Les Lueurs de l'âme

De
Publié par

La bestiole, dans sa tête triangulaire, ourdissait l'intrigue... Elle allait défaire le lien triangulaire du couple et de leur dieu. "...Et la belle sort de l'eau, en dehors de l'onde, elle a bougé, l'oeuvre est fichue, Mais personne ne gronde, sauf l'orage au loin qui s'approche. Ce jour était écrit sur de la roche... Puisque la fille ne fut qu'à peine dessinée, Son visage peint mais comme chiffonné, Et que la pluie avait tout décidé. Ils coururent tous les deux en riant... C'est l'onde du ciel, l'eau des nuages déversant à la verticale Les cordes mouillées de l'orage, qui fit du peintre et de sa muse Les plus belles images." "Et je pensais vivre toutes mes heures dans l'alentour de votre lieu. Je voulais rire de nos bévues, de nos égards, Mais l'un d'entre eux me fut un dard."
Publié le : jeudi 13 mars 2014
Lecture(s) : 21
Tags :
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342020687
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342020687
Nombre de pages : 114
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Philippe Diaf LES LUEURS DE L’ÂME
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119431.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014 Illustration de couverture : Huile sur papier de Philippe Diaf. Photographie de Philippe D’Hennezel.
LES LUEURS DE L’ÂME
1. Au feu de l’âtre La vie s’est consumée au feu de cheminée D’un âtre désinstallé. Les bûches de ces jours Crépitent malheureuses En bruit à peine sonore Que nul n’entend encore. La vie s’en est allée au feu de vérité Dans la chaleur désabusée D’un douloureux amour mal aimé. De cet amour rageur est né le feu Gémissant et brûlant Dispersant dans la maison La fumée du désespoir, la pensée de rien vouloir Les traces de suies sur les murs envahis. Une épaisse noirceur lourde, traîne. Une atmosphère étrangère et proche Égraine le temps et ronge l’âme Dans une odeur infâme de fin de vie, De drame, d’intense et d’ennui. Pourtant ce feu malfaisant au demeurant Éclaire une autre vie, annonce un autre amour Que l’on ne sait pas encore, que l’on ne comprend pas vraiment Et l’immense drame moqueur au feu des cendres trompeuses Se change en une danse joyeuse, vive et chaleureuse Pour un autre amour, une autre chose.
7
LES LUEURS DE L’ÂME
Et dans l’âtre réinstallé, de pierre ou d’albâtre La vie s’écoule, les rôles s’inversent, le cœur bat La joie s’ébroue, la pièce s’émeut, les bûches se meuvent. Du crépitement jaillit la nouveauté, la lumière pour les autres Et soi-même et le son rieur maintenant De la cheminée recommencée Se propage lentement et court au dehors crier. Le 31 décembre 2011, 5 h du matin.
8
LES LUEURS DE L’ÂME
2. Nos amours fanfaronnes Elles ont couru çà et là nos amours de toujours Elles attendaient un absolu qui n’est jamais venu. Elles s’ébrouaient en de vertes prairies d’illusions, Et croyaient au jeu facile d’un sourire adolescent, Rieur, et de velours, insouciant, leste et futile. Elles pensaient recevoir au champ d’honneur La médaille de victoire, d’or ou bien d’argent. Mais ne sentirent en avant qu’une noire humeur Qui s’accrochait aux cœurs de leurs deux amants. Elles furent soudain bringuebalées, tournant, virant Haletant presque, bouche bée, ne sachant plus ni danser ni chanter Ni sonner même, dimanche au clocher. Elles croyaient résonner de mille sons divins Mais se sont fourvoyées aux lendemains fêlés, craquelés, vils et vains. Les flèches de Cupidon, les arcs d’amour, les chants d’oiseaux, Elles ne les ont vécus que par ouïe dire, en vers omis. Aucun poème en effet, ne put les éblouir, nulle ballade les ravir. Elles ont fanfaronné ces amours galopantes, en des aires, de tout dépourvues. Elles ont gambadé, virevoltantes et toutes décousues Elles ont frôlé des possibles, rudoyé les pensables, Révolté le banal, tutoyé l’idéal. Elles ont pensé vendanger des crus Et elles ont cru moissonner les adorables.
9
LES LUEURS DE L’ÂME
Les alouettes et les miroirs se sont soudain réjouis, les merles se sont moqués, La lame du couteau s’est enfoncée, mais nos amours courraient tou-jours. Rien pour les arrêter, ni les désarçonner. Le fier coursier en avant, tête baissée au vent du jour veut, seul, voir sienne la médaille. Il est maître il est dieu. Amour guerroyant, Il gagne, vainqueur, éternel amant, solide et guère mourant. Et puis nos amours, fanfaronnes jadis, coulent enfin, Et puis elles tissent Des jours heureux, des nuits vaironnes, multicolores Puis elles frissonnent. Elles ont vécu, elles ont triché, déçu, viré, mais nous importe, elles ont aimé et ne sont mortes. Le 5 janvier 2012, 19 h 30.
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.