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Les Sentiers de l'attente

De
78 pages

Des sentiers de jeunesse, empruntés pour se chercher, pour apprendre à aimer. Des sentiers de traverse où l'on s'écorche vif sur les taillis de ronces. Des sentiers de détresse où l'on pourra hurler la perte de son enfant... L'attente de grandir au-delà des grands arbres, témoins généreux et protecteurs.
Se prendre par la main et sourire au soleil.
Se cacher dans les pages pour se taire au grand jour...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-06751-0

 

© Edilivre, 2017

Les mots fleuris

J’aime les mots fleuris qui s’épanouissent en prose,

Les phrases inachevées qui rougissent et qui n’osent

Franchir une barrière qui s’appelle « vérité »,

Et que chacun construit pour masquer ses pensées.

Je connais des barrières qui cachent de beaux jardins,

Des palettes de couleurs exhalant leurs parfums,

Des jets d’eau si limpides qu’on offre son visage

Pour se laver enfin des poussières du voyage.

Je connais des barrières à moitié démolies,

Qui n’ont pas de main sûre pour leur redonner vie.

Au milieu des broussailles où grouillent les serpents,

Poussent des fruits sauvages, inconnus des passants.

J’aime les mots couleur des fruits rouges de grenade,

Qui éclatent au soleil et portent l’estocade

Aux mots fleuris rêveurs qui s’en iront pleurer

Et s’enrichir peut-être des graines qui vont germer.

Secrets

Lorsque l’éclair déchire deux nuages en colère,

Et qu’un craquement sec aussitôt se libère,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsque la pluie s’abat lourdement sur les toits,

Alors que dans le lit, l’autre coule dans tes bras,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsqu’en sifflant, le vent dévale les coteaux,

Que tu consoles l’enfant éperdue de sanglots,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsque le ciel est noir dès que l’hiver s’abat,

Que tu répètes encore que le plafond est bas,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsque la neige tombe, condamnant les chemins,

Que tu ris malgré tout, ravi comme un gamin,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsque l’automne en ocre, a paré les feuillages,

Que Septembre rajoute une ride à mon âge,

Est-ce que tu penses à moi ?

Quand tu les vois venir, ces parisiens moroses,

Alors que le relais garde ses portes closes,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsqu’on t’appelle encore le cachet d’aspirine,

Alors qu’aucun bronzage ne marque ta poitrine,

Est-ce que tu penses à moi ?

Lorsque la radio pleure des airs du passé,

Que tu écoutes encore « feelings » ou bien Presley,

Est-ce que tu penses à moi ?

Penché sur ton piano, à faire dorer la sole,

A mijoter tout bas un mot qui serait drôle,

Est-ce que tu penses à moi ?

Le printemps est passé et voici des années,

La fleur de ma jeunesse, je te l’avais donnée ;

T’arrive-t-il d’y penser ?

Automne et déchirure

La feuille qui est tombée au premier coup de vent,

S’est retrouvée perdue dans la main du passant ;

Mais cette main si chaude qui avait su la prendre,

Mit au fond de son cœur le courage de comprendre.

Elle était venue là car l’hiver arrivait.

Même les long mois d’automne auraient dû l’inquiéter.

Elle s’accrochait là, sur sa branche, affolée,

En sachant bien qu’un jour, il faudrait la quitter.

La feuille qui est tombée au premier coup de vent,

Sait déjà que le trône appartient au printemps.

Si elle retient sa course dans la main du passant,

C’est pour, avec courage, reprendre son élan…

Et retrouver au sol les amies d’infortune,

Qui regardent résignées, sous le croissant de lune,

Les oiseaux qui s’envolent vers de nouveaux rivages

En oubliant déjà qu’elles étaient leur abri,

leur cage,

leur paradis.

Fuite

Hirondelle du soir, qui connaît mon départ,

Dis à mon compagnon que le mal est profond.

Moi j’étais son abri, lui, était mon souci,

Je voulais qu’il comprenne, lui, voulait que j’apprenne.

Hirondelle du soir, qui voit mon désespoir,

Dis bien à mon mari que je n’ai rien compris.

Je vivais dans mes songes, lui, vivait de mensonges

On ne s’est plus parlé, l’amour a déserté.

Hirondelle du soir, tu savais ma victoire,

Le jour où, de mon corps, deux anges avec effort,

Sont entrés dans nos vies sans demander pour qui ;

Ils étaient le bonheur, ils n’ont plus de chaleur.

Hirondelle du soir qui parle de hasard,

J’ai croisé le chemin d’un amour incertain.

Tu me portes l’espoir, je refuse de croire,

Je veux qu’on me délivre, je ne sais plus que vivre.

Hirondelle du soir, qui connaît mon cafard,

Va dire à mon ami que j’ai choisi la nuit.

Je le connais si peu, je ne rêve plus, c’est mieux.

C’était trop tôt pour moi, mais qui suis-je ici-bas ?

Espoir

Toi professeur, mon ami,

Apprends-moi aujourd’hui, la vie.

La vie passe rapide et sournoise

Avec ses destins qui se croisent

Se touchant, se cassant soudain,

Comme des fils des chagrins,

Si longs… jusqu’à demain.

Peut-être qu’en...