Les Cris du silence

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Je voudrais chaque jour vivre, Vivre, couronné d'une âme libre Qui ressent la lumière céleste dans ses fibres, Et dont la nature est imprégnée du sacré livre; Vivre sous un soleil à rayons nouveaux, Suivre la puissance de l'âme, De l'âme dominant sa rage; Suivre l'élan vital de l'oiseau, De l'oiseau sorti de sa cage Aux sons sacrés du tam-tam; Chanter les coeurs meurtris, Pour les retrouvailles de l'harmonie, La traditionnelle harmonie du paradis.
Publié le : jeudi 8 octobre 2015
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342043167
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342043167
Nombre de pages : 90
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La Femme du paradis, les éditions du Net, 2013 La Main qui écrivait toute seule sur le mur, les éditions du Net, 2014
Hyacinthe Semenou LES CRIS DU SILENCE
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120540.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
LES CRIS DU SILENCE
1 Le matin des âmes renouvelées Fait vibrer la noblesse des sentimentaux, Par les rayons éternels orientaux Qui font disparaître une nature endeuillée Par l’amertume des créatures sans armes. Un jour, pensé-je, il n’y aura plus de larmes Que celles qui sont enrichies de joie Dont ma nature fait foi.
Car déjà, le soleil redevient maître, Maître sans pareil des saisons Dans les éternelles vibrations célestes des sons, Serrant sous son étreinte, l’âme du traître.
Je voudrais chaque jour vivre, Vivre, couronné d’une âme libre Qui ressent la lumière céleste dans ses fibres, Et dont la nature est imprégnée du sacré livre ;
Vivre sous un soleil à rayons nouveaux, Suivre la puissance de l’âme, De l’âme dominant sa rage ; Suivre l’élan vital de l’oiseau, De l’oiseau sorti de sa cage Aux sons sacrés du tam-tam ; Chanter les cœurs meurtris, Pour les retrouvailles de l’harmonie, La traditionnelle harmonie du paradis.
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LES CRIS DU SILENCE
2 La forme des cases des ancêtres Dont les pailles tressées s’enchevêtrent, Rappelle les pyramides d’Égypte Qui ne manquaient guère de cryptes.
L’Afrique de mes merveilleux ancêtres, Ancêtres qui aimaient le champêtre, Ancêtres dont l’amour pour la nature Leur confiait une existence sûre ; Cette Afrique de l’Ange du Soleil, Cette Afrique des fils des merveilles, Cette Afrique courtisée des races Pour ses laits miniers naturels, Cette Afrique aux traits fraternels Est aujourd’hui amèrement démolie Par ceux qui épousent la folie Ceux qui rendent déséquilibrée son existence Pour le compte d’une course dans le mauvais sens.
Lorsque le coq chantait Pour annoncer le lever du jour, Lorsque le mouton bêlait Pour exprimer son nouvel amour, L’ancêtre saluait le soleil Qui se levait à l’Est de sa case, Prend l’outil et va au champ, Fredonnant, signe d’un joyeux chant.
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LES CRIS DU SILENCE
Lorsque le soleil se pointait sur sa tête, L’ancêtre saluait sa case ensoleillée, Allait se reposer sous le baobab, émerveillé Par la vitalité dont vibrerait la terre, Cette terre notre éternelle mère Qui nous voudrait toujours en fête Mais que notre ignorance ébranle trop souvent.
Lorsque le soleil se couchait à l’Ouest de sa case, L’ancêtre se retournant à la maison Remerciait le Ciel pour cette nouvelle phase Qui lui faisait apprécier la joie des saisons. Grand-mère ferait la sauce au gombo Qui éloignerait l’âge du tombeau. Les enfants s’amuseraient au clair de lune Et rêveraient dans leur sommeil des fortunes. La case de l’ancêtre valait des châteaux, La case de l’ancêtre valait mille chapeaux.
Afrique du soleil et de la lune ! Afrique du Nil, Afrique du Sénégal, Afrique du Zambèze, Afrique du Congo, Afrique de l’Orange, Afrique de la Volta, Afrique du Mono, Afrique du Niger, Afrique des rivières et des fleuves, Afrique des terres fertiles aux métaux précieux ! Où as-tu caché la paix Qui vibrait dans la case ensoleillée de l’Ancêtre ?
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LES CRIS DU SILENCE
Aujourd’hui, tes fils les yeux dans les oreilles, Dorment sous la pyramide des fusils ; Aujourd’hui, tes fils, l’estomac dans la tête, Sillonnent des distances sans eaux, Sillonnent des distances sans manioc ; Aujourd’hui, le miel des récoltes en joie Est devenu un souvenir, un mythe. Aujourd’hui, le cœur n’a plus de sentiments Que celui de la haine, Et la musique des armes à feu Impose sa loi aux roses, Et la musique des armes à feu Impose sa loi aux brebis Au grand profit des vampires de loups, Et la musique des armes à feu Impose sa loi aux doux peuples des colombes En incendiant sur son passage tout ce qui vit.
Avant, un fils était un cadeau du ciel ! Aujourd’hui, le fils ne connaît plus le père, Le père ne connaît plus le fils, La fille ne connaît plus l’autorité de la mère, La mère a perdu son amour pour sa fille, L’ami d’hier devient l’ennemi aujourd’hui Et le virus du pouvoir sacrifie la voix des faibles. Nous vieillissons avant l’hivernage, Nous mourons avant l’âge.
Si la joie qu’irradiait la case De l’ancêtre sous l’amour du soleil Et sous les soins tendres de Terre-Afrique Renaissait à l’ombre du baobab !
Si la joie qu’irradiait la case De l’ancêtre sous l’harmonie Des bonnes vibrations des créatures Réapparaissait de nouveau !
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