Mari d'Ingrid

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Paul Henry dit que Mari d'Ingrid est "un livre de fantômes", un livre du "désir et (de) la perte d'amour", la quête et l'égarement d'amour. Fortement enracinée dans le quotidien, cette poésie n'en révèle pas moins le sacré qui se cache derrière chaque geste, chaque mot. Le "fantôme", c'est le présent réminiscent (et le poète se délivre ainsi de sa souffrance), c'est l'image secrète de notre vie, cette image tragique qui résume notre historicité.
Publié le : lundi 1 décembre 2008
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EAN13 : 9782296207899
Nombre de pages : 71
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Mari d'Ingrid

Levée d'ancre Collection dirigée par Michel Cassir et Gérard Augustin
Levée d'ancre est une nouvelle collection privilégiant l'écriture poétique. Elle se propose d'abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses formes; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le « noyau de prose» par lequel l'œuvre exprime ce qu'il y a de plus actuel, dans sa construction d'un sens de la poésie. Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie.

Paul Henry

Mari d'Ingrid

Traduit de l'anglais par Gérard Augustin

L'Harmattan

(Q Gérard

(Q Paul Henry, 2007, texte otiginal Augustin, 2008, traduction française

@ L'HARMATtAN, 2008 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris hnp://www.librairieharmattan.com diffilsion .harmanan@wanadoo.fr harmanan 1@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06513-0 EAN : 9782296065130

lt is later one realizes. lforget the exact year or what we said But the place for a lifetime glows with noon ..,
Bernard Spencer (On the road)

TROIS ARBRES pour J,J et 1 J'ai planté trois arbres, pour vivre dans leur intimité et me sentir plus proche du sol. Trois fougères, deux comme une ombre plus belle de vert, celle du milieu comme un clone du brin obscur de mon père. (Un printemps, il échangea son violon contre une bêche.) J'ai planté trois arbres. Lents grimpeurs, je les ai aimés, plus grands soudain quand je me retournai pour les voir à nouveau. Peut-être les ai-je plantés trop près les uns des autres. Le vent souffle de façon inattendue de la mer et ils semblent conspirer contre moi. J'ai planté trois arbres. Il neige. Du sable dégringole dans le sablier de la cuisine. Je suis plus près du sol que je n'ai jamais pensé l'être. Au-dessus de moi trois hommes à tête de fougère sont pointés vers les froides étoiles, tout est silence, même pour une bêche qui jouait dans le mauvais ton.

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