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La part des anges

De
107 pages

À travers le temps et les âges, le monde nous échappe. Vous savez cette part du hasardque l’on ne contrôle pas, ce destin que l’on aimerait acheminer vers nos propres envies et cet espoir qui s’évapore vers les anges !!!


Doux utopiste à ses heures perdues, Haziel dresse un portrait alarmant de la société à travers des légendes et l’actualité.


« Je m’en vais voir à l’aube si tout explose,



Cacher mon désespoir sur la plus haute branche,



Et voir ce monde de pitié qui implose.



A qui appartient l’idéologie du pourquoi,



Les religieux n’auraient ils ......



Pas d’âmes, pas d’âmes, pas d’âmes ... »


Mais Haziel décrit égalementles portraits du genre humain..



« Ils errent sous ma fenêtre,



Et marchent tel des robots,



Epanchent leurs misères,



Sous l’alcool en flot. »


Il puise son inspiration dans la mélancolie de sa vie et celle desautres, mais à travers ses compositions il subsiste une note d’espoir invisible.


***



Souviens-toi,



De l’odeur de ta peau,



Aux parfums sucrés de ces fruits dégustés,



Et du roulement de ce noyau,



Dans la bouche pour t’amuser.











Je m’en vais voir à l’aube si tout explose,



Cacher mon désespoir sur la plus haute branche,



Et voir ce monde de pitié qui implose.



A qui appartient l’idéologie du pourquoi,



Les religieux n’auraient ils ......



Pas d’âmes, pas d’âmes, pas d’âmes ...













Mon bonheur je l’ai caché,



Dans le sourire de mes amours,



Une femme d’un caractère délectable,



Une fille d’une union sacrée.



Je revois dans leurs yeux de velours,



Des souvenirs impénétrables.







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Haziel
La part des anges Illustration : Néro Publié dans la Collection Electrons Libres,
Dirigée par Amélia Varin
© Evidence Editions 2017
PREFACE « Nous sommes là pour les autres et nous-mêmes. C'e st par le regard de l'autre, que notre cheminement se fait. C'est pour l'autre, que notre vie prend un sens, le sens du service ». Au fur et à mesure des écrits de ce premier recueil vous découvrirez les préceptes de l'ange Haziel appliqués aux dimensions d'une vie hu maine. Imprégnez-vous d'un style ocsillant entre la pénomb re, dont l'auteur puise son inspiration et la Lumière, comme un projecteur l'am enant où elle est demandée, là où elle a lieu d'être. « Haziel est là pour amener une conscience de group e, une conscience d'entraide. Il amène une énergie globale. Il n'intervient pas pour un individu mais pour l'humanité entière ». Grâce à sa plume ciselée et originale rappelant tou tefois les grands auteurs classiques, vous cheminerez à travers les âges dans des paysage s, au cœur des émotions du quotidien. Sa plume porte une belle énergie, comme celle d'Haz iel ; celle de ne pas juger, de ne juger quiconque, de regarder, de respecter mais aus si d'être juste.
Sous des aspects parfois mystiques, ses écrits déga gent une force certaine. Elle se décline sur des sujets tels que la paix, l'amour, l 'amitié, la compassion, l'écoute et le partage sans occulter les aspects négatifs de ce mo nde, au contraire. Entrez dans un univers poétique offrant une vision du monde bienveillante mais loin d'être compatissante. Claire Morin
AU COMMENCEMENT Auots,commencement, il y avait ces poètes accrochés aux m Tel l’aigle et ses serres aux rochers, Virevoltant en un cyclone de calicots, Et des brouillons prêts à se déchirer. Le premier jour, la terre créa Slamity, Flinguant de son canon les maux naturels, D’un doux venin déversé dans la citadelle, Des félons hystériques mutés en marionnettes aigrie s. Le deuxième jour, le feu créa louve, Mitraillant de son objectif les natures mortifères, Submergeant au fond des douves, Les clichés d’une cohorte humaine sans terre. Le troisième jour, l’air créa Haziel, Le porteur des oriflammes du savoir, Dont les ailes déployées protègent les oriels, De l’apocalypse au fumet du désespoir. Le quatrième jour, le ciel créa l’avènement, Des êtres divins à la pensée pure, À travers des logiciels aux pixels agonisants, À travers la virtualité des écritures. Le cinquième jour, l’eau créa l’immortalité, De l’encre couchée sur des rivières de papiers, Préservant aux creux de leurs mains, Le ru de l’infime destin Le sixième jour, la glace créa la mort, Au pied des brumes de la grande montagne, Dont le sommet fulmine encore, Pour avoir péri sous les pastels, sous la cocagne.
Le septième jour, la vie créa la fusion, De ces artistes aux cœurs aimants, Jouant à la morosité, la mélodie des trublions L’incantation cantabile du violon grinçant. Au commencement, il y avait ces poètes accrochés à l’espoir, Telle la feuille sur l’arbre juvénile, Tournoyant dans l’onde des miroirs, Dont le reflet semble infertile.
HAZIEl Je suis le divin protecteur des âmes déchues, Brisant l’ombre de la faux tranchante, Et sous ce masque aux larmes impromptues, Je pourchasse la terreur, en cette nuit tombante. La mort n’est qu’un reflet pâle et terni, Qui se brûle dans le cœur de l’astre d’or, Moi, l’ange miséricordieux, adorateur de la vie Pourfendeur des spectres sous l’érable sycomore. Dans mes ailes, naquit la légion de lumières, Revêtue de gloire à l’ode bénie des fidèles, Combattant les rebelles d’aujourd’hui et d’hier, Aspirant à la paix, au repos éternel. Lorsque l’oiseau couronné se posera sur moi, Et qu’il m’offrira cette branche d’olivier, Alors j’éteindrai ces batailles rouges d’effroi, Et les incendiaires de nos futiles charniers. Même les ailes coupées, j’abattrai l’ignorance, Des incrédules sataniques aux rires rageurs, S’abreuvant sournoisement au crépuscule des allégea nces, Parés de souffles perfides, sans saveurs. J’apaiserai le chagrin de nos cœurs enflammés, Ouvriraient les paupières du peuple endormi, Couvrirait de songes ces regards plaintifs, apeurés , Dans la sorgue opaque, sans un cri, sans un bruit. Au prélude d’un nouveau jour, et dans cette adorati on, Nous rallumerons la gaieté des éclats éteints, Et proclamerons pour unique punition, La protection solennelle de son prochain.
Je m’en vais rejoindre la lumière du ciel, Embrassant les larmes abondantes des âmes rachetées , Et battre la mesure de ces ritournelles sacrées, En ce monde utopique, en ce paradis artificiel. Ainsi apparut Haziel sous la clémence humaine, Un ange parmi les anges, maitre des séraphins Suivant les âmes échouées à travers les plaines, Traçant de son auréole, la quintessence des chemins . Et dans l’azur et l’infini sous le vol d’un aigle royal, Je sentirai la bise de la victoire guerrière, Oubliant un instant sur le pilier de mon piédestal, L’odeur des inquisiteurs aux mains souillées.
LE PÉRIL JEUNE Quatre notes, une prière
Pour supporter nos fardeaux,
Jeter la tête en arrière,
Et souffler quelques mots,
Ouvrir nos veines, nos artères,
Au son des trémolos.
Sur la terre de nos ancêtres,
Des champs brulés nous entourent,
La vie renaitra peut-être,
À l’orée des faubourgs,
Où la gloire éphémère,
Nous joue un mauvais tour.
Quatre croches et un soupir,
Pour supporter nos croyances,
Des sanglots pour un empire,
En guise de bienséance,
La terreur que l’on respire,
Censure la tolérance.
Du haut de nos grands gibets,
Où l’ardeur fut attachée,
On invoque la monnaie,
Pour payer notre liberté,
Et autour d’un banquet,
Les lâches ont régalé.
Quatre noires et une blanche,
Pour supporter nos couleurs,
Piétiner la ligne étanche,
Des sectaires aboyeurs,
Et leur coudre sur les manches,
Le nom du créateur.
Sur la route des exilés,
On lapide le droit humain,
Fléchir sous l’autorité,
Pour un maigre butin,
Et voir l’aube se lever,
Dans le revers de nos mains.