La Physique amusante (Tome 3) - La nébuleuse du songe / Voies de contournement

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Dans ce troisième volet de La Physique amusante, l’auteur part d’une question naïve en apparence, "Est-ce que l’univers invente ou bien rabâche?", pour se l’appliquer à lui-même : "Est-ce que j’invente ou rabâche ?". Il emprunte, pour y répondre, La nébuleuse du songe. Comme s’il avait été là au commencement de l’univers, il parcourt l’histoire des découvertes qui, de Ptolémée, Copernic, Kepler, mènent à Bach ou Mozart, et s’aperçoit à la fin que "le corps et sa mémoire en savent plus long que nous." Ce que l’amour, dans son éternel recommencement, nous apprend aussi.
Empruntant, dans une deuxième partie des Voies de contournement, il revient sur un mode plus détaché et contemplatif aux questions sans fin que la création nous pose.
Les lecteurs non-scientifiques s’enchanteront de cette explication rêveuse et intime des mécanismes obscurs de l’univers. Les amateurs de poésie suivront avec bonheur le rythme de ces vers ajustés à la pertinente équation de l’espace et du temps.
1. Avant- propos et dédicace
2. La nébuleuse du songe
3. Voies de contournement
I. De grands esprits ont évoqué…
II. Souvent le Philosophe interroge…
III. Quels sont les sentiments amoureux…
IV. L’Espace ni le Temps…
V. Le cerveau, contenu…
VI. Rien ne commence, rien ne finit…
VII. Et Dieu n’eut pas besoin…
VIII. Que pouvons- nous saisir…
IX. L’herbe anonyme, seul…
Publié le : jeudi 30 octobre 2014
Lecture(s) : 30
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072559327
Nombre de pages : 144
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JACQUES RÉDA
LA NÉBULEUSE DU SONGE SUI VI DE VOIES DE CONTOURNEMENT
La Physique amusante III
G A L L I M A R D
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J A C Q U E S R É D A
L A N É B U L E U S E D U S O N G E suivi de V O I E S D E C O N T O U R N E M E N T L A P H Y S I Q U E A M U S A N T E I I I
G A L L I M A R D
©Éditions Gallimard, 2014.
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Une fois établi le sens brut de sa tâche (Être à tout prix alors qu’il surgit du Néant Et, goutte infime, veut devenir océan), Est-ce que l’Univers invente ou bien rabâche ? Minuscules fragments de ses explosions, En tout cas il se peut que nous reproduisions En esprit comme en chair l’élan qui le transporte Et qui semble devoir le mener à ses fins. Ainsi reprenons-nous les mêmes vieux refrains, Heurtant de nos questions une absence de porte. Je tourne donc en rond, ressasseur et fumeux, Sur la trace des sauts que d’autres, plus fameux, Accomplirent au seuil qui recule à mesure Qu’on avance ; n’ayant guère d’autre instrument Plus précis que le mètre à la souple césure Et son rythme propice à mon entêtement.
Comme par gravité, ce monde-nébuleuse Appelle à lui celle du songe où j’ai flotté Au risque de fâcher l’école querelleuse À qui je dois le peu de mon savoir, hanté
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Par la soif de franchir enfin la barricade Dressée entre le centre obscur et mon circuit. Mais je n’aurai suivi, de rocade en rocade, Que ce qui m’en éloigne et plonge dans la nuit. Cependant j’adhérais au rythme qui dirige Le moindre mouvement des astres et les bonds Des coursiers que le Vide attelle, sans aurige, À ce rythme emportant les mondes vagabonds Par l’Espace uniforme et les ponts du vertige. Et vous étiez toujours, et simultanément, La fin de mon voyage et son commencement, Étincelle du Temps, qui le brûle, et voltige.
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