Les mots des bohèmes

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Comme une suite logique et chronologique à De mes yeux, le monde…, le poète chambérien entrouvre une porte un peu plus personnelle, un peu plus mystérieuse sur ses réalités, comme un vagabond dans les méandres de ses pensées…



Le poète s’en est allé,

Il a quitté le port

Toutes voiles dehors

Aux terres éloignées

Il a fait de sa feuille un océan

De son crayon de bois

Un fabuleux trois mats

En trois vers seulement

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999993236
Nombre de pages : non-communiqué
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Derrière les yeux
Je ne sais plus si mes yeux sont fermés je ne vois même plus s’ils sont ouverts, nuée et profusion d’images qui naissent engendrées dans de grands paysages par mes yeux déployés en longues heures pastel de secondes qui somnolent et l’aigle déployant ses ailes de nouveau prend son envol.
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Les longues rues
Une main s’allonge de doigts démesurés comme d’un songe aux vapeurs éthérées Bravant les brouillards sous les lueurs vives comme nées d’un retard ou de vieilles archives Où va-t-elle cherchant semble-t-il à s’enfuir de ce cadre blanc où le temps s’étire Et où rien n’est plus tant tout semble long comme de grandes rues noires et sans noms.
La colombe
Un rai de lumière traverse la nuit douce et reconstruit les mondes éphémères On voit dans les airs comme chaque nuage deviendra un orage se former des poussières Tous ces autres endroits et ces âmes nouvelles qui nous interpellent et comme à chaque fois S’envole la colombe paisible et si réelle de mouvements d’ailes et la poussière retombe.
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Rêve noir et blanc
Je monte l’escalier géant et ses marches noires des étages de mémoire de paliers incessants D’un rêve péremptoire chaque pas reculant d’un autre pas en avant la fin de l’histoire Et de nouveau franchissant un autre palier illusoire il n’y a plus rien à voir qu’un autre étage géant Ai-je encore un espoir seul ainsi escaladant les hautes marches du temps dans une nuit trop noire Par où suivre le vent, où est l’échappatoire, est-il une victoire à suivre droit devant
Et pourrais-je savoir où finit ce néant serais-je même vivant vers un autre soir Tout semble si pesant perdu dans les déboires et dans les longs couloirs d’un cauchemar usant Et toujours au devant au bout de l’entonnoir dans des reflets trop noirs les lueurs d’un soir blanc.
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