Mon écriture, ma délivrance...

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Elle couche avec le diable et copule en enfer, Son âme est friable et son coeur de fer. Elle est d'humeur invariable et tout lui indiffère, Ce qui la rend indissociable de celui qui vocifère. Son coeur est fendu, distendu, complètement foutu. Il est tordu, perdu et s'est depuis longtemps répandu. Femme autrefois pieuse n'a plus rien d'un individu. Elle n'est plus que l'esprit au bout d'une corde, juste un pendu.
Publié le : mardi 27 octobre 2015
Lecture(s) : 5
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342043686
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342043686
Nombre de pages : 138
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Ingrid Behrendt MON ÉCRITURE, MA DÉLIVRANCE… Écrits d’une damnée Mon Petit Éditeur
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MON ÉCRITURE, MA DÉLIVRANCE...
Je m’assieds à ses pieds, c’est là qu’est ma place. Je prends celle qu’on lace, Et la pose là, sur l’estrade de glace…
Équipé de ma cire et de ma brosse, C’est le costume de larbin que j’endosse. Je n’ai que ça pour faire rouler mon carrosse.
Mais c’est en toute humilité, Que je prends à cœur ce métier, Quitte à être humilié.
Mon instrument entame sa danse. Au Diable la nonchalance, Je frotte avec insistance.
Monsieur n’est pas satisfait ? Il ne peut s’empêcher de pouffer ? Ce n’est rien, j’y suis habitué.
L’inhumanité le caractérise, L’être humain il méprise. Moi, la leçon je l’ai apprise.
J’ai combattu le syndrome, Avec quelques verres de rhum. C’était ça, ou plus de chaume.
Alors je frotte et je frotte… Quelques fois sous la grelotte, Le plus souvent avec les menottes.
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MON ÉCRITURE, MA DÉLIVRANCE...
Ainsi va la vie… De nombreux désirs inassouvis, Mais je suis tout de même ravi.
Car c’est en me bafouant, Que l’homme bedonnant, N’est que plus effrayant.
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MON ÉCRITURE, MA DÉLIVRANCE...
Il me met en cage et me pousse au carnage, A-t-il oublié que je suis le roi de ma savane ? Il délimite mes pâturages et m’entoure de grillage. A-t-il oublié que devant moi, rien ne se pavane ? Il m’apprend le jonglage et me colle un tatouage. A-t-il oublié que je peux d’un coup de patte détruire sa caravane ? Il m’impose un barrage et me prive de la beauté des nuages. A-t-il oublié qu’il n’est qu’un homme au bout d’une liane ?
Plus jamais il ne caressera mon doux pelage… Car je suis le redoutable tueur à gages, Qui n’a pas peur des sabotages. J’irai dans son village, J’envahirai ses rivages, Je briserai son cartilage, Et le priverai de son héritage.
Je lui rappellerai que je suis aussi puissant que le volcan, Aussi tranchant que le Yatagan, Et que sa viande a pour moi le goût de l’éperlan. Je lui rappellerai que je suis fort comme un ouragan, Qu’il a en face de lui un vétéran, Et qu’il ne pourra se cacher derrière l’écran. Tel est mon plan.
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MON ÉCRITURE, MA DÉLIVRANCE...
Les deux sœurs des enfers sont les tendres filles du Malin. Elles bri-sent les liens du diablotin qui quitte les bas-fonds en poussant des cris à peine humains. Avec lui pas de surlendemain, il a été créé dans l’unique but de suivre son chemin et de mettre à mort le bon Naza-réen.
Fils de Dieu et Saint, il a quitté le jardin pour sauver l’humain, mais les deux sœurs ne voient pas ça d’un œil sain. Diablotin malin comme un capucin prend l’allure d’un serpent câlin et tente l’homme d’entrain.
Mais ce dernier aimé par les chérubins repousse le Malin d’un geste hautain. Il pense fort au Divin et est protégé par sa protectrice main. Mais le souverain des ravins n’a pas dit là son dernier mot et pousse son vil voisin, l’humain, à rejeter le châtelain.
Les pantins de chair brisent son destin et le hissent sur une croix pour une douloureuse fin. Les assassins sous le joug du bouquetin ne se rendent pas compte qu’ils ont entre les mains un homme qui n’a rien d’anodin.
Fou de chagrin, celui qui siégeait dans le cristallin prie son père d’épargner leur destin et de pardonner leur dédain. Ce dernier pense à renier le commun, mais exauce son fils comme l’aurait fait n’importe quel bon chrétien.
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