Marronnages

De
Publié par

Marronnages regroupe des poèmes écrits à divers points du globe, au fil des voyages du poète. Poèmes écrits sur le vif, telles ces photographies en noir et blanc, sauf qu'ils transmettent des émotions fortes et des impressions sculptées dans la chair. Le lecteur est admis dans l'intimité d'une âme sensible, répondant à chaque soubresaut d'une planète qui, au fil des pages de ce recueil, lui paraîtra exiguë et fragile, un îlot balloté dans un univers brutal et chaotique.
Publié le : dimanche 1 septembre 2013
Lecture(s) : 16
Tags :
EAN13 : 9782336322186
Nombre de pages : 128
Prix de location à la page : 0,0076€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
Daniel LABONNE
Marronnages
Marronnages
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00477-8 EAN : 9782343004778
Daniel LABONNEMarronnages
Poètes des Cinq Continents En hommage à Geneviève Clancy qui l’a dirigée de 1995 à 2005. La collection est actuellement dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan Série Espace expérimental  La collectionPoètes des Cinq Continentsseulement révèle les voix non prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace d’ouverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an. Déjà parus 105 – Yves Patrick AUGUSTIN,Au bout du petit matin..., 2013. 104 – Jean-François MENARD,Des voix dans les arbres, 2012. 103 – Raymond MAGNANT,Vivre, peut-être…,2012. 102 – Claire GARNIER-TARDIEU,Poéphéméride, 2012. 101 – Abdelghani FENNANE,Je ne mourrai pas avant le printemps, 2012. 100 – Pierre ZIRKULI,L’instant lumineux, 2012. 99 – Mattia SCARPULLA,journal des traces, 2011. 98 – Claude-Raphaël SAMAMA,En regard des jours, 2011. 97 – Claire GARNIER-TARDIEU,Femmes soleil, 2011. 96 – Ahmed BEN MAHMOUD,Êtres et Choses, 2011. 95 – Véronique ELFAKIR,Dire cela, 2011. 94 – Arnaud DELCORTE,Ecume noire, 2011. 93 – JamalKHAÏRI,Patrie-cide, Poèmes transférés de l’arabe marocain, 2010. 92 – LudmillaPODKOSOVA,Les déserts de l’amour ou les nouveaux visages de Rimbaud, 2010. 91 – Chantal ENRIGHT,L'Orphelin, 2010. 90 – Hocéïn FARAJ,Brisé de toi, 2010, 89 – Vincent BOUTON,Envahis par nous-mêmes, 2010. 88 – Elsa SFARTMAN,Petites Offrandes Particulières, 2010.
Avant-propos Si la poésie a toujours fait partie de ma vie, jusqu’ici c’était surtout la poésie des autres. En effet, je garde le plus grand respect pour les chantres des émotions humaines, les alchimistes des mots. Dans un premier temps, je communiquais par l’enseignement ce goût pour la chose poétique. Par la suite, je crus mieux rendre justice aux poètes lyriques et dramatiques en interprétant leurs textes que je trouvais immanquablement sublimes. L’acteur prête sa voix et son corps aux vers et rejoint le poète à la racine des émotions. Ainsi, l’on me fit dire sur scene « Kélibé Kéliba » du poète mauricien Marcel Cabon ou des poèmes du Malgache Jacques Rabemananjara. Aux premières années de la télévision à l’île Maurice, lors d’une des nombreuses émissions «Le Cabaret des Poètes », il m’est arrivé de dire, entre autres poèmes et en direct, «Enivrez-vous »de Baudelaire. Sur scène, je touchais du doigt un nerf chez le public avec «La Prière du Petit Enfant Noir» du poète guadeloupéen Guy Tyrolien… Ce n’était toujours pas assez satisfaisant. Je me mis, non pas à mettre en scène, mais à mettre en espace la poésie. L’idée consistait à mettre la poésie debout. Plutôt se mettre au service des poètes, nombreux à Maurice. Il me semblait qu’il y avait une raison profonde pourquoi ce petit pays insulaire se prêtait tant à l’éclosion poétique. Il était donc du devoir de l’homme de théâtre de trouver une expression scénique adéquate pour valoriser la place privilégiée accordée à la poésie par les Mauriciens. Ainsi, le poète Pierre Renaud participa de tout cœur àPierre sur Pierre,spectacle mettant en scène l’homme, le poète et le journaliste. Ce montage poétique s’inscrit dans le cadre de ma recherche qui se voulait essentiellement théâtrale.
Comment ne pas signaler également les rencontres qui ont balisé mon évolution en tant qu’artiste. Parmi les ainés qui me témoignèrent une attention toute fraternelle, sans que je n’en comprenne tout à fait le sens, il y eut des poètes de mon pays. Des gens de plume pour lesquels je porte la plus grande admiration respectueuse. Ils avaient pour noms René Noyau (Jean Erenne), Edouard Maunick, Emmanuel Juste, Jean-Claude d’Avoine… En publiant ce premier recueil de poésie, c’est à ces grands hommes de plume, que j’ai envie de rendre hommage. À mon âge, c’est aussi une manière d’avouer avoir toujours écrit en secret, en m’appuyant intimement sur la poésie comme sur une béquille. Lorsqu’en 1977 j’avais placé l’hommage scénique à Pierre Renaud sous le chapeauVoix de chez nous, sincèrement, je m’attendais à ce que l’on me demande d’explorer par la scène d’autres poètes de mon pays. J’attends toujours… L’homme de théâtre s’est encore replié sur la poésie pour consolation. C’est donc sans prétention aucune, sur l’encouragement de personnes très chères, notamment de ma compagne, Sheila, de mes amis Indrasen à Paris et Prega à Londres, que je partage avec le lecteur les poèmes qui ont jalonné ce ‘marronnage’ dans l’espace physique de la planète terre, oscillant entre les zones du subconscient et l’observation consciente. Merci à Robert Furlong, à Maurice, de ramasser les 'coquilles' enfouies entre les pages de ce recueil et de me signaler que le i du mot 'ile' a perdu son chapeau circonflexe… Daniel Labonne 16 mars 2013.
Poèmes d’Afrique
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.