Le Mal

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Que se passe-t-il au fond de nous, de nos sentiments ?

Jean-François Delame Lelièvre s’amuse par les mots à nous décrire les maux de l’âme.


Le Mal, recueil de textes écrits pour laisser filer vers d’autres rivages la mélan colie qui peut nous habiter.

Publié le : jeudi 7 mai 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782955281215
Nombre de pages : 40
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Sanglots
Je pleure, De ce que tu n’es plus là Je pleure, Pour ce que je ne suis pas Je pleure, Car je te vois qui t’en vas Je pleure, De ce que nous soyons aussi bas. Je pleure, De notre histoire que tu veux finir
Je pleure, De n’avoir jamais su te dire
Je pleure, De n’avoir pu te retenir
Je pleure, Qu’ensemble on ne sache vieillir.
Je pleure, Pour ce que tu n’as voulu être ou été
Je pleure, De voir qu’en moi je t’ai toujours aimé
Je pleure, De ma vie notre vie que j’ai volée Je pleure, De notre amour qui nous a quittés. Je pleure, Que tu n’ais voulu me comprendre
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Je pleure, De n’avoir su t’écouter, t’entendre Je pleure, De n’avoir continué à te surprendre Je pleure, Du temps qui a fini par nous prendre. Je pleure, Sur ce que tu n’as pas vu
Je pleure, De ton départ auquel je n’ai cru Je pleure, De ce que j’ai fait mais non voulu Je pleure, Du couple que nous étions qui n’est plus.
La souffrance
Elle est là, elle envahit l’homme qui se bat Il lutte, se traîne, elle affaiblit son pas Dans son coin, il se meut à grand‐peine Son âme, la souffrance en fait sienne Que dire de ce combat, de cette lutte infernale L’homme sourit, et d’elle il ne se plaint Dans son corps, dans sa tête, il sent le mal Il se tait, il se bat contre elle en vain Ces nuits, ces réveils sont des moments qui le déchirent Jamais en lui, il n’a eu l’envie d’en finir Mais de cette souffrance qui le mange, le pire C’est que pour la taire, il continue à sourire Il pense aux autres, à ceux qu’il aime, et donc aux siens Il ne veut pas en parler, surtout, il ne veut pas leur dire Il ne désire qu’une chose, qu’eux, ils aillent bien Alors de tout son être il a fait un masque de cire
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Miroir
Enfin,unappeldetoi. Pas de numéro, je réponds oui ? C’est moi, Sylvie, le sais‐tu ? Comment oublier la voix d’une vie ? Tu me poses la question qui m’aurait plu Crois‐tu que l’on peut se donner une nouvelle chance ? Moi oui, et toi Sylvie, est‐ce que tu y penses ? Etpuis,denouveau,touts’enchaîne…Enfin,unappeldemoi.Tu connais l’appel alors tu réponds, Pourquoi, aujourd’hui, m’appelles‐tu ? Puis‐je te poser une simple question ? Et de me mettre devant toi à nu. Penses‐tu que nous puissions réessayer ? Moi oui. Et toi es‐tu sûr de savoir l’apprécier ? Etpuis,denouveau,plusriennenousfreine…
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