Mon père m'a donné un mari

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Un père et une mère parlent de leur fille : Alexandrine, seize ans. Ce pourrait être une conversation normale, mais Alexandrine ne l’est pas et il se peut que le couple parental ne l’ait jamais été non plus. Leurs inquiétudes portent essentiellement sur la vie sexuelle future d’Alexandrin... Le dénouement, comme toujours, est un escamotage qui dérobe heureusement à nos yeux les protagonistes de la farce.Mon Père m’a donné un mari reprend, en le caricaturant, l’argument des comédies classiques : des parents prennent en main la vie amoureuse de leur fille. Sauf qu’il ne s’agit plus d’arranger un mariage mais d’organiser un dépucelage. Comme la fille est autiste, elle consent à cette prise en main. Elle autorise même ses parents à assister à sa défloration, conçue comme l’aboutissement spectaculaire de cette pièce.
Publié le : jeudi 3 janvier 2013
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EAN13 : 9782818017500
Nombre de pages : 173
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Mon père m’a donné un mari
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DUMÊMEAUTEUR
Chez le même éditeur
RAIDECŒUR, 1996
TOUTCEQUIBRILLE, 1997
PAUVRESMORTS, 2000 HYMEN, 2003 LETRIOMPHE, 2005
UNEFILLEDUFEU, 2008
LAPRINCESSEDE., 2010
SITOUTNAPASPÉRIAVECMONINNOCENCE, 2013
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Emmanuelle BayamackTam
Mon père m’a donné un mari
P.O.L e 33, rue SaintAndrédesArts, Paris 6
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© P.O.L éditeur, 2013 ISBN : 9782818017494 www.polediteur.com
Pour jouerMon père m’a donné un mari
Il faut que le père soit vieux, mais d’une beauté et d’une élégance bouleversantes.
Il faut qu’Alexandrine parle fort, mais avec un détachement mélancolique et sans regarder ses parents – le moment venu, elle regardera le garçon.
La mère peut être n’importe qui.
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Chanté avec une férocité croissante :
Marie trempe ton pain, Marie trempe ton pain, Marie trempe ton pain dans la soupe ! Marie trempe ton pain, Marie trempe ton pain, Marie trempe ton pain dans le vin ! Nous irons dimanche à la maison blanche, Marie trempe ton pain, Marie trempe ton pain, Marie trempe ton pain dans le vin !
LAMÈRE À la MaisonBlanche, ils ont lobotomisé la leur. Qu’allonsnous faire de la nôtre ?
LEPÈRE Ça existe encore, la lobotomie ?
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LAMÈRE Je te parle d’avant, du temps des Kennedy.
LEPÈRE Ça existe encore, les Kennedy ?
LAMÈRE Non, justement, ils sont tous morts. Chacun sa façon.
LEPÈRE Comme tout le monde, non ?
LAMÈRE C’est ce qui te trompe. Les Kennedy, c’est beaucoup plus intéressant que tout le monde. Les Kennedy, dès qu’on s’y penche un peu, c’est passionnant : JFK, Bobby, Dallas, Marilyn, Jackie, Onassis, Skorpios, JohnJohn, happy birthday Mister President, boum, la cervelle qui gicle sur le bibi rose de Jackie, reboum, Bobby qui est bien puni d’avoir convoité la femme de son frère. Sans compter qu’il avait tringlé Marilyn avant.
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