La Parole des mots

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Pour la dixième fois, l'auteure Jeannine Biehler s'en va sur les chemins caillouteux des mots. En ces pages noircies de douces rêveries, mais aussi de colère, elle a déposé les scintillements solaires d'une encre féminine ouverte sur un monde où tout va trop vite.
Certes, le poète est un rêveur et allie ses vers à l'utopie d'un futur meilleur, mais il sait très bien dénoncer l'injustice.
Ainsi, Jeannine Biehler donne la parole à tous les mots dont la subtile consistance attise la flamme de l’espérance, celle qui pose son étendard sur la conscience des étoiles humaines et qui connaissent le vrai sens du mot FRATERNITÉ.


Publié le : mercredi 30 septembre 2015
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EAN13 : 9782332951373
Nombre de pages : 110
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ISBN numérique : 978-2-332-95135-9
© Edilivre, 2015
Du même auteur :
• De rives en dérives – Éditions Edilivre (2014) • Saisons d’aimer – Éditions Edilivre (2013) • La caresse d’un rêve (2012)  Réédition en 2013 par les Editions Edilivre • Reflets d’encre (2011)  Réédition en 2013 par les Editions Edilivre • Mots avec vue sur vers (2010)  Réédition en 2013 par les Editions Edilivre • À Fleur de mots – Poèmes Choisis (2009) (Épuisé) • Jardin Secret (2008) (Épuisé) • Si j’étais… (2007) (Épuisé) • Par mots et par rimes (2006) (Épuisé) Site Internet :www.jbpoesie.com Les montages graphiques et l’image de couverture sont réalisés par l’auteur.
dicàce :
À mes enfants et mes petits-enfants À ces mots qui font mon chemin… À Jean Vasca
1 – Le poème est un mot lorsque la parole chante.
« Parle-moi du son des mots Qui dansent sur la piste des rêves. »
Laparole des mots
J’ai tellement entassé de mots Sur les bords vierges des pages Que des lettres en corolle S’étoffent en robes noires Sur des étendues limpides et lisses Où mes doigts vaillants s’enhardissent À pétrir leur charmant florilège.
J’enfante maintenant des signes printaniers Que les fleurs des pommiers Dispersent aux quatre vents En s’envolant vers l’immensité angélique.
J’ai tellement bercé le lit de l’alphabet Que la rondeur des voyelles Roulent sur le grain de ma peau Comme l’infini d’un livre ouvert Sur le feuillage verdoyant de mon être Qui tremble à l’approche du songe espéré Sous les paupières baissées.
J’engendre désormais des bourgeons de rosée Et mon regard s’abreuve au lait du jour Pour s’évader de mes rêves Dans la nudité crue de l’heure première. J’ai tellement vécu le trait esquissé D’une main malhabile Que je réapprends sa ligne parfaite De sa pointe effilée jusqu’aux courbes charnues Dans ses contours lourds de sens Et ma bouche ouverte Explore ses soupirs inachevés.
Je compose ainsi la prière flamboyante De ce gué qui franchit la vérité joyeuse. La parole surgit sur le fil de ces mots Aux lettres emmêlées d’échos, d’infinitude.
Feuille et calame dans les mains Le poème n’est pas encore écrit.
«An ses contours acidulés, le poème est né. »
Naissance
Sur la marge, les lettres attendent Le flot de la parole Dans ce trait arrondi qui danse dans l’air Lacérant la nue de ses langages feutrés.
En chemin, la page se pare de pousses nouvelles Le poème avance sur la paroi blanche.
La terre fertile sillonnée de stries noires Tressaille dans ma chair En ce clair-obscur de ma pensée Dans cet enclos de paix et de repos.
J’accueille dans le jardin immaculé Le poème qui s’abandonne sur la surface lisse.
Les mots s’enracinent au creux des fleurs Dessinent le visage fluet des voyelles Se prélassant sur les joues des lignes Et plantent sans limites le mot bienvenu.
Il n’y a pas de fin au sentier impatient Seulement le poème rejoignant les étoiles.
Page exsangue en brume blanche Sur la tiédeur des lignes Les lettres marivaudent.
Le chemin noir se pavane Imprégnant le silence Du nectar des voyelles Arrosant la parole insoupçonnée.
Je lance sur l’intervalle des consonnes Le trait épais de quelques guillemets, Petites larmes d’encre, Gouttes d’oraison, Perles d’ébène et de vent.
En cherchant sous l’écorce des pluriels, Je délie le mot qui palpite en sa source, Exhalant sa substance lettrée Qui se pose sur la page opaline.
Je sème l’éloquence Pour franchir l’immensité. Les bras chargés d’espoir, Mes lèvres au grenat refleuri, Soufflent le rêve qui passe.
LapagE
«La page blanche s’établit Sur le fil ténu de la ligne. »
Ils trottent dans ma tête Dansent dans ma mémoire Ils sont souvent la fête Mais aussi désespoir Ils chantent dans mes rêves Et sont toute ma sève. Ma main remplace la voix Qui par pudeur parfois Écrit tous mes secrets Sur des bouts de papier L’un après l’autre alignés Comme pour un défilé Ils se mettent à chanter La joie et l’amitié. Tracés en noir sur blanc Rimant avec vivant Ils sont le fil de l’eau, La chaleur de la flamme Le souffle de nos âmes Ils sont la vie, ils sont… les mots.
«Lesmots sont les saltimbanques des livres. »
Lesmots
«
u creux de l’être pousse une fleur inconnue Que l’on nomme mot. »
AucrEux de l’être
Au creux de l’être, les étoiles du ciel S’offrent au soleil couchant. La pluie étincelante, s’abandonne à Saturne Lorsque ses anneaux capturent La source enivrante d’une ondée fugace.
Sous l’ombrelle du firmament, La nuit renonce aux nuages tristes, Efface tous ces jours de pluie, Gomme ces années de misère, Restées au fond du vide.
Soudain, l’instant revêt cette robe de vent Aux breloques froufroutées Et cristaux de lumière, Déployant le son pur de l’aurore Sur les espaces éclaircis.
La bouche, assoiffée de pulpeux horizons, Convoite ces surfaces planes Libérant les mots tenus en laisse. Le ventre retient encore la mémoire du « Dit », Puis, l’antre extirpe l’élocution sacrée.
Les mots glissent hors du nid, Prennent le goût de l’écume Et la langue repousse l’infini Sur les rivages de sable, Dans ce flux de musique glorieuse.
Les lèvres racontent le langage Cette force vocale dont l’arôme suave Propage les lettres prononcées Dans le sillage lisse du verbe Aussi loin...
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