Les semences du petit poucet

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Recueil de poèmes qui est un véritable voyage dans l’intériorité de l’Homme. L’auteur propose une quête mystique à travers les aventures d’un enfant des étoiles qui accepte de rejoindre l’humain dans une compassion sans limite qui le conduira au plus profond de l’enfer pour en jaillir en joie éternelle.
Marcher avec l’auteur sur les chemins poétiques qui traversent les univers intérieurs, les ivresses des visions, les cris de l’âme prisonnière de ses propres passions, les extases de l’intimité divine, la confrontation avec la réalité d’un monde de souffrance et de joie.


Publié le : lundi 6 janvier 2014
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EAN13 : 9782332660992
Nombre de pages : 164
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Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-66097-8

 

© Edilivre, 2014

 

L’ivresse des visions

Visions

Brûlure posée sur le cœur en braises vivantes,

Arbres éclatés,

Ciel foudroyé,

Dans la ténèbre creusée d’écueils offrandes.

Ailes déployées

Au clair obscur des nuits étoilées.

Je regarde courir les coursiers de feux au bondissement de l’aurore.

Assis aux creusets des lunes,

Je pose une main sur mes yeux pour mieux voir.

Derrière le tissu fauve du rideau des apparences,

Les arbres ont dansé aux rayons de lumière.

Transfiguration !

L’accompli !

Je, algues ondulantes d’une mer d’éther.

Shiva crucifié sur la roue du Dharma.

Une forme de baisers !

L’ourlet des lèvres.

Rose de désir posée au cœur du Lotus.

Le flamboiement des armées du Roi

Projette sur la brume des ombres chinoises.

Prisme de cristal où se déchire la lumière en cris d’arc en ciel.

Silence !………………………………………………

Mon âme en bouton d’or

S’endort.

*
*       *

Chapelet des anges égrené au fil du temps.

Oh ! Anges miroirs que certaines aubes trompeuses rongent de ténèbres.

Jeux de mots

J’entends rêver les douceurs aux vagues dorées que bruinent les carillons sauvages des orgues divines.

Une fleur née sur le chemin,

Rouge sang, dessine un cœur

Piqué d’un éclat de lumière

Aux étamines porteuses de futur.

Rêve d’enfant ?

Peut-être !

Mais le temps passe et la lumière flamboie

Aux horizons sombres de nos égarements.

Puisons à pleine main

Aux charbons ardents des richesses offertes,

Eau du rocher au désert Sinaï.

Venus des étoiles

Terre battue aux poudroiements des galaxies,

Ensemencée d’étoiles, notre tête est plume aux visions nébuleuses.

Vent cosmique porteur d’age aux dérives immenses,

Lumières sur les horizons trompeurs,

Multitudes d’astres qui scintillent aux caresses d’une invisible tendresse,

Ephémères aux phosphorescences des nuits.

Ils sont venus de planètes inconnues

Dans les voiliers spatiaux que souffle la lumière.

Que de siècles écoulés au sablier du temps.

Leur regard métamorphosé en une écharpe de nuit

Brodée de soleils et d’étoiles aux anneaux des nébuleuses.

Je me prends à rêver de ces parents lointains

Dont les enfants, mes frères,

Nous regardent encore, inquiets et amoureux.

Issus du même cœur qui bat éternellement

Aux symphonies des mondes.

A Rimbaud

Le jeu fauve, « des langueurs océanes », avec toi Rimbaud, sur le lit d’algues chaudes, limon de terre et d’eau où notre souffle croît. Je pose un baiser sur tes lèvres et enivre en miroir les caresses interdites.

La passion se regarde elle-même aux pulsions sauvages des rêves enchanteurs.

Lumière irradiée de poudre d’or que bise la brise d’une grande tendresse.

Lui, toujours, qui rend tout transparence, au cœur de tout et au-delà de tout,

Lumière océan,

Immense baiser qu’une passion dévore.

Les yeux s’étoilent !

Oh, Dieu tant de douceurs qui reposent sur le bord d’une fosse.

Enfants vagabonds au regard éperdu d’amour

Je vous vois comme un souffle

« Posé comme une rosée »

Sur l’éclat diamant de Son Sourire.

« O que ma quille éclate et que j’aille à la mer »

Elle

Sur l’herbe tendre, parure rosée de diamants,

Elle repose ignorant la froidure aurore

Qui caresse la terre comme on baise un trésor,

Un frisson de plaisir aux sueurs des amants.

Une mèche de nuit s’est collée à son front

Une touche vermeille ourle un pieux sourire

Sous ses paupières closes un fantasme se mire

Qui des espaces sauvages a jailli fanfaron.

Il n’y a pas d’homme encore en ces terres lointaines

Pour contempler la femme engendrée des étoiles

Une lueur pose sur sa nudité un voile

Dont le reflet d’argent rend ses formes incertaines.

Elle s’éveille doucement aux rayons du soleil

Et puis souffle dans l’air une brise cristal

Tout en léchant sa main comme fait un animal

Et s’étire comme un chat pour chasser le sommeil.

Un oiseau de passage sur son épaule se pose

Et picore son oreille avant de s’envoler

En laissant au silence un trille parfumé.

Ses pieds sur le sol sont deux petites roses.

Elle regarde le ciel et l’astre de lumière

La forêt alentour et leurs colliers de feuilles

Et soudain, en son âme assoiffée, se recueille

Pour laisser dans l’espace monter une prière.

Elle est la femme venue au printemps de ce monde

La beauté sans ombre, le miroir du divin,

La coupe d’or où frémit l’ivresse du vin

Une poignée de graine que l’on sème à la ronde.

Elle est le voyage, la barque de cèdre blanc,

Le goût et les couleurs, la parole qui inspire,

La clé du temps et le secret des soupirs,

L’ange de fécondité qui tisse des enfants.

Oh ! Tu es la femme, chef d’œuvre de la création,

La merveille sans pareille, la fleur de Jessé

L’ultime sourire de Dieu qui nous tient enlacé

Dans la joie d’être un, sans craindre l’absorption.

La jungle

La vie végétale déplie et replie ses ailes

Comme un oiseau immobilisé dans l’intemporalité.

Nous progressons sur l’un de ces nombreux sentiers

Qui comme un réseau sanguin

Pénètre l’épaisseur de la jungle en un pudique baiser.

Une respiration sacrée nous entoure

Exhalant des parfums lourds et humides.

Plus profond, au sein inviolé des magies végétales,

Nos pensées font silence.

Notre corps lui-même s’exalte,

Comme dans l’acte amoureux nous communions nos chairs

La magie des lieux nous étreint.

Ombres où bruissent d’invisibles présences.

Cris de soleil et d’espace

Quand les arbres se font plus rares

Et que s’ouvre une clairière.

Plus avant, au cœur d’une étroite vallée

Aux parois verticales

Qu’un peintre surréaliste a couvert d’un délire végétal.

Assis sur un rocher,

Lingam sacré qui seul peut déflorer cette vierge,

Nous sommes deux enfants,

Embryons de lumière, si fragile et si grande,

Dans l’étreinte aimante de notre mère la Terre.

L’envers du décor

Tandis que les rêves coulent au fil du temps

Mon esprit ne cherche plus sur l’écume des plages

Les images brisées aux pages

Des souvenirs qui s’endorment doucement.

J’ai tant vécu aux caresses des songes

Posant des couleurs aux murs de mes prisons

Qu’ils sont maintenant impuissants à faire naître les passions.

Un vide immense s’est ouvert, un vide qui me ronge.

J’aime

Mélancolie !

Le visage ouvragé que me renvoie le miroir du temps.

Si fatigué ! J’aime la musique des printemps lumières qui chante encore dans mon cœur.

J’aime ce petit mot « j’aime »

Ce petit mot dynamite.

Vivre

Lignes sombres que caresse en poudroiements électriques

Un soleil voilé aux pudeurs de l’automne.

Je m’assois au cœur de ces instants

Où l’écume du passé balaye le futur,

Arbres d’or que brise la bise d’une brise magique.

J’avance, alors, sur les ailes du vent

Creusant d’amertumes mortes les fosses de frayeur.

Vivre !

Le temps

Je brûle d’un ardent désir

D’ouvrir une porte au mur du temps

Pour que se dissipent les rêves mauves

Et qu’enfin je me pose

Sur le rivage tranquille que bercent de splendeurs

Les royaumes de lumières

*
*       *

O mon âme ne t’endores pas dans les angoisses du temps

Éveille-toi au germe de l’instant

Tout devient épousailles

Aux fruits jaillis des semailles

*
*       *

Caresse posée au creux du cœur.

Plus de peurs

Un instant immobile

La trame du temps a cassé son fil

Oublié à l’opium de l’amour

Je te vivrai pour toujours

*
*       *

Le temps t’accule

Et tu calcules

Tu fais la mule

Qui éjacule

Tu cumules

Des bulles

Qui crées

Tes rêves

*
*       *

Mon maître est un petit chien

Qui chaque jour me lèche la main

Et jappe plein d’entrain

Ayant toujours faim

*
*       *

Un sourire, un regard

Se reflète dans la mare

De mes souvenirs perdus

Aux entrelacs des rues

L’instant

Simple instant

Regard du temps

Et je m’étonne encore

De ne pas être mort

Image

Sur les bords d’une mère brumeuse,

L’enfant joue avec un roseau

La clarté argent de la lune

Irradie l’espace d’une transparence d’oiseau

Contemplation

Au cœur d’un crépuscule aux lueurs fuchsias

Je contemple en silence l’ombre mariée au jour.

Un oiseau de silence, touche d’amour,

Allume une étoile et scintille un mantra

Ouvrons les yeux

Dans la lumière d’un matin de Juin,

Mon regard s’émerveille

De la simplicité tranquille du quotidien

Comme chaque jour, miracle sans pareil.

Les nuages caressent le ciel

De leurs doigts de coton,

Profondeur aux oreilles

Du silence qui déploie un pont

De beauté de mon âme à Son Cœur

En apaisant mes peurs.

Aux canevas du temps

L’Amour tisse les tapisseries,

Aux couleurs du vent,

Offertes à nos vies.

J’ai parcouru le siècle des luminaires trompeurs,

Triste reflet de lune et d’étoiles volées,

Où viennent mourir les soifs et les ardeurs

De nos frères humains aux rêves oubliés.

Ouvrons nos yeux pour que naissent des transparences

Sur le séduisant décor du monde,

Vision offerte des espaces infinis de la transcendance.

Il y a plus que le plus et ma coupe déborde

Des grâces inépuisables de l’Amour.

Il ne sert à rien à nos avidités de vouloir mordre

A l’éphémère des jours,

Alors que bondissant aux collines éternelles,

L’étreinte du divin nous comble pour toujours.

Dans la lumière d’un matin de Juin

Mon regard s’émerveille

De la simplicité tranquille du quotidien,

Comme chaque jour, miracle sans pareil.

Danse avec la mort

Le temps s’immobilise !

Et pourtant...

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