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La légende de l'errance

De
93 pages
Voici ce qu'on pourrait appeler un hommage à la Mère, une oraison funèbre d'un fils à "une femme humble qui travaillait la terre saison après saison" et qui s'est éteinte, cernée par le pire des maux : la solitude... L'auteur, qui ne s'est pas rendu aux funérailles, a surmonté l'épreuve pour nous retracer dans ce récit-poème saisissant toute la légende de cette mort, depuis ses présages jusqu'à ce vendredi fatal où "le ciel a pleuré à grosses larmes". J'irai planter l'arbre de ma douleur sur les terres humides du silence près de sa tombe J'habiterai les buissons de lantanas Je tournerai le dos au soleil au jour pour n'entendre que le timbre de sa voix au milieu de la nuit…
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LA LÉGENDE DE L'ERRANCE

(Ç)L'Harmattan

1995

ISBN: 2-7384-3559-9

Alau1 MABANCKOU

La légende

de l'errance

Éditions L'Harmattan 5-7, ru_e de l'École Polytechnique 75006 Paris

Du même auteur

Au jour le jour, poèmes, éd. Maison Rhodanienne de Poésie, 1993.

L'usure

des lendel11.ains, poèmes, préface de Juliette Decreus, 1995 (Diffusion I 'Harmattan) de la Société des Poètes Français.

Éditions Nouvelles du Sud, Prix JEAN-CHRISTOPHE

Le 17 n1ars 1995, darls U11e masure en terre cuite d'u11 village perdu dans la forêt tropicale congolaise, une jemn1e de cinquante ans, humble, travaillant la terre saison après saison, s'est éteinte en silence, laissa11t aux vents noctur11es le testament de sa voix dont ['écho n1e hante aujourd'hui... Cette jen1n1e, c'était ma mère...

Préface

Poètne-Lil1linaire à La légende de l'errance d'Alain MABANCKOU
Par Pius NGANDU Nkashama

Les mots. Ils se voulaient le cri de l'espérance, le cri de la douleur. Ils conjuraient les secousses qui remuaient le corps, qui faisaient frissonner les doigts, qui s'irradiaient dans les veines. Jusqu'au plus profond de la moelle, dans l'être intime. Ils cherchaient à contenir des larmes, à circonvenir la révolte, à précéder la désespérance, afin de l'anéantir, de la bâillonner, de museler le coeur qui souffre. Alors, il fallait hurler sur les arbres, sur les collines des terres lointaines, sur la lune rachitique. toujours revenaient par saccades les convulsions nuit de démence, de la mémoire. car la douleur Mais d'une

avait ébranlé les racines

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