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La Nuit Soufie des Roses du Sud

De
144 pages

Véritable philanthrope, Belgance Raffin a cotoyé de près Terpsichore pour livrer ces vers touchants de beauté, de sensibilité et de contemplation.


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Belgance Raffin

La Nuit Soufie des Roses du Sud

2016

www.editions-pantheon.fr

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A la Mémoire
de Ma grand-mère
et de Mon grand-père

 

Partie I

 

Revoir

Toute ma joie est de te voir

De te revoir

D’entendre et d’attendre l’espoir

De battre tout près de ton cœur

De voir

Et de te revoir

Ton sourire plein de pudeur

De fraîcheur si pure

Ta figure, écrin du ciel du paradis

Où je pourrai enfouir toute ma poésie !

 

Mon vif souvenir ?

C’est mon vif souvenir

Où je nage dans ma mémoire

Mon cœur tu voyages,

Doucement, telle la brise sur le lys

Rien ne m’est plus cher dans ma vie

Que ta très précieuse compagnie

Tu es dans mon silence

Et tu me manques

Telles les étoiles d’Afrique

Du cosmos ma chère Edelweiss

Pleine de délicatesses

De vie

Je me réveille quand je pense

A ma mie

A ma grâce.

 

La neige

Belle et froide tel le marbre

Scintillante aux branches des arbres

La neige

Carnaval et confettis blancs

Jeux de l’hiver et Jour de l’An

La neige

De grands matelas ouatés

Couvrant les toits et les pavés

La neige

Bonhomme dressé dans le vent

Carotte au nez, chapeau trop grand

La neige

Dans un air pur, sec et piquant

Traîneaux légers et rires d’enfants

La neige

Et quand sur nous trois vient la nuit

Qui donc ici-bas réunit ?

Sous un immense drap de lit

Les enfants d’un même pays ?

La neige.

 

Médite

De l’âme humaine

Rejoignant une Divine

Au moment même comme une grande joie

Pure sublime

Sans anges

Ni visages

Que l’amour

Au-delà de la chair

L’amour de cette prière

Est une lumière

Dont les pleurs

Arrosent la matière

Qui donne les fleurs

Remonte goutte par gouttes

La pente

Qui te jette

Dans la tourmente

Des fêtes et autres têtes

Pense que doux était le silence

Avant tout

Avant la conscience !

 

Les notes

Les notes s’égrènent dans ma tête :

Le violon, la guitare, la flûte

Sont mes compagnons, je bois leur son.

Et toi, tu es ma plus belle raison.

Un thé avec vous quatre :

Auprès d’un doux âtre,

Comme je me sens riche

Avec une cigarette à la bouche

La nuit claire et étoilée :

Sur la brise du désert lointain et sain,

Mon cœur chantait, son minaret

Revu et souvenu, parrain de mes chagrins ;

A droite, la plage large qui bruisse

A gauche, la forêt secrète

Au centre, mon cœur en fête

Chantant mes douces confidences…

Dans ma très douce oasis !

Dans une villa ou une tente,

Par le sang du prophète

Qui monte en ma tête,

Je perce mon fût de poète

Et je versifie sur ses yeux

Longtemps avec pour seul vin

La vue de ses beaux seins

Et de sa bouche de feu

Couleurs à la douceur

Ineffable et inexprimable…

 

L’or

Je sais que j’ai fait du tort !

Je suis dans le remords et c’est plus dur,

Il me brûle l’esprit et le corps :

Il me ronge d’un amour étrange

Il me dérange…

Il me fait ange…

Tel le minerai d’or qui se malaxe, qui devient mou

Ma foi s’ouvre dans le remords et

Devient un merveilleux bijou !

J’ai envie d’avoir une famille :

Et chaque Isabelle éclate tel un soleil sous mes ailes !

Mon amour n’a de racine que dans sa terre natale,

Car elle m’apprécie ; Son travail est minutie :

Telle l’abeille !

Les déesses de la vie ont ainsi tissé mon habit…

 

L’innocence

En attendant que quelque chose se présente

Je veux te chanter une romance :

Par quoi veux-tu donc que je commence ?

Tu m’as ouvert tant de portes

Ma douleur (mes sentiments)

N’ont trouvé aucune récitante,

Ma guitare n’est plus assez vibrante

Ses cordes sont mortes vivantes :

Il suffit que sous mes mains

Maintenant tremblantes

Tu me sois présente

Pour qu’ils chantent, chantent

Notre dernier refrain

Qu’on a fait un jour, par hasard

Quand notre mère, c’était la pudeur

Mais maintenant, mais maintenant

La sagesse du printemps

A battu des ailes, dans le cœur d’Isabelle,

Elle ne veut plus jouer dans la citadelle

Telle la blanche et belle tourterelle ;

Ainsi elle a grandi :

Nos jeux sont interdits…

 

La valse du verbe

Les mots sont des sceaux

Vides et avides,

Une idée n’est pas tout

Elle vise un atout,

Elle soigne le vase

De l’amour fou :

Qui est l’âme

De deux êtres

Et qui fondent,

En fruits abondent,

En rires et en éclats

De goûter sans raison.

Tu ne voulais plus lire

Mes lettres

Composées dans la passion

O fille de Sion

O tendre bourgeon.

De ma peau

Il ne peut qu’éclore

Et si tu t’approches

Tes yeux en seront plus riches

Mon cœur est la niche

De ton regard aux flèches lumineuses.

 

Duel

Qui de nous deux

Est le plus amoureux ?

Celui qui veut ta flamme ?

Ou celui avec qui il a brûlé son âme ?

L’amitié, la fraternité,

La liberté qu’il a en toi :

Décuplées et données

Dans une explosion de foi, de joie

Où tu demeures dans sa mémoire :

Pour toujours pure, pure…

Telle la lumière du jour :

Qui vibre jusqu’au plus profond

De sa chair, de son cœur ;

Telles, ainsi mille et une saisons

De ta simple vision,

Je meuble ma raison !

Qui est ta seule raison !

Où brûle mon être

Pour te faire un âtre

Dans un monde sans espoir :

Que ta lettre bientôt

Ou quelques pas

Avec toi, pour toi, par toi

Mon dévouement est en émoi :

Puisses-tu me donner le repos

Sous ces cieux…

Ces terres tristes

Sans le contraste

De tes doux yeux…

 

Requiem pour un amour

Ma rivière a vu tant de pleurs

De nature incomprise

Que l’univers semble son frère.

Dans son cœur telle la rose

Où les pétales s’envolent à tire-d’aile

Tels les effluves

D’un parfum

Qui s’élèvent sur l’autel d’Isabelle

Où s’achèvent les instants ?

J’ai fait un pas vers toi

Je voulais un toit

J’ai fait de mes droits, tes bras

De mes lois tomba plus d’un roi ;

Et pourtant ils te relevèrent plus d’une fois.

Qu’as-tu fait là inconsciente ?

O ! poète, tout ton monde succombe,

Devant cette...