Les marguerites

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Les marguerites de Ben Mage sont une exhibition de son coeur trituré par mille folies humaines, dans un monde où l'argent donne l'onction du pouvoir, où le cumul des diplômes est sans intérêt, où le pouvoir, la gloire et les avoirs sont un pacte et où les hommes sont femmes ; un monde vicié par la corruption, le faux, le détournement, la famine, la trahison... et où chacun pointe un doigt accusateur sur l'autre.
Publié le : mardi 1 mai 2012
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EAN13 : 9782296492301
Nombre de pages : 90
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Les marguerites
FEMMES ET SAVOIRS Collection dirigée par Alice Delphine TANG La collection « Femmes et savoirs » intègre tous les ouvrages qui contiennent des savoirs diffusés par les femmes, des savoirs diffusés pour les femmes et des savoirs diffusés sur les femmes. Dans ces rubriques se retrouvent aussi bien les œuvres de fiction (roman, nouvelle, poésie, théâtre, épopée, conte, etc.) que les essais littéraires, philosophiques, ethnologiques, anthropologiques, sociologiques et mythologiques. La collection « Femmes et savoirs » est un espace scientifique dont le but est de donner une grande lisibilité des écrits réalisés par les femmes ou portant sur les femmes. Déjà parus Serge Cyrile NWAWEL,Reflets. Poésie, 2012. André Marie AWOUMOU MANGA,Le coupable. Pièce de théâtre en cinq actes, 2012. François A. NTSAMA,Partage. Poésie, 2012. Stéphane DE MÉGAHSHI,des siècles. Le trône L’héritage du pacte sacré. Théâtre, 2012. Antoine Didier MBANGO,Mabola, la fille des douleurs ou le parfum maudit, 2012. Laël LONBON,Les mues : entre us et usure. Poèmes, 2012. Olivier G. H. NGAH,Une épine dans le cœur. Roman, 2012. Olivier G. H. NGAH,Il y a un soir en 1973… Théâtre, 2012. Arie Serge EMOSSI de BEGNI,Tribulations. Nouvelles, 2012. Arie Serge EMOSSI de BEGNI,Ma plus belle lettre est pour vous. Roman épistolaire, 2012. Jean-Claude FOUTH,Femme émancipée, 2012. Paul Emmanuel BASSAMA OUM,Le retour à la vie du prisonnier, 2012. Marie-Rose ABOMO-MAURIN,L’écriture du politique dans le roman camerounais, 2012.
Ben Mage Les marguerites
Poésie
Avant-propos d’Issafa Linjuom
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99050-0 EAN : 9782296990500
Cet opuscule est dédié à : Ma sœur aînée Ngo Minka Nadège
SOMMAIRE Avant-propos ..........................................................................9 Me voici ton fils....................................................................13 Adonis et Soprani.Dialogue.................................................21 Ma plume ..............................................................................41 Corruption.............................................................................43 Etoile du matin......................................................................45 Quelle vie ? ...........................................................................49 Amies d’Internet ...................................................................51 Pays.......................................................................................53 Homme .................................................................................55 Vie ........................................................................................59 Filles de rue ..........................................................................61 Encore du sang......................................................................62 Quel monde ?........................................................................63 Bien-aimée............................................................................67 À mon frère...........................................................................69 Partir .....................................................................................71 Merci.....................................................................................73 Si j’avais su...........................................................................75 Les faux amis ........................................................................79 Paix à ton âme.......................................................................81 Couleur .................................................................................83 Le mort .................................................................................85
Avant-propos
La demande expresse qui m’a été faite de commettre un commentaire sur l’œuvre d’un poète en herbe, de surcroît, un de mes anciens élèves de classe terminale au lycée de Matomb, ne pouvait mal tomber car c’étaitm’ordonner de renouveler une indicible douleur. Très vite, le malaise s’est apaisé lorsqu’ayant parcouru le recueil, j’ai constaté enfin que le babillement poétique perceptible, à l’époque, dans la vaste culture littéraire et le questionnement permanent de cet élève n’a simplement pas accouché des parchemins, bien plus, a confirmé des dispositions réelles de créativité. Certes, l’écriture va dans tous les sens comme pour faire sens à un environnement littéraire camerounais toujours en quête de repères. Mais, elle est l’image de Ben Mage rêvassant alors que le professeur répond à une question qu’il a lui-même posée ; ou des contours complexes de son raisonnement, évasif, biscornu et parfois logique, sur les problèmes soulevés lors des cours de littérature.
Le parallèle est aussi vite tracé entre les déambulations poétiques de Ben Mage et les préoccupations d’une jeunesse africaine immolée sur l’autel du développement du continent et, en même temps, conviée aux sabbats planétaire du désœuvrement. Si d’autres de la génération sacrifiée s’immolent par le feu et soumettent la société tout entière à des journées de colère ou à un patriotisme de niais, ce jeune auteur ne décolère aussi pas quand il transcrit son amertume comme pour valider l’aphorisme hippocratien «ars longa, vita brevis(l’art est long, la vie courte) » et pour attester, à la suite de Juvénal, que : «indignatio versum(l’indignation fait (jaillir) le vers) ».Les Marguerites,florissant de vingt-deux pétales de poèmes dont le style ventile les stigmates du râle de l’impétuosité juvénile, s’exfolie pour marquer la trajectoire initiatique de l’auteur au sens profond des choses, à la pratique incantatoire et à l’exorcisme des démons de son existence.
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