Le mot Amen ne se prononce pas

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Ce recueil, qui aurait aussi pu s'appeler "la langue originelle", s'inscrit dans une trajectoire amorcée depuis longtemps entre corps et langage. Kinésithérapeute de profession, Méziériste depuis près de 25 ans, Nathalie Picard parle quotidiennement la langue du corps. Ou plutôt ce qui, perçu, vécu et véhiculé par le corps, est pressenti comme une langue. Il s'agit d'instaurer un dialogue. Et saisir l'endroit signifiant du corps, se tenir dans l'aplomb, dans la verticalité où les choses de l'esprit et du corps coïncident pour tenter de parler les deux langages à la fois. Quête mystique par nature sans doute.
Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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EAN13 : 9782296213067
Nombre de pages : 104
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LE MOT AMEN NE SE PRONONCE PAS

Levée d'ancre Collection dirigée par Michel Cassir et Gérard Augustin
Levée d'ancre est une nouvelle collection privilégiant l'écriture poétique. Elle se propose d'abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses formes; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le « noyau de prose» par lequel l'œuvre exprime ce qu'il y a de plus actuel, dans sa construction d'un sens de la poésie. Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie. Déjà parus dans la collection Levée d'ancre
40 - Nanos V ALAORITIS, La boîte de Pandore, 2008. 39 - Maria EFSTATHIADI, Gants avec mains. Traduit du grec par Michel Volkovitch, 2008.

38 - Paul HENRY, Mari d'Ingrid (trad. de l'anglais par Gérard Augustin), 2008.
37
-

Hervé BAUER, Aggravation(s),
-

2008.

36

Michel CASSIR, dieux des dieux des dieux suivi de
de Les banquets 2008. pas, 2008. moment, 2008. de

Chronique d'ici-bas, 2008. 35 - Gérard AUGUSTIN, Nicosie suivi Dinana, 2008. 34 - Anthologie, Douze poètes roumains, 33 - Hiromi TSUKUI, Ceux qui n'existent 32 - Marc FONTANA, Épreuves du grand

31 - Ahmed BEN DHIAB, Le Ba/iseur des songes, 2007.
30 - Catherine LECHNER-REYDELLET, Le Cercle d'or, 2007. 29 - Alain ROBINET, J'logo dans l 'lego des mots, 2007.

28 - Andreas EMBIRICOS, Amour Amour. Traduit du grec par Constantin Kaïtéris, préfacé par Nanos Valaoritis, 2007. 27 - Vladas BRAZIUNAS, Grandes sont les nuits, 2007.
26 - Nanos V ALAORITIS, Anidéogrammes, 2006. 25 - Metin CENGIZ, Après la tempête et autres poèmes, 2006. 24 - Nada HÉLEIW A, Les Sept chants de la Madeleine, 2006. 23 - Bai JUYI, Chanson des regrets sans fin, 2006. 22 - Dino SIOTIS, Le Solstice des anges, 2006.

Nathalie Picard

LE MOT AMEN NE SE PRONONCE PAS Poésie

Préface de Jean-Luc Maxence dessins de Béatrice Picard

L'Harmattan

Du même auteur
poésie

Aux éditions du nouvel Athanor - La vie silencieuse,1993. Poèmesà Maryline, 2001.

~ L'Harmattan, 2008 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fI harmattan l @wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-06980-0 EAN : 9782296069800

Avant dire pour Nathalie Picard

Nathalie Picard, grâce à une écriture dénudée, resserrée comme un poing en exigence de formules essentielles pour donner sens à la douloureuse énigme d'être, une écriture aux résonances quasi liturgiques, parvient à nous faire croire que « l'espoir est plus vrai et plus fou que l'imagination ». Depuis ses premiers recueils que j'ai eu la joie d'éditer sous le sigle du NOUVEL ATHANOR, la première fois au siècle dernier (La vie silencieuse, 1993) puis, en 2001, avec Poèmes à Maryline, Nathalie Picard exprime la mémoire du corps et l'appel de l'âme. Sans fard, cette poétesse suit patiemment les traces d'une étoile intérieure qui ne l'a jamais quittée, en dépit des blessures de la vraie ferveur quand elle n'en fInit pas d'être blessée. Selon moi, toute la poésie de Nathalie Picard essaye d'être un signe reçu, une « lumière éperdue », l'espérance folle de « toucher du doigt où la trace s'efface ». Avec elle, c'est comme si le langage antérieur à la chute originelle pouvait « porter des traces du paradis» ! Et puis, la lucidité est au rendez-vous de cette femme sans concession qui ose s'écrier: « Il n'y a de victoire que sur la peur» et « Ce n'est pas en reniant le diable que la pureté nous vient ». En fait, Nathalie ne cesse de vouloir « changer de regard» et « accepter d'être touchée ». Elle se refuse à penser que c'est la peine d'utiliser des mots compliqués pour nommer la souffrance. Elle éloigne les artifIces. Elle parle « comme un aveugle essaye de voir quand il touche ». Tout, dans sa poésie, 5

est subtil, nuancé, d'une finesse étonnante. Nathalie ose, à contre-courant des modes d'un certain nihilisme facile et profondément conformiste, nommer le diable, l'interroger, le combattre et parfois le chasser victorieusement à force de discerner sa nature! Nathalie Picard demeure à mes yeux d'éditeur la sœur d'invisible adoption du poète dominicain Dominique Cerbelaud (qu'elle ne connaît pourtant pas). De plus, je retrouve dans sa poésie directe et sans fioriture un peu de cette femme de tranquille fraternité et de bonté qu'était sa mère, Nicole Picard, que j'ai eu la chance de connaître et d'apprécier au sein de la Communauté de Saint-Bernard-de-Montparnasse au temps de ma jeunesse chrétienne. D'ailleurs, Nathalie ne dit-elle pas comme une confidence murmurée: « L'origine de la poésie est dans la mère» ? Nathalie nous souffle aussi, à l'oreille du cœur, que « Le diable veut survivre et Dieu ressusciter ». Elle prétend dans le même
élan que « Dieu est aveugle

/

Il ne voit

pas le mal que nous

faisons ». Plus pertinente encore, elle conclue, en mystique authentique, que « Dieu n'éclaire pas / Il illumine ». Avec émotion et reconnaissance, je la remercie. Jean-Luc Maxence

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'Je lui donnerai la manne cachée etje lui donnerait un caillou blant~ et sur ce caillou blanc est inscrit un NOM
que personne ne connaît «

nouveau

si ce n'est celui qui le reçoit.

Saint Jean Apoca!Jpse

À ma mère,
et à ma langue maternelle, à mes enfants, et mes amours, qui m'ont enseigné l'amour, un peu.

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