La peau de rien

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La poésie de Zoltan Böszörményi tente de restituer une identité à l'objet. Il joue de l'érosion du temps et recherche sa place dans l'instabilité des systèmes établis. L'auteur s'interroge souvent sur l'acte de poésie. Qu'est-ce que la poésie ? Celle de la forme ou du fond ? Au-delà de la poésie, les lecteurs découvriront l'importance de la réflexion philosophique. La brièveté des textes donne encore plus de densité à la cadence du jeu des mots.
Publié le : samedi 1 décembre 2007
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EAN13 : 9782296917118
Nombre de pages : 109
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PREFACE
Au premier contact avec la poésie de Zoltán Böszörményi immédiatement nous prenons conscience d’une volonté d’appartenance auxméandres de la société humaine, mais également d’une dualité face auxprincipes du monde, allant des oppositions auxconvergences selon le rythme du balancier de la conscience ou de l’inconscience. Le plus souvent Zoltán Böszörményi tente de restituer une identité à l’objet, il joue de l’érosion du temps et recherche désespérément sa place dans l’instabilité des systèmes établis. Par la multiplicité de sa culture notre poète fut nourri de légendes et de sources mythologiques, l’appel de la mémoire ancestrale le guide en construisant son inconscient. Par le biais de l’écriture, Zoltán Böszörményi se réincarne, recherche les traces de son existence, recherche ses racines et se met en quête d’identité afin de tenter de se rattacher à la présence universelle du message de l’amour pourtant si fugitif si fragile, qui n’est pas sans réveiller les stigmates du cœur et du corps. Son verbe anticipe l’image du futur au travers de l’enfant il voit déjà le vieillard qui s’agenouille. Mais jamais il ne renonce à l’idée même de l’espérance il lance loin les graines de sa poésie dans les sillons nouveauxet il attend sagement le miracle de l’éclosion. Eclosion qui verra peut-être naître une révolution nouvelle érigeant les fondations de meilleures conditions humaines. Il joue avec l’alchimie des éléments, il se fait le disciple de Pythagore pour formuler de nouveauxthéorèmes sans cesse il veut reconstruire en brandissant son poème comme une bannière militante, oui, Zoltán Böszörményi
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veut croire aux miracles de la poésie, même si la poésie ne rime pas exactement avec son destin. L’auteur s’interroge souvent sur l’acte de poésie ! Qu’est-ce que la poésie ? Celle de la forme ou celle du fond ? Assurément est celle du cœur liée au cheminement de la vie, dans l’instant toujours unique. Au-delà de la poésie nous découvrons l’importance de la réflexion philosophique, l’écriture porte la vibration de la modernité, c’est un souffle qui donne une respiration à l’âme, une libération de l’être. La brièveté des textes donne encore plus de densité au thème, ils se font les leviers de l’esprit. La poésie de Zoltán Böszörményi se mérite, elle exige de son lecteur de l’attention c’est un long cheminement vers la purification à la cadence du jeu des mots, ce sont toutes les nuances existentielles qui fleurissent ici. Il ne vous reste plus qu’à savoir les cueillir.
MICHEL BENARD
Poète et Peintre, Lauréat de l’Académie Française
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LE POINT
Le point d’où sort le tout, Il est vivant en moi, en toi, Inspiration riche en perpétuel mouvement Il palpite en chaque expérience du matériel En chaque tentation. On est séparé et on est ensemble, A présent et toujours prêts à Chaque grande mesure. Le point est la vie et sa taille, Sans lui pas d’équilibre, par le geste Je n’arrive pas au sommet, Si on nous unit, moi et toi on Voit le tableau complet : en nous Le point court à tout rompre.
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POUR QUI ?
Des principes enchaînés aux rochers Que l’on élève que l’on relève Dans la hauteur ? A qui les menottes Si l’on n’a jamais la clef des solutions ? A qui la promesse si elle ne devient pas Réelle ? Puisqu’on mesure la bénédiction Dans laquelle la chance soit toujours tamisée Pour qui ce doux chant, S’il fait vivre une absence nouvelle ?
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LE PORT DE MONACO
La mer sème De nouveau vague sur vague Mes semailles sont tombées à l’eau
Des bateaux se blottissent Dans le port sans ancres balancent Leur sort va sur cette eau
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LA PIERRE
On peut seulement Dans la grande pierre Calmer le temps Car la grande pierre Ne peut pas se mouvoir Elle n’a pas de rêves Elle ne pique pas de crises de nerfs Il ne faut même pas la rouler Elle n’en devient plus fine Malgré ses dimensions Elle a assez peu de fantaisie L’effet d’entraînement Elle pourrait aller comme fondation D’une pyramide Ou le socle d’une statue.
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