Le chêne du parc détruit (VII)

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Découvrez le poème "Le chêne du parc détruit (VII)" écrit par Victor Hugo (1802-1885) en 1865. "Le chêne du parc détruit (VII)" de Hugo est un poème classique extrait de Les chansons des rues et des bois. Profitez de ce poème en le découvrant sur cette page. Et n’oubliez pas que vous pouvez télécharger gratuitement en format PDF le poème Le chêne du parc détruit (VII) et l’imprimer depuis chez vous !
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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Le chêne du parc détruit (VII).

Tout ce temps-là m'importune.
Des fadeurs, ou des venins.
La grandeur de leur fortune
Rapetisse encor ces nains.

On a le faux sur la nuque ;
Il règne bon gré mal gré ;
Après un siècle en perruque
Arrive un siècle poudré.

La poudre à flots tourbillonne
Sur le bon peuple sans pain.
Voici qu'à Scapiglione
Succède Perlinpinpin.

L'art se poudre ; c'est la mode.
Voltaire, au fond peu loyal,
Offre à Louis quinze une ode
Coiffée à l'oiseau royal.

La monarchie est bouffonne ;
La pensée a des bâillons ;
Au-dessus de tout, plafonne
Un règne en trois cotillons.

Un beau jour s'ouvre une trappe ;
Tout meurt ; le sol a cédé.
Comme un voleur qui s'échappe,
Ce monde s'est évadé.

Ces rois, ce bruit, cette fête,
Tout cela s'est effacé
Pendant qu'autour de ma tête
Quelques mouches ont passé.



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