Le sourire des condamnés

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Le désir d'appréhender les frontières entre le blanc et le noir. Ce voyage permanent où nos regards se perdent dans le no man's land délimitant les bonheurs et les épreuves jalonnant nos existences. Edifier rageusement les plaisirs sur le lit des tourments.


Publié le : jeudi 9 janvier 2014
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EAN13 : 9782332655936
Nombre de pages : 142
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-65591-2

 

© Edilivre, 2014

Dédicaces

 

 

A ces si précieuses étoiles qui illuminent parfois le jour.

Citation

 

 

L’homme se rode à la mort en vivant comme un chien.

Ces rêves

Devinant pleinement leurs sourires, je les savais.

Cette verticalité minérale offrait une toile à ma déraison.

J’y accrochai maladroitement la plus belle de mes images.

Celle empruntée au hasard de mes sommeils,

lorsque je me noie des vestales et du ciel.

Qu’ils étaient beaux.

Fous du résultat, quelques nuages se fixèrent

un instant pour les contempler.

Je vis ces géants sourirent et s’émouvoir.

Osant m’interposer, ils me chuchotèrent que

cela ne pouvait-être que le plus beau des rêves.

Mes diamants,

mon unique réalité.

Serrant les poings, je désertai vers d’autres mondes.

Impossible de m’arracher mes étoiles.

Bleu

Le regard ancré, profondément immobile,

perçant les murailles d’un bleu cristallin.

Ombres hivernales lorsque le vent souffle

émerveillant les silhouettes de métal.

La neige embrassait comme une amante brulante.

Fil ténu de la mort à l’agonie,

l’effrayante toile des passions de l’ennui unissait

le songe à l’obscurité.

Nous n’étions plus qu’une des couleurs

pâle de cette unique vérité.

Les yeux fermés

Le fleuve déroulait ses parfums.

Y naviguaient quelques indiens

aux carquois bariolés

recherchant leurs totems que de

terribles pirates avaient, autrefois, emportés.

De bruyants reflets transparaissaient sur les plumes.

Souvenirs de batailles sous la lune.

Le rostre d’un espadon apparut au-delà du miroir,

des bagues et des colliers de perles y étaient accrochés

comme à la lame d’un berger.

Scrutant son œil, on vit les hippocampes tirant l’attelage

du trident allongé.

Que n’avait-il vu ce voilier de chair ?

Puis les forêts des tropiques passèrent.

Sauvageons dans les feuillages, se demandant

où les menait ce voyage.

Des jongleurs et des lions,

des chiens en veston,

un tambour donnait le ton, des soleils,

un fleuve de sensations.

Un squelette

Parcourant ce monde, armure d’or,

futile tu n’as pas de corps.

Une bouche sans fruit,

comme le soleil la nuit.

Hèle l’amour, trouve la folie,

la vie défile,

la rose s’enfuit.

Fixement

Une chaise sur fond blanc s’ennuyait profondément,

regardant se mouvoir les passants

comme simples branches au vent d’Autan.

Il s’y assit.

Emu de ses envies,

cueillit un œillet rouge, l’y déposa pour la vie.

Passe

Vogue ma vie

je suis ton unique passager.

De la fenêtre ouverte je vois passer les années.

Les rides me sillonnent,

l’expérience m’emprisonne.

Clandestin de ma destinée

j’attends l’ultime jour sans être affligé.

Les ailes ne sont que fumée,

mes seuls espoirs se sont désespérés.

Florale

Elle traversait un océan de feu, nonchalance inouïe,

précieuse et fière.

Un halo lumineux la baignait, un rayonnement indécis.

Lorsque ses rêves empruntaient de mystérieuses nuits,

ses sœurs les étoiles incendiaient les galaxies.

Dès l’aube, le soleil à son paroxysme tentait de la séduire.

Qui était-elle ?

D’autres géants lunaires éructaient des torrents de folies.

Immuables incandescences, elle savait leurs pensées.

Elle savait leurs rêves de grandeur.

Juste les écouter, ne pas les froisser.

Impudique elle les chérissait.

De ce foisonnement de merveilles pouvais-je faire partie ?

Moi l’animal tapi, je le désirais à la folie.

Qui était-elle, je vous en supplie ?

Ames volubiles

Les corps sont de magnifiques vaisseaux qui mènent vos existences.

Vos rêves, vos envies y sont compartimentés comme

livres anciens sagement posés sur les bordées d’une goélette échouée.

Cœur, horloge de cette promenade automnale, bat régulièrement.

L’univers enfile un habit poussiéreux et blanc.

Il fredonne sagement.

Quelquefois cet ordre se révolte et de ce sursaut

nait la rage d’un désir, le tourment amoureux

d’un corps qui résonne.

Alors la lumière déchire cette enveloppe de chair

pour s’enivrer d’un hurlement.

L’écorce se fait peau.

Le regard se fait lame,

le cœur se fait arme.

Vos corps y révèlent les désordres passionnés.

Les schizophrénies s’affirment impitoyablement

faisant des quelques princes d’impassibles Persées.

Le flamboiement qui révèle au plus profond

de la nuit la forêt incendiée, en est-il le révélateur ?

Ne serait-il que le poignard transperçant le cœur ?

La forêt le sait.

Le poignard ne le sait pas.

L’heure est...

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