Les témoins oraculaires

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Dan Stanciu, un des proches de Gellu Naum, est à la fois poète et dessinateur. Tisser des images visuelles et écrire, c'est comme marcher sur deux chemins en même temps. L'écriture est une autre façon de dessiner, de transcrire et donner à voir ces rêves retravaillés qui sont une exploration attentive du vécu, une recherche d'une seconde réalité, dans les images fulgurantes ou les récits aux combinaisons imprévisibles.
Publié le : lundi 1 juin 2009
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EAN13 : 9782296234291
Nombre de pages : 73
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Les témoins oraculaires

Levée d'ancre Collection dirigée par Michel Cassir et Gérard Augustin
Levée d'ancre est une nouvelle collection privilégiant l'écriture poétique. Elle se propose d'abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses fonnes; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le « noyau de prose» par lequel l'œuvre exprime ce qu'il y a de plus actuel, dans sa construction d'un sens de la poésie. Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie. Déjà parus dans la collection Levée d'ancre 42 - Philippe André RAYNAUD, Innombrables parmi les minuscules,2009. 41 - Nathalie PICARD, Le Mot Amen ne se prononce pas, 2008. 40 - Nanos VALAORITIS, La boîte de Pandore, 2008. 39 - Maria EFSTATHIADI, Gants avec mains. Traduit du grec par Michel Volkovitch, 2008. 38 - Paul HENRY, Mari d'Ingrid (trad. de l'anglais par Gérard Augustin), 2008. 37 - Hervé BAUER, Aggravation(s), 2008. 36 - Michel CAS SIR, dieux des dieux des dieux suivi de Chronique d'ici-bas, 2008. 35 - Gérard AUGUSTIN, Nicosie suivi de Les banquets de Dinana, 2008. 34 - Anthologie, Douze poètes roumains, 2008. 33 - Hiromi TSUKUI, Ceux qui n'existent pas, 2008. 32 - Marc FONTANA, Épreuves du grand moment, 2008. 31 - Ahmed BEN DHIAB, Le Ba/iseur des songes, 2007. 30 - Catherine LECHNER-REYDELLET, Le Cercle d'or, 2007. 29 - Alain ROBINET, J'logo dans l'lego des mots, 2007. 28 - Andreas EMBIRICOS, Amour Amour. Traduit du grec par Constantin Kaïtéris, préfacé par Nanos Valaoritis, 2007. 27 - Vladas BRAZIUNAS, Grandes sont les nuits, 2007. 26 - Nanos VALAORITIS, Anidéogrammes, 2006.

Dan STANCIU

Les témoins oraculaires

Traduit du roumain par Sebastian Reichmann Préface de Gérard Augustin

L'Harmattan

@ pour les originaux: Dan Stanciu @ pour la traduction: Sebastian Reichmann

@ L'Harmattan,

2008

5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com harmattan I@wanadoo.tr diffusion.harmattan@wanadoo.ft ISBN: 978-2-296-08005-8 EAN : 9782296080058

Préface

Le surréalisme est résistance à l'histoire, en un temps où l'histoire devient si aiguë, complexe, déchirante que le compromis semble impossible. Il faut mettre les choses « sens dessus dessous» et reléguer I'histoire au rang des anachronismes, des erreurs d'aiguillage et des illusions. L'histoire n'est plus qu'une idole, un reflet dans l'eau. Les essences ont été « foudroyées» sous l' œil hébété de l'ange de I'histoire et elles ont migré dans un monde plus réel, plus solide, dans les «coupes indo-européennes », les temps héroïques et divins où seul le mot juste - et imprécis comme l'oracle - compte. La poésie va se loger entre le sacré et le quotidien, loin de la diplomatie des reptiles et des dictateurs, des fantaisies meurtrières et impermanentes, dans un âge d'or où hommes et dieux ne sont pas séparés, ou, pour le moins, mènent une vie parallèle et parallèlement adéquate à leur savoir et leur désir, où l'on peut raconter et se raconter les récits des temps terribles, anciens ou futurs, les récits des origines perdues ou des châtiments, sans en être affecté. L'histoire n'a pas disparu, elle est mise entre parenthèses, dans une époché. On peut refaire gestes et pas, sans se préoccuper des conséquences qui toujours nous échappent, « déguster du vin ou du café... prendre un bus» sans que la peur se déchaîne ou que les images refoulées par les parents viennent hanter les « cœurs décapités» des enfants. La poésie n'apparaît comme un phénomène sans équivalent qu'au sein d'une société qui a provisoirement perdu «les ressources naturelles et physiques de la remémoration» et ne peut donc « s'emparer des mondes enfantins que d'une manière solitaire, dispersée », exceptionnellement. «Technique du réveil », la poésie voit «le présent comme un monde éveillé auquel ce rêve que nous appelons

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