Les Amours inachevées

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Les Amours inachevées est un recueil de poèmes retraçant les émotions d’une âme et les sujets sensibles d’une génération africaine sans repère. Les textes y sont inspirés par le deuil, les ruptures amoureuses, la vie au village et la vie dans les villes africaines, l'instabilité politique et l'incertitude du lendemain, la lutte entre le désespoir et la combativité, la solitude de la vie en Occident et la nostalgie de la merdique terre natale tant adorée, la tentation de l'ailleurs et l'appel du devoir sur un continent que les cerveaux et mains habiles désertent... L'amour y interpelle du début à la fin la jeunesse de l'âme en servant de fil rouge à l'inspiration, foulant parfois aux pieds les règles de l'art.
Publié le : lundi 31 août 2015
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EAN13 : 9782332880079
Nombre de pages : 98
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-88005-5

 

© Edilivre, 2015

Dédicaces

 

 

Je dédie

LES AMOURS INACHEVEES

A

Ma défunte grand-mère Joséphine EKEBE pour l’éducation traditionnelle et la formation humaine qu’elle m’a données ;

Mme Judith IBATA OLOKAWOUNA et Mr IBATA Ruffin Cyr Bonheur pour avoir sauvé mes études ;

Tous les saint-cyriens du monde en général et tous les baloub’s en particulier ;

Owen Ulysse OLINGUI HOLA et sa merveilleuse mère ;

Toutes celles qui, d’une manière ou d’une autre, de près ou de loin, m’ont aimé, inspiré et encouragé !

Remerciements

« Celui qui a beaucoup d’amis les a pour son malheur, mais il est tel ami plus attaché qu’un frère ». Proverbes 18 : 24.

Mes sincères remerciements à :

– Yamelly MBENOUE IMPOUMA,

– Mr Serge Lunick ALOMBI,

– Racines Gatien BONGA

– Mme Tyane ICKAMATH

Et Divia Helena TONGOMOYI

Pour leurs innombrables services.

 

Brulez de l’encens pour que l’esprit se répande dans le temple

Tourmentez l’esprit pour que de beaux chants en ressortent

Torturez le cœur pour que l’âme s’exprime sans retenu

Allez-y amour

Allez-y beauté

Allez-y femmes

Allez-y chagrin

Allez-y incertitude du lendemain

Allez-y soucis

Allez-y envie des choses

Allez-y galère

Allez-y trahison

Je suis prêt

L’Esprit enceinte

Le Moulin à pensées est de retour…

Pour des pensées d’amour

Et des vérités sans humour

Il s’en fout d’être glamour….

L’esprit depuis fort longtemps enceinte

Veut seulement se décharger du fardeau qui son âme éreinte

Sans lamentations ni plainte

Dans la joie ou la crainte

Chez lui ou dans d’autres enceintes

Par césarienne ou par voie basse

Chez la matrone des forêts où l’on vit de chasse

Au dispensaire du quartier ou dans un hôpital classe

Il faut qu’aux douleurs de l’enfantement il fasse face

L’enfant se nommera les « amours inachevées »

On peut encore à d’autres noms rêver

Parfois il faut attendre que l’enfant se soit levé

Pour choisir le nom qui pourrait son destin couver

Combien de Jean Paul Pierre Luc Mathieu

Voire de Mohamed et de Jésus ont servi Dieu ?

Son nom m’importe peu

L’accoucher c’est tout ce que je veux

Angers, le 07 juin 2012

Dernier départ

Vous qui de mes nouvelles demandiez

Vous qui ma vie à Dieu recommandiez

Me voici

Annoncer la séparation cette fois-ci

L’au revoir de celui qui a fait maintes fois ses adieux

Sans jamais rejoindre ses aïeux

Est rarement pris au sérieux par les cartésiens

Mais je partirai pour longtemps loin de tout et des miens

Privé de mon héritage

Avec pour seul bagage

Un baluchon de regrets sur la tête

Jamais l’avenir ne m’inquiète

Le passé m’a déjà fait vivre la pire des disettes

Je ne sais pas où je vais

Il y a longtemps que j’ai enterré ce que je rêvais

Mais comme il fut six fois à Pau

Je sauterai dans les nuages sans me soucier de ma peau

Éleveurs de volailles, égorgez les vieux coqs

Que l’on fête ce départ pour atténuer le choc

De la séparation qui restera sans réparation

Et si les enquêteurs vous racontaient un jour ma disparition

Qu’au bon Dieu seul aille toute l’adoration !

Angers, le 29 Mai 2011

La Chasse au chasseur

Au Congo nous n’avions pour alcool que le vin de palme

Ceux qui s’enivraient ne perdaient pas leur calme

Maintenant que dans le champagne tu sais ta gêne couler

C’est sur ma promise que tu veux te dessoûler ?

Tu n’as donc acheté et décoré ta voiture

Que pour proposer à mon âme sœur des aventures ?

Le pays est petit ; chacun connait tout le monde

Et la terre est une roue bien ronde

Pourquoi déclarer la guerre sans te renseigner papa ?

Le silure dit adieu à ses petits avant de mordre à l’appât

Le mille pattes ne survit pas au feu de brousse à toutes les saisons

Crains la mort et épargne-moi de la prison

Les neuf premières bêtes que ta queue a attrapées

Appartenaient à des plantigrades par tes chiens épatés

La proie dont tu suis désormais la trace

Est à un lion qui ouvre contre toi la chasse

Apprends la réaction à l’embuscade

Et bois toutes les bouteilles de muscade

A la fin de la partie il n’y aura qu’un survivant

Et en légitime défense je suis rarement décevant

Angers, le 25 Avril 2012

En mémoire de Jitka

En mémoire de Jitka

J’achèterai des Chilka

Pour défendre en tout cas

La bonté que jamais le temps ne révoqua

Pour préserver ce souvenir agréable et utile

Je m’éloignerai des grandes villes

Eviterai les idées mercantiles

Pour entretenir la nostalgie fébrile

Planterai le long du grand fleuve

Des vergers produisant aussi longtemps qu’ils peuvent

Pour nourrir les enfants de la veuve

Qui devant le prix galopant des aliments s’émeuvent

Aussi des rosiers géants

Des séquoias, des cèdres du Liban

Des okoumés et des acajous parsemés de bancs

Faits en tronc de baobabs et en défenses d’éléphants

J’y mettrai des signaux de luminosité intense

Où réfléchisse la sempiternelle pluie dense

Sous laquelle ma mémoire danse

Avec celle à qui toujours je pense

Afin que dans quelques millénaires

En survolant de nuit mes terres

Les pilotes et jeunes partenaires

Admirant la villégiature du solitaire

Se souviennent qu’à Sciences-Po

A défaut de troupeaux

Je voulais offrir ma peau

Pour ramener au Congo

Le flambeau

De la bonté et du beau

Brazzaville, le 2 août 2011.

Ainsi chantait la femme Mbeti

« Mon amour que j’ai choisi

Comme un peuple libre

Elit l’homme qui dans son âme vibre

Restera la branche vivante ou moisie

A laquelle j’accrocherai mes désirs et mes envies

Ainsi que les dictateurs s’accrochant au pouvoir à vie

Le mari que j’ai eu par coup de foudre

Que j’ai rencontré par enchantement

Et non par arrangement

Qui osera me l’arracher ira aux urgences des plaies coudre

Car le mari n’est pas un paquet de chewing-gums Hollywood

Que l’on se partage entre amies sur les plages de Bollywood

Merci à qui lui fera à manger

Merci à qui lui offrira du plaisir

Merci à qui pourra son attention saisir

Mais qu’elle aille avec lui au-delà de Tanger

Ici je me suis liée d’amitié avec toute la nature

Pour qu’elle me le surveille de manière sûre

Si elle...

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