Le chien de chasse et le chien de berger

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Découvrez la fable "Le chien de chasse et le chien de berger" écrite par Antoine-Vincent Arnault (1766-1834) en 1812. "Le chien de chasse et le chien de berger" est une belle fable extrait du recueil Fables, Livre I et, comme toutes des fables, il s'agit d'une leçon de vie qui est dite de façon plaisante. Profitez de cette fable en le découvrant sur cette page. Et n’oubliez pas que vous pouvez télécharger gratuitement en format PDF Le chien de chasse et le chien de berger et l’imprimer depuis chez vous ! Grâce à ce document PDF sur la fable "Le chien de chasse et le chien de berger" de Antoine-Vincent Arnault, vous pourrez faire une analyse détaillée ou bien comprendre la signification des paroles et de la morale du fabuliste qui a écrit "Le chien de chasse et le chien de berger".
Publié le : mercredi 1 janvier 1812
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Le chien de chasse et le chien de berger.

Fable XI, Livre I.


Un bon chien de berger, au coin d'une forêt,
Rencontre un jour un chien d'arrêt.
On a bientôt fait connaissance.
À quelques pas, d'abord, on s'est considéré,
L'oreille en l'air ; puis on s'avance ;
Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ;
Puis enfin l'entretien commence.
Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins,
Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ;
Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race,
Mon ami, ce n'est pas la chasse.
Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien !
Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage,
Un nez aussi fin que le mien,
Et quelques mois d'apprentissage.
S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis,
Au coureur de lapins, le gardeur de brebis,
Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble.
Un loup, la terreur du canton,
Vient de nous voler un mouton ;
Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble.
Si vous avez quelque loisir,
Je vous promets gloire et plaisir,
Les loups se battent à merveille ;
Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ;
Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ;
Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ?
Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître,
Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ;
Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître.
« Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout.
J'aime la chasse et non la guerre :
Tu cours sur l'ennemi debout,
Et moi j'attends qu'il soit par terre. »



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