Le Cœur marigot

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Après la parution du Cœur fou en 2014, Georges Bleuhay a choisi Le Cœur marigot pour titre de son deuxième recueil de poésie, car il considère que tout individu accumule en lui de nombreuses strates de colère, de peur, d’indignation mais aussi de bonheur et de joie comme un marécage digère nombre d’éléments qui se combinent et fermentent au point de laisser remonter une bulle qui vient crever à sa surface.

Il en est de même pour chaque poème qui part du fond du cœur de l’auteur pour venir éclater sur la page de son livre et inonder d’émotions le lecteur. C’est tout au moins le vœu qu’il forme pour cet ouvrage, intime partie de lui qu’il vous livre sans fausse pudeur.


Publié le : vendredi 31 juillet 2015
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EAN13 : 9782332949097
Nombre de pages : 96
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-94907-3

 

© Edilivre, 2015

Citation

 

 

Je dédie ce recueil à la Femme unique et merveilleuse

qui se trouve incarnée dans la féminité de toutes les femmes.

Véritable déesse bienfaisante des temps modernes,

elle rend l’homme meilleur quand elle lui inspire l’Amour

Georges Bleuhay

Préface

Tout s’accélère

Le monde est fou

Le poète a le cœur fou

Il divague

Essaie de faire des vagues

Introspection

Il pèse

Il soupèse

Il évalue

Il compte

Et parfois il se surpasse

Souvent il se dépasse

Il persévère

Plus rien ne l’arrête

Dans sa course échevelée

À la notoriété

Il faut qu’on aime

ce qu’il écrit

et il existe

Et c’est pour cela

Qu’il persiste, persiste et signe

D’une plume légère

Brillante

Sa main ne tremble plus

Il est beau

Il est jeune

Il va de l’avant

Il ôte les oripeaux de l’hiver

il se sent comme un bois vert

Et il compte… les pieds de ses vers

Nicola-Maria Deprez

Mon pays ma patrie

Je suis un imbécile heureux

Comme l’a chanté Georges Brassens

Né quelque part en un lieu

Où se sont éveillés mes sens

Né par accident à Bruxelles

De Liège je me suis reconnu

Ma Principauté éternelle

Dans mon besoin de l’absolu

L’histoire dit qu’elle dura mille ans

Dans cet Occident fragmenté

Mais pour mon âme il est évident

Qu’elle a toujours sa liberté

Et j’y ai planté mes racines

Dans ses héros et leur histoire

Dans son industrie dans ses mines

Que l’on garde encore en mémoire

Oui, je reste Principautaire

Fier de sa terre et ses cités

Jamais l’on ne me fera taire

Dans cet orgueil démesuré

L’homme est le fruit de son terroir

De la culture qui s’en dégage

De tout ce qu’il a pu y voir

De sa magie il est le mage

Oui, j’aime ses forêts et vallées

Ses rivières ses petits ruisseaux

Où dans mes plus jeunes années

Heureux je pataugeais dans l’eau

Bien que j’ai souvent voyagé

Et admiré d’autres contrées

Rien à mes yeux n’a supplanté

Ma vallée de l’Ourthe tant aimée

Je suis un imbécile heureux

Comme l’a chanté Georges Brassens

Mais nulle part je ne me sens mieux

Que dans ma terre d’adolescence

Vivre encore

Une fine perle de larme

Ce matin tombe de mon cœur

Mon cœur blessé bat l’alarme

Et mon esprit s’emplit de peur

Durant ma nuit d’insomnie

J’ai remué cent souvenirs

J’ai vu le film de ma vie

Sans raison je la sens finir

J’ai connu plus de cent douleurs

Des jours sans joies des nuits ternes

Mais aussi de nombreux bonheurs

Oubliant mon cœur en berne

Autant jamais je n’ai été si mal

Que ce matin à mon réveil

Et un ressenti infernal

Subsiste du mauvais sommeil

De la tombe je sens la froideur

Je ne pourrai y échapper

Et j’essaie de dompter ma peur

Je me sens encore respirer

Je sens le sang battre mes veines

Des amours m’attendent encore

Je veux connaître cette reine

Qui ressuscitera mon corps

Une semaine un mois un an

Mais que m’importe la durée

Je veux vivre passionnément

Mordre en cette vie tant aimée

Et un beau soleil ce matin

En séchant la triste rosée

De ce sentiment trop chagrin

Va monter à son apogée

Triste modernité

Loin de la fureur et du bruit

Loin de la fourmilière urbaine

De cette atmosphère qui me nuit

Je fuirai cette vie malsaine

Jouir de la sérénité

D’une nature calme sereine

Et profiter de sa beauté

Pour s’en sentir l’âme pleine

Écouter le chant d’un oiseau

Et frissonner au vent léger

Caressant les frêles ormeaux

Au détour d’un bois déserté

Tremper ses mains dans une onde

Dont la fraîcheur avive le sang

Et voir danser les têtes blondes

Des épis du blé mûrissant

Le champ est proche de la clairière

Et le spectacle est fascinant

Mélange d’ombre et de lumière

Je me sens l’âme d’un paysan

Mais cette joie est éphémère

Car j’ai le corps emprisonné

Dans cette geôle délétère

Des sombres murs de la cité

Et je m’en retourne au bureau

Mener...

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