N'envions rien

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Évadez-vous en lisant le poème "N'envions rien" écrit par Victor HUGO (1802-1885) en 1856. "N'envions rien" de HUGO est un poème classique extrait de Les contemplations. Vous avez besoin de ce poème pour vos cours ou alors pour votre propre plaisir ? Alors découvrez-le sur cette page. Le téléchargement de ce poème est gratuit et vous pourrez aussi l’imprimer.
Avec le poème de HUGO, vous pourrez faire une fiche ou bien comprendre la signification des paroles du poète qui a écrit "N'envions rien".
Publié le : mardi 1 janvier 1856
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N'envions rien

O femme, pensée aimante
Et coeur souffrant,
Vous trouvez la fleur charmante
Et l'oiseau grand ;

Vous enviez la pelouse
Aux fleurs de miel ;
Vous voulez que je jalouse
L'oiseau du ciel.

Vous dites, beauté superbe
Au front terni,
Regardant tour à tour l'herbe
Et l'infini :

"Leur existence est la bonne ;
"Là, tout est beau ;
"Là, sur la fleur qui rayonne,
"Plane l'oiseau !

"Près de vous, aile bénie,
"Lis enchanté,
"Qu'est-ce, hélas ! que le génie
"Et la beauté ?

"Fleur pure, alouette agile,
"A vous le prix !
"Toi, tu dépasse Virgile ;
"Toi, Lycoris !

"Quel vol profond dans l'air sombre !
"Quels doux parfums ! -"
Et des pleurs brillent sous l'ombre
De vos cils bruns.

Oui, contemplez l'hirondelle,
Les liserons ;
Mais ne vous plaignez pas, belle,
Car nous mourrons !

Car nous irons dans la sphère
De l'éther pur ;
La femme y sera lumière
Et l'homme azur ;

Et les roses sont moins belles
Que les houris ;
Et les oiseaux ont moins d'ailes
Que les esprits !

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