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La parole tendue

De
83 pages
"Avant de sombrer dans l'aphonie de mon espoir étranglé par le tonnerre de leurs canons, je veux crever le silence des peurs agrippées de toutes leurs forces au tapis de mon ventre aplati par la faim [...] il faut que je parle avant qu'il ne soit trop noir."
Urgente et exigeante, la parole poétique déploie ici toute sa fantasmagorie pour réarticuler en un langage nouveau le Réel devenu intraduisible et s'insurger contre le tragique amusant des temps présents.
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La parole tendue
© L'HARMATTAN, 2010 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12182-9 EAN : 9782296121829
Jean-Claude ABADAMEDJOLa parole tendue Poésie L’HARMATTAN
Littératures et Savoirs Collection dirigée parEmmanuel Matateyou Dans cette collection sont publiés des ouvrages de la littérature fiction mais également des essais produisant un discours sur des savoirs endogènes qui sont des interrogations sur les conditions permettant d’apporter aux sociétés du Sud et du Nord une amélioration significative dans leur mode de vie. Dans le domaine de la création des œuvres de l’esprit, les générations se bousculent et s’affrontent au Nord comme au Sud avec une violence telle que les ruptures s’accomplissent et se transposent dans les langages littéraires (aussi bien oral qu’écrit). Toute réflexion sur toutes ces ruptures, mais également sur les voies empruntées par les populations africaines et autres sera très éclairante des nouveaux défis à relever.  La collectionLittératures et Savoirs est un espace de promotion des nouvelles écritures africaines qui ont une esthétique propre ; ce qui permet aux critiques de dire désormais que la littérature africaine est une science objective de la subjectivité. Romans, pièces de théâtre, poésie, monographies, récits autobiographiques, mémoires... sur l’Afrique sont prioritairement appréciés. Déjà parus Jean Aimé RIBAL,Chagrins de parents, 2010. Marie Françoise Rosel NGO BANEG,Ning, nouvelles, 2009. Edouard Elvis BVOUMA,L’épreuve par neuf, 2009. Rodrigue NDZANA,Je t’aime en splash, 2009. Patraud BILUNGA,L’Incestueuse, 2009. Pierre Célestin MBOUA,Les Bâtards ou les damnés, Pièce en trois actes, 2009. Pierre Célestin MBOUA,Les Cacophonies humaines,Poèmes, 2009.
SOMMAIRE
PRÉFACE .............................................................................7
L’INCONNUE OCÉANE ................................................... 13
LA PAROLE TENDUE...................................................... 37
LIEUX-DITS ...................................................................... 61
Port Louis .................................................................... 63
Muqdisho..................................................................... 69
Kinshasa ...................................................................... 81
PRÉFACE
Encore un « voleur de feu », qui invite l’Homme au voyage dans la révolte sourde du silence des mots (re)cueillis au hasard de ses errances. Encore un « Prométhée mal enchaîné », qui se déchaîne dans l’insondable vérité du mystère de la vie que révèle et cache en même temps le Verbe poétique, qui crie son horreur contre les guerres toujours meurtrières, qui dit son impossible être-au-monde autrement dans un univers encanaillé par des potentats à l’échelle planétaire, ces dieux improvisés, vendus aux enchères de la pollution, de la corruption, de la prostitution.
Ces mots sont aussi une invite à la randonnée dans le temps de la solitude au milieu de la foule, temps douloureux, où l’amour, la paix et la liberté que confia le Fils de l’Homme à l’Homme vacillent sur leurs bases, terrassés par l’inhumain qui envahit aujourd’hui l’Homme. Ils poétisent le fantastique du tragique amusant de notre temps, où chaque visage devient un présage, où chaque cri réveille un oubli, où chaque présence révèle une absence, où le réel dévoile sa part d’irréel, où le connu s’abîme dans l’inconnu. Pourtant, le chant – le cri ? – poétique, divers et multiple dans le temps et dans l'espace, assouplit la douleur du poète, berce ses rêves d'amour et de liberté, exorcise l’inconfort de l’instant présent dans le miroitement des lendemains meilleurs inscrits
dans une tension irréversiblement vitale vers l’altérité. Ces poèmes sont, en somme, un appel intérieur au sens de l’humain, au sens de l’Autre et de la vie. Ils sont peut-être un fulgurant rayon de lumière qui inhibe les ténèbres des temps présents, où la voix de ce jeune poète résonne comme celle d'un oiseau de bon aloi. Dr Raymond MBASSI ATÉBA
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