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ÉDITIONSDUNOROÎT
La terre retournée parle encore
Le Noroît souffle où il veut, en partie grâce aux subventions du Conseil des Arts du Canada et de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec. Les Éditions du Noroît bénéficient également de l’appui du Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres du gouvernement du Québec (gestionSODEC).
L’auteure désire remercier l’UNEQpour son programme de parrainage, ainsi que Monique Deland pour son accompagnement précieux à ce projet.
Mise en pages : Turcotte design
Image : Bill Vincent,Cœur hybride,2002 Gravure et techniques mixtes, 76 cm x 56 cm
er Dépôt légal : 1 trimestre 2016 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada ISBN : 9782897660024 Tous droits réservés © Éditions du Noroît, 2016
DISTRIBUTION AU CANADA Dimedia 539, boulevard Lebeau SaintLaurent (Québec) H4N 1S2 Téléphone : 514 3363941
Éditions du Noroît 4609, rue D’Iberville, bureau 202 Montréal (Québec) H2H 2L9 Téléphone : 514 7270005 lenoroit@lenoroit.com www.lenoroit.com
Imprimé au Québec, Canada
DISTRIBUTION EN EUROPE Librairie du Québec (DNM) 30, rue GayLussac 75005 Paris liquebec@noos.fr
Monique Adam
La terre retournée parle encore
DE LA MÊME AUTEURE
Parures de la disgrâce, Montréal, Le Noroît, collection « Initiale », 2015.
Mes guerres sont aussi vieilles que les premières pulsations du désir. Une époque de triage incessant. Le jet incendiaire de tes yeux m’aura davantage initiée que l’art de tes phrases affûtées.
Les tyrans n’ont pas de couleur, que des lubies, des rictus, des monomanies sans bornes comme leur frénésie. Une hyperthermie de caractère sans doute. Ils ne font pas de quartiers. J’ai appris avec toi que mes ardeurs ont le souffle long et désirant des métamorphoses. Comme les greffes sous l’aisselle des feuilles.
Je marche sans discontinu, le surplus de ton poids dans mes cartilages. Trop de disparus pour rien. Trop d’arbres arrachés.
Rien n’est laissé au hasard. Chaque empreinte impose sa durée, chaque lame peint sa couleur, imprime son tracé. Sur le limbe des feuilles, des nervures délicates tracent le parcours de petites agonies. Fragments de nos tyrannies glissent à leur tour dans le creuset, le soliloque de l’Histoire.
Nous vivons ainsi et longtemps dans des lieux trop étroits. Un leurre sur nos lèvres, les étreintes nues et le vitriol de l’amour.
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