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Le Temps

De
86 pages

« Joseph Yancolo est né le 26 octobre 1941 dans un petit hameau de la ville de Le Moule à l'est de la Grande-Terre en Guadeloupe. Après être allé à l'école dans son île, il poursuit ses études supérieures en mathématiques et en économie à Paris et à Montpellier.
Joseph Yancolo rédige son premier poème, L’Homme au bâton, en 1955.
Depuis, il n’a jamais cessé d’écrire de la poésie. En 1989, l’ouragan Hugo a emporté pas loin de trois cents de ses textes. Suite à cet événement, l'idée lui est venue de publier ses poèmes. »


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Cet ouvrage a été composér Edilivre
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-99736-4
© Edilivre, 2017
Uu même auteur :
*Aux éditions Amalthée (Nantes 2008) Parterre d’orchidées(poèmes) *Aux éditions Edilivre (Saint Denis 2013) Volée de colibris(poèmes) La tuerie du 14 février 1952 au Moule(récit romancé) * prochainement : chez Edilivre Le Temps(Poèmes) Contes pour enfants *Autre Editeur De la création d’une section syndicale C.G.T. aux événements de mai 1967 en Guadeloupe (Théâtre)
Si tu lâches le temps Tu brades ta liberté Mais si tu veux être libre Il faudra gérer ton temps Tout le temps !
J. Yancolo
Note
Le temps, la mort, sont pour l’homme, en tout cas pour un grand nombre d’entre eux, un binôme obsessionnel de fin de vie. Le temps se mesure par sa durée. Un jour je me suis demandé s’il ne valait pas mieux mesurer l’espérance de vie en seconde, minute, voire même en heure ; ne serait-ce que pour avoir l’impression de vivre longtemps, plus longtemps sur cette terre. Ainsi, quelqu’un pourrait vous dire : Dis donc, tu n’as pas l’air si vieux que cela, combien ? Moi ? J’ai déjà un bel âge, j’ai un peu plus de 700 000 heures. 700 000 heures ! Non, tu plaisantes ! En tout cas c’est une bien longue vie. Il y en a qui savent braver le temps. Comme on peut se rendre compte, c’est un exercice fastidieux que de mesurer en heure la durée de vie. Même les mois seraient lassants car ils défileraient bien trop vite à mon goût. Alors j’ai dû me ranger au choix séculaire ; malgré le fait qu’à mon âge les ans donnent le vertige à s’empiler à vitesse si folle. J’aurais pu choisir la décennie mais sa bizarrerie me gênait. Et puis les gens normaux ne comprendraient rien à m’entendre dire : Oui, j’ai 6 ou 6,8 décennies. Alors, Je me suis résigné à rester dans les normes. N’empêche que je guette toujours le temps espérant le voir un jour ou l’autre ralentir son défilement fou. Finalement je suis un obsédé du temps qui passe. O Temps suspend ton vol disait le poète. Je pourrais pousser la même exclamation, mais peut-être pas pour les mêmes raisons. Pas pour savourer les rapides délices des plus beaux de mes jours. Non ! Plutôt pour réaliser mes multiples projets alors que la mort s’est embusquée au détour du chemin. Encore une qui ne cesse de m’obséder ! Il faut dire que depuis quelque temps elle ne se lasse pas de rafler autour de moi certains de ceux que j’aime. Oui ! Le temps coule trop vite. Un torrent d’eau silencieuse, le temps. Malgré tout, je dois l’avouer, je profite de temps en temps de « mes délices du temps ». Si le temps vous manque, ne vous stressez pas. Prenez votre temps. Le temps est une richesse. Plus vous en êtes pourvus, plus vous voulez en avoir. Alors prenez votre temps tout le temps. Si les textes que je vous présente en vrac dans ce recueil tournent autour du temps et de la mort entre autres, je vous assure que je suis un homme de demain. Un homme d’avenir. Un homme qui croit que dans sa prochaine révolution sociale la classe ouvrière révolutionnaire mondiale émancipera l’homme. Elle le libérera du profit et partant de l’exploitation de l’homme par l’homme et de l’oppression. De cela, j’en suis profondément convaincu. Mais pour se faire il faudrait lui consacrer un peu plus de notre temps et surtout apprendre à donner du temps au temps.
Lyannaj
n grondement remplit l’atmosphère S’enfle s’enfle dans les rues de la ville Une vague humaine à faire trembler l’ennemi Un tsunami de colère Et des slogans fusent contre « tout pwofitasyon » Criant au lyannaj Lyannaj kont pwofitasyon !
Parcourant rues ruelles avenues et boulevards Pénètrent vident cases appartements Et mêmes villas Entraînent les passants Charroient les badauds Dans le gonflement lourd du défilé Dans le cri strident du cœur Un lyannaj kont pwofitasyon !
La Gwadloup sé tannou La Gwadloup sépa tayo Yo péké fè sa yo vlé Sa yo vlé adan péy an nou
Et ça gronde gronde gronde Et ça enfle enfle enfle Un vonvon géant dans la ville Et les voix montent montent montent encore Jusqu’au firmament Là où crèchent les puissants la queue entre les jambes Et le chant du défi claque ! Et le félon tremble dans son smoking de satin !
La Gwadloup sé tannou La Gwadloup sépa tayo Yo péké fè sa yo vlé Sa yo vlé adan péy an nou
Les petits-bourgeois confinés sur les berges de la Grande Rivière colère Regardent passer le torrent d’exploités Les yeux mi-clos pour ne pas trop en voir Tremblent de crainte de corps raide Qu’ils ne...