Le Voyage d'été

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Chine, Inde, La Havane, Saint-Petersbourg, Londres, Alexandrie et Le Caire, Madrid et Barcelone. Les sept grands poèmes qui composent ce recueil jouent des couleurs et des sons, des voix et des mots de ces destinations et de ces séjours d'été. Ce sont aussi des récits intimistes, des récits de solitude, car le narrateur, lui, est resté, et il est contraint d'imaginer, à partir de lettres et de cartes postales, ou de ses propres souvenir de voyages, de lectures et tout simplement de noms de pays à partir desquels toutes digressions et toutes divagations sont permises.
Publié le : jeudi 16 février 2012
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EAN13 : 9782818010495
Nombre de pages : 93
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Le Voyage d’été
Jean-Jacques Viton
Le Voyage d’été
Aventures
P.O.L e 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6
Ouvrage publié avec le concours du C entre national du Livre
© P.O.L éditeur, 1999 ISBN : 2-86744-695-3
à D ominique C lément et à l’EnsembleALEPH
(… ) ici, à Lhassa, j’entrevois enfin une partie du sens de tous ces récents voyages. C e qu’à Pékin je t’écrivais de mon auto-éducation, semble doucement s’éclairer. Il s’agit en fait d’une véritable auto-décollation à laquelle je me dois maintenant de travailler (… ) Liliane G iraudon, juillet 1998
tout de même réussir à savoir ce que regardent les sept oiseaux qui passent en formation triangle
chattanooga
chattanooga
ces vibrations les rendent fous
pas corneilles
pas canards
choo choo
pas corbeaux
sept oiseaux plutôt noirs plate forme articulée filant vers un coin d’ailleurs cette faille ridée sous un voile d’eau de sept couleurs
elles regardent elles voient ces classiques maquettes propulsées à coups de plumes ramant dans l’air épais
à tire-d’aile se dirait en prenant les ailes pour des avirons doubles
ils sont bien sept
lourds lents ils bougent ils se balancent ils besognent sans cris
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enfin ils volent dans la découpe de leur espace vide les ailes sont puissantes impératives elles les conduisent parmi les ombres vers les étagères du chaud tandis que dans les champs détrempés souffle une bourrasque glacée
à quelle nation d’oiseaux appartiennent-ils quand ils auront disparu reviendront-ils comme une roue sur un rail une régulière oscillation de mécanisme céleste
je sur veille le clignotement des passeurs algébriques je ne sais s’ils s’agitent sur place ou si leur trajectoire s’est prolongée
j’ai cette même impression que provoque la traversée d’un tunnel en tronçons par inter valles surgissent des barres brèves de lumière extérieure différente pourtant de la lumière avant-après les tronçons
et la question revient
ils regardent quoi ces oiseaux porteurs de leur ventre bourré de déchets têtes têtues becs obliques stupides fanions-réclames annonceurs de promotion d’une escadrille C oncorde
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