Les poèmes d’Anatel

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Cet ouvrage regroupe une cinquantaine de poèmes en vers ou en prose, qui émanent du plus profond des sentiments de la nature poétique et romantique de l’auteur.

Chaque titre reflète un événement ou une situation marquante de sa vie. Bien sûr il s’agit de poésie, donc de rêves ou de sentiments très personnels.

Si le tout peut paraître un peu triste cela n’est dû qu’au seul fait que la poésie est un sentiment exprimé tout comme la musique ou la peinture.

La plume est le pinceau de l’âme qui vient jouer sur les cordes des sentiments que l’auteur arrive à extérioriser en calmant ainsi ses rages et ses angoisses du temps irrémédiablement passé, et ce, uniquement pour que l’avenir reste un beau rêve encore à réaliser.

Un poème ne peut être que de la musique colorée.


Publié le : jeudi 15 mai 2014
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EAN13 : 9782332726001
Nombre de pages : 98
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ISBN numérique : 978-2-332-72598-1

 

© Edilivre, 2014

Citation

 

 

« Que sont mes amis devenus

Que j’avais de si près tenus

Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L’amour est morte…

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta ».

Rutebeuf poète du 13°s, les poèmes de l’infortune
Léo Ferré, 1955
Jacques Douai 1957

Pierre

Je suis venu seul en ce matin de Novembre.

Tu vois ! Je suis d’abord allé en bord de mer

Qu’avec ce ciel si bas et mon âme en colère

J’espérais t’y revoir, j’espérais t’y entendre.

Mon regard fouilla le ouaté de l’horizon ;

Mais rien ! Personne ! Alors égrenant quelques notes

De piano sur la grève embrumée et pâlotte

Je déposais mes plus douces pensées sur ton nom.

Puis je repris la route filant au cimetière ;

Le portail grince un peu, déchirant l’atmosphère ;

Et tout tremblant avec mon bouquet de bruyère

J’arrive près de toi, pour prier, mon vieux Pierre.

Souvenirs et larmes se culbutent encore un peu ;

Tu étais dans ma vie ; et toujours si présent

Il est insupportable de te savoir absent.

Repose cher Beau-frère et soit le roi des cieux.

Une pensée c’est une prière qui monte droit aux cieux, sans intermédiaires, et réconforte les dieux que sont nos trépassés

J’aime les roses

J’aime les roses et les lilas

Ce sont les fleurs de ma détresse

Et c’est au soir que je m’empresse

De les cueillir… juste pour toi.

Ton rire parfait courant le pré,

Je l’ai suivi en raccourci

Pour y gagner le premier prix

De l’harmonie d’un beau bouquet.

Petit oiseau du coin de lune

Perché tout en haut du bosquet

Toi seul arrive à m’enchanter

Par ta beauté au cœur de brume.

Je cueille une douce bruyère

La pose ainsi dessus le vent

En hommage à ces deux amants

Disparus un soir dans l’éther.

J’aime la rose et le lilas

Car ils demeurent mes doux printemps.

Et lorsque je serais absent

Par eux tu penseras à moi.

Trop tard

Je ne vous verrai pas vieillir le soir à la chandelle, vous qui m’avez aimé, car même pour mourir vous m’êtes infidèle, sachant seulement m’abandonner.

Bonsoir enfant de lune

Native de ma plume

Au cœur des mimosas.

Bonjour enfant d’amour

Caché dans le velours

Tout au creux de mes bras.

La tête pleine de votre âme,

Je me perds, je me damne

Dans un charme absolu

Comme vous l’aviez voulu.

Parlez encore d’amour !

Vous pourrez sans détour

Au plus tard de mes soirs

Bercer tous mes cafards.

Alors calme et serein

Blotti près de vos seins

Je m’endormirai pour

Écouter votre amour.

Je ne vous verrai pas vieillir vous que j’ai tant aimée… Vous venez de mourir. Et même l’éternité refusera mes sanglots. On s’est quitté demain, on s’est quitté trop tôt… je n’ai que du chagrin.

Maman

Je suis né d’une ROSE, vivace et passionnée ;

C’est le nom que grand’père a voulu lui donner ;

L’époque vivait sereine et donnait du bon blé,

C’est ainsi qu’une reine parmi les fleurs est née.

Au temps de la grande guerre, pourtant elle perdit

La joie de ses quinze ans, car le père parti

Au front ignominieux, n’en revint jamais. Vie,

Joie, et foyer harmonieux, tout en fut détruit.

Mais Cupidon offrit pour compenser l’outrage,

Bien plus qu’un bel amour unique et sans partage,

Un seigneur des Plateaux, beau, fier et du même âge

Ne manquant ni d’esprit, ni de cœur à l’ouvrage.

Il fut inévitable qu’elle devienne ma maman

Poussant même la joie que je naisse au printemps.

Enfant d’une Rose et d’un prince charmant,

J’ai la vie pour l’aimer ; je l’en aime d’autant.

Puis tu es retournée près de ton beau mari

Qui bien avant toi, sans t’attendre, est parti

Là où les amours et les pensées n’ont plus vie.

Et moi, je t’emmènerais enfin à Paris.

Désirs

Je dépose comme une rose aux pieds de vos baisers enflammés mon amour sans retour.

Croyez belle gamine qui à mon regard s’anime que plus tard je saurais soupirer

Votre main féline qui câline mon ombre, sombre dans le désir de venir m’arracher et m’amener tout prés de vos baisers enflammés.

Soirée d’orage, soirée trop sage je ne saurais donner pour vous aimer que le fond de mon âme qui se pâme à vouloir vous chercher.

Passez poussières de lune ; fuyez folles amertumes et laissez s’installer l’amour qui toujours a dévoré nos cœurs comme deux vrais bonheurs.

Peut-être saurez-vous alors pourquoi, belle jeunesse, je dépose comme une rose…….

Alors quand tu sauras……

Écris-moi le soir au coin de tes rêves lorsque sera enfin descendue la tristesse de ta solitude. Écris-moi comme tu savais le faire au temps où tu aimais m’aimer et m’attendre au creux de tes espoirs.

Écris-moi !

Écris-moi d’amour et laisse l’eau fraîche couler de dans tes veines lorsque arrive le repos des amours.

Prends ta plume trempée au fond de ton cœur et recommence à écrire sur papier bleu d’espoir ces lettres de sang qui nous ont fait amants.

Écris pour me faire croire, écris pour m’enflammer, écris du bout du soir mais écris-moi que tu m’as aimé.

Ainsi seulement, paupières mi-closes je pourrais m’enrêver de ta beauté et de ton charme en commençant à lire ce que tu n’as jamais écrit mais qui nous a si fort unis.

Alors seulement, ce soir, je saurais pourquoi je t’ai aimé et pourquoi je t’aime encore.

Et je relis ta plume comme un pauvre pierrot empli de l’amertume d’un passé déjà fait.

Peu m’importe le temps qu’il reste à te couvrir de caresses passionnées ; j’ai rempli ma besace de ta vie dévouée malgré toutes ces contraintes de notre société qui faussent les beaux principes et tuent l’éducation durement prodigués pour le seul culte de l’intérêt d’argent ou du pouvoir fugace.

Sois fier disait mon père cela vaut tout honneur ou gloire de combattant.

Je le suis de ta seule présence qui au fil des temps m’a tant épanoui.

Toujours insatisfait, j’en voulais bien encore ; et j’en veux bien encore malgré la vie écoulée et le peu de temps qu’il reste, qui presse, et blanchit jusqu’à mes pensées.

Dix sept ans

Un bistrot vide bien triste au coin de l’avenue

Avec aux flancs les grilles d’une morne caserne,

C’est là qu’un matin de septembre je suis venu

Couvert d’un ciel mélancolique. Il faisait terne.

On est con à dix sept ans

Ma mère, mon père et moi vibrant dans ce bistrot,

Le cœur au ventre, la tête folle, sans se parler

Car je croyais, jeune illusion, qu’enfin bientôt

J’allais bouffer de tous mes crocs la liberté.

On est con à dix sept ans

Un air sévère et triste mais plein de tendresse,

Mon père m’aimait à sa manière ; mon père souffrait.

Moi, insouciant, j’espérais toutes les promesses,

J’étais fier, me croyais malin...

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