La Nonne et le téléphone

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Chacun est dans son cube. Ils rêvent. Entre eux, pour eux, le téléphone :
- N : Aide-moi, je me moie.
- T : Hier ? Ton idée bleue ?
- N : J'étais dans la mer bleue. Elle m'attirait…
Avec X, celui qui commente, qui voudrait être boussole.
Chacun en sa parole, sa vie, comme un jardin en friche, comme le parfum de la glace d'antan et qui ne fondrait pas…
Une pièce vif-argent qui rend sensibles, tactiles, tels les fils de l'existence, les mécanismes même de l'aveu. Ta parole avec la mie,,e et c'est la vérité, c'est "presque" la vérité.
C'est la comédie, c'est la tragédie du "presque". Disparaître alors avec sa voix pour que ne flottent plus que les mots d'amour : Alleluia.
Publié le : lundi 1 mai 2000
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EAN13 : 9782296323377
Nombre de pages : 94
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La Nonne et le Téléphone
Théâtre

Collection Théâtre des Cinq Continents dirigée par Gérard da Silva

1- Aouad Basbous Thérèse, H20. 2- Aouad Basbous Thérèse, Seuls comme l'eau. 3- Aouad Basbous Thérèse, La coïncidence. 4- Driss Ilias, Absences. 5- Aba Noureddine, Une si grande espérance. 6- Reza Ghassemi, Portrait. 7-Reza Ghassemi, À vous de jouer, Mercutio ! 8- Couao-Zotti Florent, Ce soleil où j'ai toujours soif. 9- Kazem Shahryari, Aller/Retour. 10- Jocelyne Sauvard, Matèré. 11- Philippe Caspar, Peer Gynt. 12- Daniel Boukrnan, Délivrans ! 13- Michel Ecoffard, L'écrabouilleuse ou la révolte des gueux" 14- Caya Makhele, Lafable du cloître des cimetières suivi de Picpus ou la danse aux amulettes 15- Kazem Shahryari, Sous la voie lactée

@ Éditions L'Harmattan, ISBN: 2-7384-4495-4

1996

Thérèse AOUAD BASBOUS

La Nonne et le Téléphone
Théâtre

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris - FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

Du même auteur: Poésie Clair-Obscur, Ed. du Temps parallèle, Paris, 1983. Bouyout AI-Ankabout, en arabe, (Les Toiles d'Araignée), Beyrouth, 1967. Ana Wal Hajar, en arabe, (Moi et la Pierre), Beyrouth, 1993. Théâtre Al-Bakra, en arabe, (La Bobine) Beyrouth, 1973. Pièce

créée et jouée en 1973à Beyrouth.
Seuls comme l'eau, Ed. L'Harmattan, Paris, 1994. H20, Ed. L'Harmattan, Paris, 1994. La coincidence, Ed. L'Harmattan, Paris, 1994. Récit AI-Katiba, en arabe, (L'Écrivain), Beyrouth, 1993. Monographie Co-auteur: Anachar BASBOUS Michel BASBOUS. Sculpture. En français, arabe et anglais, publications de l'Université Libanaise, Beyrouth, 1986. Roman Mon roman, Ed. L'Harmattan, Paris, 1995.

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Les Personnages
1 - La Nonne

=N

Une jeune fille belle et fine.

2 - Mr. Téléphone

=T

Un bel homme. Age Mûr. Belle allure. Belle stature Grandes Mains. Très belle voix d'homme. Bien articulée.

3 - L'autre

=Voix - Off =X

Illustration

originale

d'Anachar

Basbous

LES INDICATIONS SCÉNIQUES

La scène est partagée en 3 parties, dans le sens de la longueur: 1 - Une cellule cubique. En toile blanc cassé. Bien tendue sur armature en métal - Porte - Rideau - Ciel Moustiquaire. Un lit très sobre. Tout blanc tendu. Une table en bois massif et une chaise - (Chaise Van Gogh) - sur la table un livre. Un appareil téléphonique rouge. Un vase Amphore avec une seule rose rouge. Le parterre est en nattes de paille et peaux de mouton de laine blanche. 2 - A l'autre extrême - du côté opposé - Un bureau cubique. Métallique. Comme une vraie boîte. Un grand nombre d'appareils téléphoniques s'y empilent. S'y accrochent. S'y étalent. Couleurs. Formes variées. Epoques variées. L'intérieur de cette Cellule-Cube-Bureau est uniquement constitué d'appareils téléphoniques. 3 - Au centre. Le tiers médian. Un homme vieux. Cheveux longs. Blancs. Très mince. Drapé de toile blanche est assis par terre. Les jambes croisées à l'orientale. Devant lui un livre ENORME-OUVERT est placé sur un appui en bois très grand. Derrière lui - à sa droite - une grande cloche en cuivre, comme celle de l'Eglise, est suspendue au mur. Attachée à une corde qui pend près de lui. Le devant de la scène est une plate-forme fleurie. Un arrosoir y est déposé. Un banc en pierre vis-à-vis de chaque partie de la scène: devant la cellule, le bureau, et la voix -off.
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Lever du Rideau - La plate-forme seule est éclairée. Vide. La scène est vide. On entend dans le lointain un son de cloche d'église. Les trois personnages sortellt des coulisses et prennent place chacun sur un banc. T en face du Bllreau - N en face de la cellule. Voix-off - X en face de sa natte - au milieu. Ils ne se regardent pas. Ils ne se voient pas. La tête dans la main - Chacun plonge en soi - Dans son monde - et scrute la salle. On entend la sonnerie d'un téléphone. T se précipite vers le bureau décroche:
Il est habillé d'un costume foncé - très moderne.

T: X:

Allô! Allô! (Se drape complètement de son étoffe blanche, se précipite vers son poste - par terre - près de la cloche. S'assied. Regarde la cellule et dit d'un ton entendu) : Elle n'ose pas. Elle n'ose pas ouvrir la bouche. Elle a peur. Peur de sa voix. Entendre sa voix! Ah !

T: N:

Allô! Allô! Oui! Oui! (Relève la tête. Prête l'oreille. Se précipite vers sa cellule. Saisit le téléphone rouge et demeure
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