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Haziel

 

 

La part des anges

 

 

 

Illustration : Néro

 

 

 

Publié dans la Collection Electrons Libres,

Dirigée par Amélia Varin

 

 

 

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© Evidence Editions 2017

 

 

 

PREFACE

 

 

 

« Nous sommes là pour les autres et nous-mêmes. C'est par le regard de l'autre, que notre cheminement se fait. C'est pour l'autre, que notre vie prend un sens, le sens du service ».

 

Au fur et à mesure des écrits de ce premier recueil vous découvrirez les préceptes de l'ange Haziel appliqués aux dimensions d'une vie humaine.

Imprégnez-vous d'un style ocsillant entre la pénombre, dont l'auteur puise son inspiration et la Lumière, comme un projecteur l'amenant où elle est demandée, là où elle a lieu d'être.

 

« Haziel est là pour amener une conscience de groupe, une conscience d'entraide. Il amène une énergie globale. Il n'intervient pas pour un individu mais pour l'humanité entière ».

 

Grâce à sa plume ciselée et originale rappelant toutefois les grands auteurs classiques, vous cheminerez à travers les âges dans des paysages, au cœur des émotions du quotidien.

 

Sa plume porte une belle énergie, comme celle d'Haziel ; celle de ne pas juger, de ne juger quiconque, de regarder, de respecter mais aussi d'être juste.

Sous des aspects parfois mystiques, ses écrits dégagent une force certaine. Elle se décline sur des sujets tels que la paix, l'amour, l'amitié, la compassion, l'écoute et le partage sans occulter les aspects négatifs de ce monde, au contraire.

 

Entrez dans un univers poétique offrant une vision du monde bienveillante mais loin d'être compatissante.

 

Claire Morin

 

 

 

 

 

AU COMMENCEMENT

 

 

 

Au commencement, il y avait ces poètes accrochés aux mots,

Tel l’aigle et ses serres aux rochers,

Virevoltant en un cyclone de calicots,

Et des brouillons prêts à se déchirer.

 

Le premier jour, la terre créa Slamity,

Flinguant de son canon les maux naturels,

D’un doux venin déversé dans la citadelle,

Des félons hystériques mutés en marionnettes aigries.

 

Le deuxième jour, le feu créa louve,

Mitraillant de son objectif les natures mortifères,

Submergeant au fond des douves,

Les clichés d’une cohorte humaine sans terre.

 

Le troisième jour, l’air créa Haziel,

Le porteur des oriflammes du savoir,

Dont les ailes déployées protègent les oriels,

De l’apocalypse au fumet du désespoir.

 

Le quatrième jour, le ciel créa l’avènement,

Des êtres divins à la pensée pure,

À travers des logiciels aux pixels agonisants,

À travers la virtualité des écritures.

 

Le cinquième jour, l’eau créa l’immortalité,

De l’encre couchée sur des rivières de papiers,

Préservant aux creux de leurs mains,

Le ru de l’infime destin

 

Le sixième jour, la glace créa la mort,

Au pied des brumes de la grande montagne,

Dont le sommet fulmine encore,

Pour avoir péri sous les pastels, sous la cocagne.

 

Le septième jour, la vie créa la fusion,

De ces artistes aux cœurs aimants,

Jouant à la morosité, la mélodie des trublions

L’incantation cantabile du violon grinçant.

 

Au commencement, il y avait ces poètes accrochés à l’espoir,

Telle la feuille sur l’arbre juvénile,

Tournoyant dans l’onde des miroirs,

Dont le reflet semble infertile.

 

 

 

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HAZIEL

 

 

 

Je suis le divin protecteur des âmes déchues,

Brisant l’ombre de la faux tranchante,

Et sous ce masque aux larmes impromptues,

Je pourchasse la terreur, en cette nuit tombante.

 

La mort n’est qu’un reflet pâle et terni,

Qui se brûle dans le cœur de l’astre d’or,

Moi, l’ange miséricordieux, adorateur de la vie

Pourfendeur des spectres sous l’érable sycomore.

 

Dans mes ailes, naquit la légion de lumières,

Revêtue de gloire à l’ode bénie des fidèles,

Combattant les rebelles d’aujourd’hui et d’hier,

Aspirant à la paix, au repos éternel.

 

Lorsque l’oiseau couronné se posera sur moi,

Et qu’il m’offrira cette branche d’olivier,

Alors j’éteindrai ces batailles rouges d’effroi,

Et les incendiaires de nos futiles charniers.

 

Même les ailes coupées, j’abattrai l’ignorance,

Des incrédules sataniques aux rires rageurs,

S’abreuvant sournoisement au crépuscule des allégeances,

Parés de souffles perfides, sans saveurs.

 

J’apaiserai le chagrin de nos cœurs enflammés,

Ouvriraient les paupières du peuple endormi,

Couvrirait de songes ces regards plaintifs, apeurés,

Dans la sorgue opaque, sans un cri, sans un bruit.

 

Au prélude d’un nouveau jour, et dans cette adoration,

Nous rallumerons la gaieté des éclats éteints,

Et proclamerons pour unique punition,

La protection solennelle de son prochain.

 

Je m’en vais rejoindre la lumière du ciel,

Embrassant les larmes abondantes des âmes rachetées,

Et battre la mesure de ces ritournelles sacrées,

En ce monde utopique, en ce paradis artificiel.

 

Ainsi apparut Haziel sous la clémence humaine,

Un ange parmi les anges, maitre des séraphins

Suivant les âmes échouées à travers les plaines,

Traçant de son auréole, la quintessence des chemins.

 

Et dans l’azur et l’infini sous le vol d’un aigle royal,

Je sentirai la bise de la victoire guerrière,

Oubliant un instant sur le pilier de mon piédestal,

L’odeur des inquisiteurs aux mains souillées.

 

 

 

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LE PÉRIL JEUNE

 

 

 

Quatre notes, une prière

Pour supporter nos fardeaux,

Jeter la tête en arrière,

Et souffler quelques mots,

Ouvrir nos veines, nos artères,

Au son des trémolos.

 

Sur la terre de nos ancêtres,

Des champs brulés nous entourent,

La vie renaitra peut-être,

À l’orée des faubourgs,

Où la gloire éphémère,

Nous joue un mauvais tour.

 

Quatre croches et un soupir,

Pour supporter nos croyances,

Des sanglots pour un empire,

En guise de bienséance,

La terreur que l’on respire,

Censure la tolérance.

 

Du haut de nos grands gibets,

Où l’ardeur fut attachée,

On invoque la monnaie,

Pour payer notre liberté,

Et autour d’un banquet,

Les lâches ont régalé.

 

Quatre noires et une blanche,

Pour supporter nos couleurs,

Piétiner la ligne étanche,

Des sectaires aboyeurs,

Et leur coudre sur les manches,

Le nom du créateur.

 

Sur la route des exilés,

On lapide le droit humain,

Fléchir sous l’autorité,

Pour un maigre butin,

Et voir l’aube se lever,

Dans le revers de nos mains.

 

 

 

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LE JOLI CAMION BLANC

 

 

 

Flânant au cœur aimant,
Sur la promenade des Anglais,
Moi, enfant de la paix,
Je n’attendais pas ce joli camion blanc.

 

Les yeux rivés au ciel coloré,
Mes mains tremblaient à cette volupté,
Des fusées rebelles me toisant,
Je n’entendis pas ce joli camion blanc.

 

Une cohorte hurlante brisa mon rêve,
Le sourire figé, je restais vivant,
Mais des pantins volaient sans trêve,
Au passage du joli camion blanc.

 

Perdu sans âme, sous la brise du vent satin,
Face contre terre mon souffle s’est éteint,
Je frappais aux portes du firmament,
À la rencontre du joli camion blanc.

Aux victimes des attentats de Nice.

 

 

 

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LE DERNIER DES HOMMES

 

 

 

Tant d’heures passées sur ce rocher,

À...