Les morsures de la terre

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Infatigable voyageur, il marche le long des chemins, à travers les pays, à la rencontre de cultures différentes mais ô combien enrichissantes. Confronté au milieu et non plus spectateur passif, son analyse revêt d'autant plus de pertinence qu'elle est en prise avec une certaine réalité. Un recueil qui révèle, par une écriture sensible, la beauté sauvage des paysages du Burkina Faso et les souffrances de son peuple.
Publié le : jeudi 1 octobre 2009
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EAN13 : 9782296683822
Nombre de pages : 65
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Note de lUauteur

Dansle don desoi, onquitteun instant sa vie, on l'échange
contre laflamme du vent.Uneviesanspartage est unevie
que l'on nequitte jamais, étouffée detoutcequ'elleretient.
Alors, explorerle don desoi danslechocdescultureset
des rapportsàlavie est une manière detendre le fil
d’Ariane entre deux mondes si éloignés et si proches à la
fois.Se plonger, empli de doutesetdecertitudes, dansle
vivant d’une autre culture, où le quotidien frappe chaque
jouràlaporte de lasurvie, c’est se mettre à nu le temps de
se dépouiller de l’inutile pour rejoindre l’essentiel.

Aujourd’hui encore, lanuitentrecommeuncri dansle
silence desmursdesmaisonsenadoberouge, ouvrantde
multiplesbrèchesauxmargouillats,comme letonnerre par
les brisants de l’existence. Mais la volonté de vivre est plus
fortequetoutetla beautéredevient rapidementfamilière,
se fondantdanslamémoire decespierreusescicatricesdu
passé. Les visages illuminent alors l’humain et disent la
beauté deschoses tranquilles qui éclairentlaraison
quotidienne dansleregardbrillantdes visagesenfantins.

Sur cette terre poussiéreuse c’est un peu le «sde lel »a
sagesse humainequi nousenveloppeaumoindresouffle de
vent de l’harmattan : inspirante, apaisante,voire
stimulante, dansladiversité desescouleurs, elle est
chaque fois une invitationau voyage.

Réussir à capter ces échanges et ces partages c’est aussi
respecterlalenteurdes choses, lerythme de leur temps, les
chemins sinueuxdesdialogues, l’ancrage dans les rites
dominants et s’imposer à discerner en toutes circonstances
le visible de l’invisible.

Alafoisfatalisteset combatifs, leshabitantsdu Burkina
Fasoacceptentle malheur, lamaladie oulamort avec
sagesse et résignation. Dans le cœur de ces êtres attachants
et souriants, ce qu’on y trouve, c’est ce qui est en chacun
d’eux : l’espérance et les ruines, l’inquiétude et la grâce,
l’éternelle plaie de vivre. Ici, point de place à l’abandon de
soi, à l’abandon de l’autre, laculture decastes seconfond
avec celle de lafamilleauxnombreuses ramifications
semblables aux robustes racinesdes baobabsgéants.Dans
ce paysaux« hommesintègres», lamoindre parcelle de
vie illumine l’espoir de lendemains meilleurs.

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Jean-François Sabourin

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