Le prêteur de mots

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Le temps qui passe nous laboure le cœur, cœur de haine, cœur en charpie puis vient l'apaisement, les maux se calment, la souffrance s'éloigne. Le temps de faire des rencontres dont on ignore le poids sur notre futur, des mains tendues… N'est-ce qu'une embellie ? La solitude n'est pas toujours une amie alors on chemine vers les autres, on découvre l'amour puis celui-ci, fruit d'injustice, meurt, la faute à des maux, des mots. Longtemps j'ai aidé, suivi, soutenu et surtout beaucoup de textes écrits pour d'autres, prêteur de mots…
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782304017403
Nombre de pages : 179
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2 Titre
Le prêteur de mots

3Titre
Jean-Raoul Coustures
Le prêteur de mots

Poésie
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-01740-3 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304017403 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-01741-0 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304017410 (livre numérique)

6 .
8
LE PRÊTEUR DE MOTS…
L’auteur, pédigrée…
Cinquante huit années se sont écoulées
depuis mes premiers cris
Mais alors que le sablier égraine sa fine
poussière, a t-il cessé ?
Ecorché-vif, privé d’enfance et
d’adolescence, pour vous tous j’écris
Sans doute pour que mon cœur un jour, qui
sait, soit moins blessé.
Et puis les mots jaillissent, baumes ou pures
révoltes

A nos erreurs répondent nos douleurs.
Chaque souffrance devient alors un cri
Et nos cœurs s’ouvrent à l’infini
Comme un grand livre jamais fini
De nos âmes s’échappent amour et douceurs
Rencontre entre toi et moi sur le chemin de
vie.


9 Le prêteur de mots
Sur des pages qui se voulaient tendres ou
désinvoltes…

Et maintenant place aux mots et aux maux :
10 Le prêteur de mots
UNE MÈRE…
Quand l’enfant du hasard est devenu adulte
Après avoir grandi entre le rejet et l’insulte
Quand le rire est absent à la table de la vie
Que l’espoir est juste un mince rayon d’envie

Quand les mots de douceur sortent de
l‘imaginaire
Quand mes jeunes années, dans un monde
solitaire
Font germer regret et remord d’être venu au
monde
Quand au sein maternel, seule la haine
abonde

Il est temps, mère, de régler quelques comptes
Pour ton amour dont je n’ai eu le moindre acompte !

Refusé à la naissance puis abandonné à
l’enfance
Tu cherchais l’amour des hommes mais pas
le fruit
11 Le prêteur de mots
De tes nuits et tes maints amants
d’inconséquence
J’ai éclos de guingois, et sans faire le moindre
bruit

Maintenant tu n’es plus. Ma dernière
frustration,
N’avoir pu te dire, mon regard plongé dans
le tien
Que jamais tu n’a su m’inspirer d’aimantes
émotions
Se soucier d’un enfant n’est pas élever un
chien…
12 Le prêteur de mots
LE SOURIRE ET LE MASQUE
Figé
Comme un masque
Crispé
Comme animal à la traque

Sourire de circonstance
Parfois qui me démasque
Derrière la mascarade,
Souffrance

Au-delà de mes frasques
La mort au fond des yeux
La vie déjà en rade
J’ai éteins les feux

Glacé
Sourire de politesse
Parfois je craque
Dissimuler

Alarmé
Monde qui m’oppresse
13 Le prêteur de mots
Et je me braque
Malaimée

Sourire de tristesse
Clown de la vie
Plus souvent de détresse
Sourire sans envie

Obligeance
Carnaval de journée
Délivrance
Dans la solitude glacée

Mes sourires ne sont que larmes
Que vous ne voyez pas
Je rends chaque soir les armes
Mais vous ne me voyez pas

14 Le prêteur de mots
A FLEUR DE PEAU
A fleur de peau
Le souffle de la mort m’étreint
Me glace à nouveau
Qui de nous deux feint ?

La vie, la mort
Appels de désespoir
Ainsi va mon sort
Quand resurgit le soir

Au fond de mes ténèbres
La lame brille comme délivrance
Le noir, le blanc, tels des zèbres
Ma vie en surcharge sur une balance

Toi qui me côtoie
Tu ignores mon dilemme
Quand je cherche ma voie
Quand je traîne mon flegme

Tu ne vois qu’un regard éteint
Alors que mon âme vagabonde
15 Le prêteur de mots
Tu me frôle et moi, je feins
Je vogue vers mon autre monde

C’est une terre brûlée
Où s’érigent des croix
Une lande nue et désolée
Du sol semblent sortir des voix

L’une d’entre elle
Dans l’infinie tristesse
Plus aigüe m’appelle
Me nomme et me presse

Entre enfer et paradis
J’erre dans une gare sans train
Détaché de ce que je vis
Où serais-je demain ?
16 Le prêteur de mots
AU SECOURS…
Mes souvenirs me glacent
M’entraînent vers une impasse
Quoi faire, je n’en puis plus…
Je suis tellement perdue…

J’ai au fond de moi une blessure,
Telle une large déchirure…
Un cœur en meurtrissure
Pour une vie entre quatre murs…

Besoin d’amour
Besoin de beaux jours
L’envie de vivre…
L’envie de survivre…

SOS à l’espoir
SOS de chaque soir
SOS dans le noir
17

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