

 

La Cité des Anges 

 

 

Poèmes

 

© Maddy M. Nishijima

Bookless-editions

Tous droits réservés

Juin 2016

 

 

 

 

Couverture : Isabelle White

Photos : Maddy M. Nishijima

SOMMAIRE

 

1  – Mon Ange

2  – Les matins de glace

3  – À la croisée des chemins 

4  – Perdue entre deux mondes

5  – Mourir d'aimer

6  – J'avais

7  – Douce errance

8  – Adésias

9  – Étrange passion

10 – Mon fils

11 – Tes mains

12 – Rendez-vous

13 – Ombre

14 – Jeu de mots

15 – Fuite

16 – Nous

17 – Petite perle

18 – Depuis

19 – Plage

20 – Un autre univers

21 – Océan

22 – Écrire

23 – Dans les étoiles

24 – Ainsi va la vie

25 – Je t'aime

26 – Rêve fugace

27 – Souvenir de Juillet

28 – Neige

29 – Mer d'âmes

30 – Sur un trait de lumière

31 – J'ai traversé les guerres

32 – La nuit glisse sur moi

33 – Langueurs du soir

34 – Sens

35 – Pluie

36 – Ombres du passé

37 – Pour toi

38 – Quand

39 – Rêve

40 – Fais-moi l'amour

41 – Dans

42 – Vibrations

43 – Émeraudes

44 – Mon rêve

45 – J'ai la tête pleine

46 – Flocons

47 – La Cité des Anges

Mon Ange,

 

 

Et si j'osais te dire je t'aime ? Que ferais-tu ? T'apprivoiser fut long et pénible… Tu rôdes comme un jeune loup, solitaire, tu erres, ermite et moi je suis là le cœur ouvert et l'âme tendue vers tes peurs sans limites…

 

Mais je n'oserai pas, j'aurai trop peur de te perdre et je ne puis admettre d'être l'actrice de mon trépas.

Alors tu sais quoi mon Ange ? Non. Tu n'es pas encore prêt à entrer dans ma réalité.

 

Je vais te laisser grandir et mûrir, te laisser faire les pas qui te séparent du réel…doucement… à ton rythme.

Car sans te brusquer, je vais te laisser venir à moi.

 

Je vais m'effacer de ton espace pour te donner l'envie d'emplir le mien.

Je vais quitter ta vie pour que te tenaille le désir d'investir la mienne.

Je vais passer mon chemin, sans te regarder, pour que tes yeux cherchent les miens.

Je ne vais plus t'envoyer mes pensées pour que les tiennes soient en peine de moi.

Je vais faire mon deuil de toi pour te donner l'envie de m'insuffler la vie.

Je vais laisser ce vide dans ton cœur pour que tu prennes peur de ne plus entendre le mien battre au rythme de mes « je t'aime ».

Les matins de glace

 

 

Une brume douce recouvre ton linceul de givre,

Et mes larmes rebondissent sur ces matins de glace…

Dans la froideur de novembre, les oiseaux se sont tus

Ils ont accompagné ton âme dans un grand silence de douleur cachée.

 

Je parcours les bois à la recherche de celle-ci,

Car elle s'est enfuie devant la Grande Dame

Et vague en souffrance parmi les plus beaux chênes de France…

Dans ces matins de glace, où rien ne dépasse…

 

Pas un bruit, pas un mouvement, la forêt m'épie

Je sais que tu es là, tapi, derrière une branche de givre

Entouré de brume fluide, à rire de ce qui est mon souci…

Dans ces matins de glace, où glacée complètement je suis…

 

Quand la brume de novembre recouvre mes écorchures,

Je sens le parfum de ta peau, la douceur de ta bouche…

Ton regard sur ma souffrance d'être femme,

Sur ma douleur de ne pas être dans ces matins de glace…

 

Celle qui te tient la main, pour franchir le lac des Anges

Celle dont le souvenir de toi est si profond

Que ses larmes en ont creusé des sillons sur la surface de son cœur

Perdue dans cette forêt de brume, par un de ces matins de glace…

 

Où jamais rien ne dépasse, trépasse, repasse…

Je suis la gardienne de ton souvenir, de ton amour, de ta vie

Je suis cette petite fille qui court dans les bois

Par un matin froid de novembre, alors que ton sang se glace…

À la croisée des chemins

 

 

À la croisée des chemins, sur la route de nos ancêtres

J’ai vu un visage, un regard, qui fuyait de tout son être.

Marchant lentement...

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