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La femme surréaliste :

De
132 pages
Par son double statut de muse et de créatrice, la femme surréaliste occupe une place essentielle dans la représentation artistique surréaliste en assurant la résolution de l'opposition du sujet à l'objet. Les deux mécanismes linguistiques que sont la métaphore et la métonymie deviennent alors responsables d'une grande particularité du langage surréaliste: exprimer autre chose que ce qu'il dit à la lettre. L'évocation féminine permet aux artistes des deux sexes de se dire et, d'une manière générale, de dire le monde.
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La femme surréaliste : de la métaphore à la métonymie
Espaces Littéraires
Calisto
L
SINB78-2 : 9-006-343
 
 
     La femme surréaliste : de la métaphore à la métonymie
       
Espaces Littéraires Collection fondée par Maguy Albet   Dernières parutions
 Claude FRIOUX, Le Chantier russe. Littérature, société et politique. Tome 4 : Ecrits 1980-2012 , 2013. Mugura ş CONSTANTINESCU, Pour une lecture critique des traductions. Réflexions et pratiques , 2013. Lidia COTEA, À la lisière de labsence.  LImaginaire du corps chez Jean-Philippe Toussaint, Marie Redonnet et Éric Chevillard, 2013 .  André LUCRECE, Aimé Césaire. Liturgie et poésie charnelle , 2013. Jacques PEZEU-MASSABUAU, Jules Verne. Les voix et les voies de laventure, 2013 . Jacques PEZEU-MASSABUAU, Jules Verne. Un art dhabiter la Terre, 2013 . David BANKS, Le texte épistolaire du XVII e siècle à nos jours.  Aspects linguistique, 2013.  Matthieu GOSZTOLA, Alfred Jarry à La Revue blanche . Lintense originalité d'une critique littéraire, 2013. Virginie GIRAULT, Femmes et nation dans la littérature contemporaine , 2012. Guy SABATIER, Le théâtre de Robert Pouderou. Le rêve dune société plus équitable (1971-2011). Questions à la Cité. Questions à lHistoire , 2012. Paula DUMONT, Les convictions de Colette, Histoire, politique, guerre, condition des femmes, 2012. Sylvie CAMET, Nourredine SABRI (sous la dir. de), Les Nouvelles Ecritures du Moi dans les Littératures française et francophone , 2012. Samuel LAIR (sous la dir. de), Fortunes littéraires de Tristan Corbière , 2012.  Claude HERZFELD, Gérard de Nerval. Lépanchement du rêve , 2012. NTONFO (dir.), Aimé Césaire et le monde noir , 2012.
Calisto     La femme surréaliste : de la métaphore à la métonymie
  
 
                   
 
                                
   
© LHarmattan, 2013 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@ wanadoo.fr harmattan1@ wanadoo.fr  ISBN : 978-2-343-00642-0 EAN : 9978-2-343006420
Note au lecteur  
        Toutes les illustrations (peintures, photographies) évoquées au cours de cet essai sont disponibles en consultation sur le site de lauteur : http://calisto.over-blog.org, rubrique La femme surréaliste : de la métaphore à la métonymie .  
 
 
Dune justesse insolite, le photomontage de la toile de Magritte Je ne vois pas la femme cachée dans la  forêt 1 , créé à loccasion du premier numéro de la Révolution surréaliste , peut senvisager comme la plus idoine et la plus révélatrice des images symbolisant la position de la femme surréaliste dans lhistoire du mouvement et plus généralement, dans celle de lart moderne. Cette femme sur laquelle lhomme porte un regard aveugle, ne peut quévoluer hors de son champ visuel. Souvent mal connues, voire sous-estimées, les femmes inscrites en marge du mouvement masculin le demeurent bien souvent au fil de lhistoire. Si Breton, Soupault, Péret, Aragon, Eluard, Ernst, Dali, etc. sont autant de noms bien connus de la critique et des manuels, quen est-il de Claude Cahun, Lee Miller, Bona de Mandiargues, Meret Oppenheim, Gisèle Prassinos, Unica Zürn ? A linstar de la femme de Magritte, ces femmes nont que peu de visibilité ; une nébuleuse, accessible aux seuls initiés, les enveloppe de son nuage opaque. Le portrait est incomplet comme peut lêtre lhistoire littéraire et artistique féminine de cette époque. De la Femme 100 Têtes de Max Ernst à la femme sans tête , il ny a quun pas Pourtant, il serait erroné de croire en la caducité de la responsabilité de la femme au sein du mouvement surréaliste. Souvent dans lombre des créateurs masculins, les femmes côtoyant le groupe font de leur retrait une expérience jusque-là rarissime dans lhistoire de lart : lexpérience du double regard. La muse, la femme « modèle », source dinspiration de laède, du trouvère puis du poète de la Renaissance conserve à travers le surréalisme sa fonction dinspiratrice, tout en senrichissant dune énergie créatrice. La double orientation de la femme semble en effet se manifester et saffirmer dans une dynamique de laction, parallèlement au rôle représentatif assigné jusqualors. Représentation et création se fondent au cur de lactivité féminine de la première moitié du XX e  siècle, dans un état de mitoyenneté paradoxale, mettant en présence lobjet et le sujet, lactif et le passif. Les femmes annoncent leur présence et leur conscience dêtre à la fois celles qui regardent et celles qui sont regardées. Parler du regard de la femme cest à la fois parler sur ses yeux  et aussi à partir de ses  yeux . Cette nouvelle caractéristique de la femme qui se donne au regard dautrui tout en affûtant son propre regard propose une                                                  1  La Révolution surréaliste , n° 12, Jean-Michel Place, 1929, p. 73.
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