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Larmes et folies

De
56 pages

Par certains aspects, le recueil de poèmes rimés d'Abdelkader Koulla s'apparente au genre de la poésie pastorale, qui offre une vision bucolique du monde. Cette ode à la nature et aux plaisirs de la vie simple met également en avant la sensibilité à fleur de peau du poète. Dans une langue ciselée, il exprime les tourments de l'amant délaissé, qui souffre de voir ses sentiments non partagés. Entre l'exaltation des sens et les fluctuations du cœur, le poète passe en revue les différents états de son âme. Avec sincérité et pudeur, il partage les émotions qui le traversent, se servant de l'écriture comme d'un exutoire. De poème en poème, il s'inscrit dans la lignée des grands auteurs romantiques, dont le chant résonne en harmonie avec celui des éléments naturels et l'immensité du cosmos.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-01629-7

 

© Edilivre, 2017

Je saurais…

Si chaque fleur devenait mot

Si ton bouquet devenait phrase

Si le silence était discours

Je saurais…

Si tous les points en suspension

Et tous les gestes anodins

Devenaient sons ou des paroles

Je saurais…

Si mes oreilles s’éveillaient

Et si mes yeux s’illuminaient

Bien au-delà de ton absence

Je saurais…

Si cette image édulcorée

Si ces étoiles sur papier

Pouvaient me dire et se confiaient

Je saurais…

Si tes saluts tout anodins

Si tes erreurs et tes oublis

Comme par magie te dénonçaient

Je saurais…

Si les propos que tu as tus

Et les sourires dissimulés

Pouvaient ce soir ressusciter

Je saurais…

Si la Lumière du fond des cieux

Et la Sagesse du fond des âges

Me permettaient de te comprendre

Je saurais…

S’il n’y avait les convenances

Si les barrières s’affaissaient

Si tu laissais souffler ton cœur

Je saurais…

Si tu pouvais bien me comprendre

Et sans détours m’apprivoiser

Si tu baissais un pan du voile

Je saurais…

Ni souveraine ni couronne

Si tu venais sans attributs

Juste pour dire le juste verbe

Je saurais…

Si tu voyais au fond de moi

Mon triste cœur dans l’agonie

Si tu tenais à m’enchanter

Je saurais…

Cœur tendre

Je ne suis qu’un mendiant

Sans sous et sans repères

Je salue les passants

Mais ne quémande guère

Je tends plutôt mon cœur

Aux amoureux du bien

Qui veulent mon bonheur

En me serrant la main

Je suis un voyageur

Des horizons lointains

Les murs et les splendeurs

Je ne m’en soucie point

Dans les yeux arc-en-ciel

Des passants empressés

Je cherche une étincelle

D’amour et de bonté

Je suis un grand chasseur

Sans doute courageux

Je m’éloigne en douceur

Des animaux frileux

J’ai envie de guetter

Le passage furtif

D’animaux entêtés

Sautant sur les massifs

Je suis la sentinelle

Des châteaux et musées

Les statues et tourelles

Ne sauraient m’amuser

J’attends impatiemment

Qu’une voix bien humaine

Me chante allègrement

La vie tranquille et saine

Je suis un grand guerrier

Ayant pour tout trésor

Un sou et deux lauriers

Et quelques plaies au corps

Mais je veux le pouvoir

Du génie bienfaisant

Qui veut donner espoir

Et bonheur aux vivants

Je suis roi tutélaire

Aimant la charité

Je reçois les prières

Des esprits tourmentés

Je n’ai point de désir

Que bâtir et aimer

J’aimerai refleurir

Les destins opprimés

Pourquoi dis-tu demain

Pourquoi dis-tu demain

C’est jour de paradis

Pourtant c’est aujourd’hui

Que je te prends la main

Ce soir jusqu’aux aurores

Je ne dormirai point

Je serai fort chagrin

De patienter encore

Pourquoi ne veux-tu pas

M’offrir un beau câlin

Pourtant je le veux bien

Mais toi tu pars déjà

Faut-il que je te dise

Que les câlins sont bons

Et même Cendrillon

Il semble qu’elle en abuse

Pourquoi es-tu si triste

Et moi tellement heureux

Pourtant c’est malheureux

De vivre pessimiste

Vois-tu comment je suis

Quand nous sommes zazous

Bras dessus bras dessous

Dans les rues de Paris

Pourquoi tu ne ris pas

Au clown qui te regarde

Je te vois si ringarde

Pourtant tu ne l’es pas

On n’est pas obligé

De sourire à plein temps

Ou de rire à pleines’ dents

Il faut juste échanger

Tu sais je t’aime très

Et peut être un peu trop

...