Le Cœur à vau-l'eau

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Dans ce troisième recueil, l’auteur a tenu à conserver dans le titre le mot « cœur » que l’on trouvait déjà dans ses deux ouvrages précédents. Car toute la passion qu’il met dans les nombreux sujets qu’il aborde provient du plus profond du sien. Ce cœur qu’il sent battre dans sa poitrine au rythme de ses émotions déverse le sang de ses joies, de ses peines, de ses colères et de ses déceptions sur la blancheur virginale de chaque page du livre. Ce sont toutes ces émotions qu’il veut transmettre à ses lecteurs et il y parvient, car l’amateur de poésie ne saurait rester indifférent à ces vers toujours simples, dépouillés, allant à l’essentiel. Ils sont volontairement sans ponctuation pour laisser au lecteur le choix dans la manière de les lire, de les dire.


Publié le : vendredi 25 septembre 2015
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EAN13 : 9782332986320
Nombre de pages : 96
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ISBN numérique : 978-2-332-98630-6
© Edilivre, 2015
« À une époque de matérialisme outré, de bêtise pontifiante et de diarrhée verbale, lire un poème, c’est prendre une sorte de bain de propreté, de pureté ». Robert Sabatier
« Le poème ne meurt pas pour avoir vécu : il est fait expressément pour renaître de ses cendres et redevenir indéfiniment ce qu’il vient d’être. » Paul Valéry
Bien au-delà des cloches de Rome J’entends s’élever un chant magique Entonné par les druides et les hommes Par mes ancêtres au destin tragique
Ils me parlent de la renaissance De cette vie qui dormait sous le gel Éclatant dans la magnificence De ce printemps au retour éternel
Car elle dort d’un sommeil profond De l’équinoxe attendant l’arrivée Quand le soleil remonte à l’horizon Abeilles et fleurs fêtent leur hyménée
Tout est bleu et vert et rose et frémit À la tiède caresse d’un vent léger Et l’oiseau dans l’arbre se réjouit De pouvoir à la source s’abreuver
C’est aussi le moment du doux émoi Qui s’empare de l’enfant innocent S’étonnant de ce que son corps perçoit À la vue du minois le plus charmant
Aimez-vous susurre la nature Que le printemps met en pure folie Oubliez la sombre dictature Qui dans la rigueur vous planifie
ques
Oubliez les miserere nobis Que psalmodient en chœur tous ces prélats D’une aigre voix vocifératrice Retrouvez le Paradou de Zola
Oui du fond de ma Celtie natale Renait cette divine révélation Cette merveilleuse bacchanale Où âmes et corps s’aiment à l’unisson
L’église nous a volé notre passé Mais la voix des ancêtres est terrible Et revient à l’oreille nous rappeler Que la joie de vivre est indicible.
Te souviens-tu de ce jour merveilleux De cet été chaud et ensoleillé Lors de notre repos en ce milieu A la fois si calme et animé
Au cœur de cette Fagne sauvage Ruisselait le bruit de ce petit ru Et l’oiseau y mêlait son verbiage Créant un malicieux tohu-bohu
Sous l’arbre l’ombre était protectrice Et nous incitait à la paresse La nature admirable tutrice Appelait nos cœurs à la tendresse
Après une longue promenade Nous gisions fatigués mais détendus Je te guettais à la dérobade Et ton regard me semblait ingénu
Pourtant j’osai me rapprocher de toi M’inclinant sur ton corps abandonné L’esprit le corps emplis d’un fol émoi La main déjà prête à te caresser
Je te vis docile et consentante Quand ma main entrouvrit ton corsage Et nos pulsions furent si puissantes Que notre passion devint orage
Lorsque je m’écroulai à côté d’elle Je connus un moment d’éternité Et j’avais au cœur une étincelle Qu’aucune autre ne pourrait m’enlever
Quelle délicieuse souvenance Se remémorer ce moment divin En perpétuelle résonnance Que je conserve en précieux larcin
L’Eàu Rouge
De tablette en téléviseur L’enfant git là prisonnier Du mensonge de l’ordinateur Condamné à tout copier
C’est fini les bancs d’école Avec fenêtre sur nature Avec l’esprit qui décolle Vers une belle aventure
Aujourd’hui c’est la dictature De l’image souveraine De la mort de la torture De l’expression de la haine
Et l’on en fait un petit vieux À qui le rêve est interdit L’argent est devenu le dieu Pour qui l’on massacre à l’envi
Partout il voit le sang couler Dans ses rues ou dans le monde Crime collectif ou isolé Mais parfaitement immonde
Ils sont partis en cavale Le droit et la dignité Il n’y a plus de morale L’être humain s’est prostitué
L’on assassine l’innocence Avant même qu’elle n’ait existé L’élève dans la violence Désormais sera éduqué
Comme il est loin le temps joli Où l’on s’échappait de l’école Pour parcourir champs et taillis Bien loin de ces nécropoles
Suivre le vol d’un papillon Admirer les fleurs d’un pommier Laisser son cœur à l’abandon Ravi au détour d’un sentier
Lamort de l’enfance
Voilà le secret du bonheur Celui que l’on cache aux enfants La société n’a qu’une peur Celle qu’ils deviennent des résistants
Profondément bleus sont les Cieux Le soleil darde ses rayons Lumière à m’en brûler les yeux Les couleurs sont en explosion
La chaleur pèse lourdement Sur les blés déjà trop mûris Par les rauques croassements Des corbeaux je suis assourdi
Je les vois voler lourdement Semblant annoncer l’orage Même pas un souffle de vent Et tout mon corps est en nage
Cette vision me fait souffrir Et cette toile devant moi Comment pourrais-je la finir Car donner ce que je reçois
La fièvre saisit mes pinceaux Vite du bleu nuit et du jaune vif Et utiliser le couteau Pour un relief définitif
Tout cela est tellement beau D’une beauté écrasante Comment puis-je en faire un tableau ...
ÀVincent
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