LE NOUVEL ORBE

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Le poème est un cri, c'est bien simple, et un cri, ça ne se murmure pas avec du trémolo joli et du mou plein la glotte. La poésie doit être criée parce que l'oreille est l'œil de l'aveugle. Alors, qu'elle éclate ! Qu'elle pèse comme une seconde peau ! Qu'elle crève le vent et ses insectes ! Tellement que l'air devienne l'ardoise, la bible du pauvre.
Publié le : samedi 1 juin 2002
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EAN13 : 9782296291348
Nombre de pages : 102
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VINCENT

DAENEN

LE NOUVEL

ORBE

L 'Harntattan

Collection Poètes des Cinq Continents dirigée par Geneviève Clancy, Léopold Congo Mbemba et Emmanuelle Moysan
La collection Poètes des Cinq Continents non seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace d'ouverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an. Déjà parus 292 293
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Patrick RAVEAU, Paroles, en ce pays muet, 2001. Anne de COMMINES, L 'Anabsence ou la Neige de soi.

294 - Patrick Berta FORGAS, Le secret des secrets. 295 - Chekib ABDESSALAM, Bleuir les doigts du monde.

296 - Raphaël HEYER, Vol de Feu 297 293bis -_Patrice LLAONA, Un pas tremblant dans le désert, 2001. 298 - Kamal Ben Hameda, Fragments de lettre à un habitant du centre. 299 - Cécile ELEOUT, L'être à l'autre.

300 - MarianneAURICOSTE,Lettre de Beauce, suivi de Conversation
dans le noir.

301 303 305 307 308

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Mahamoud M'SAIDIE, Le Mur du calvaire.
des fellahs.

302 - Jamila ABITAR, L'oracle
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Nasser-Edine BOUCHEQIF, Ode pour la femme oubliée. MAÏAKOVSKI, Vers (1912-1930), 2001.

304 - Babacar SALL, Les voix de l'aube, 2001.
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306 - Jean MONNET, La criée au silence, 2001.
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AhmedMALA,De cette nuit naissentles aubes,2001.

Jacques GUIGOU, Ici primordial, 2001. 309 - Stanislava SZCZYGLAK, le conte bleu, 2001. 310- Youssef OUAHBOUN, Etreintes creuses, 2001. 311
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312 - ClaudeLUEZIOR,Pour un tesson de lune, 2001.
3 13 314 315 316 317 318 319 320 Salah AL HAMD ANI, J'ai vu, 2001. Georges-Elia SARFATI, L 'heure liguée, 2001. Geneviève CLANCY, Vents des présences, 2001. Philippe TANCELIN, Cet en-delà des choses, 2002. Tanella BONI, Chaque jour l'espérance, 2002. Myriam BEN, Le soleil assassiné, 2002. Xavier ABERT, Avec des pinceaux de sang, 2002. Leopold CONGO MBEMBA, Le Tombeau transparent, 2002.

Victoria THEODOROU, Poèmes choisis, 2001.

à ma Morgane)'

à toi qui m aimes encore

I

(Ç) L'Hannattan,

2002

5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris L'Hamlattan,

- France
Italia s.r.l.

Via Bava 37 10124 Torino L'Hannattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest ISBN: 2-7475-2627-5

Poème I

Attendre et désirer l'inconnu
La mort d'un désir est son aboutissement

Poèltle II

Je n'ai d'autre voix que celle de mon silence je n'ai d'autre visage que celui de mon ombre Et cependant j'ai vu l'horreur d'une paupière intacte sous les ( décombres j'ai vu l'oeil secouer l'étreinte d'une lumière j' ai vu les lèvres dévêtir les peaux Et sous la ruine d'une flamme en feu j'ai vu mon encre relever son ombre

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Poènte III

Quelle est l'ombre qui refuse mon aile Quelle est la veine qui déchire mon sang
Alors que tu rends ma plume libre d'être l'encre

Alors que tu rends mes peaux libres d'être unies
Quelle pitié d'être ce qu'un visage a fait de soi

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Poème IV

Mon coeur a ce visage éteint que la poussière renonce à effriter Splendeur d'une épave sourde terrifiante déjà déposant }'écho où }'encre me reste fidèle Je ne cherche pas à reconnaître ma souffrance mais à rompre l'aile de son envie

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Poème V

Cette chaleur lisse d'une pierre époussetée la sève ignoble qui bout 'écartèle la branche d' agonie
Ces corps qui observent le désir le désir qui n'hurle que sous la paupière qui ne peut éclore que sous la veine Dans ce prisme de silence je déchiffre le moindre son la voix des lieux l'écho d'une feuille qui s'écrase sur le dos de ( l'air

laissée pour morte Ton corps nu ce palimpseste de désirs inachevés ce visage qui se tord dans la ride
Quelle terrible légèreté Mon coeur est à l'état de lumière et son ombre n'est autre que notre bonheur 13

Ma poésie est tout autre maintenant Je ne façonne plus Je dévisage

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