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Jean Maryves ŒUVRES DE SUIE
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120583.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015En couverture :Les monts de noirceur. Photographie numérique des terrils sous la neige, Haillicourt, Nord-Pas de Calais, France, 26/01/2013. Image originale recadrée et reproduite avec l’aimable autorisation de Caroline Ostrowski (http ://ovscarosof.over-blog.com/).
La poésie est une arme chargée d’avenir.
Gabriel Celaya
ŒUVRES DE SUIE
Complainte de Lady House
Très loin de mon home, Si loin que mon cœur saigne, Là-bas, au bout du Monde, La Vieille House m’attend. Si esseulée, si triste, sans homme, sans ami, Et si âgée aussi, Que j’en pourrais pleurer ! Tant belle et surannée, Et si inaccessible Que d’amour je mourrai… Du sud lointain Montent les murmures d’une voix inlassable : Reviens vite mon bien-aimé ! Reviens avant que les marchands ne passent Et qu’ils n’enchaînent mon espoir ! Va, et bats-toi pour elle, Tant belle et surannée ! Répondent mes échos muets… Mais je ne puis. Je ne peux marcher : le chemin est trop long… Je ne peux nager : pas d’océan à traverser ! Je ne peux courir : si recru de fatigue… Je ne peux chevaucher : pas de cheval ici ! Je ne peux voler : le ciel est trop colère…
7
ŒUVRES DE SUIE
Je ne peux cheminer car je n’ai pas un sou vaillant Pour m’acheter un arc-en-ciel ! Qui pourrait bien m’aider ? Un génie bienfaisant ? Un fantôme ? Un esprit ? Peut-être une hirondelle… Songe : Le vent du sud s’émeut ; Illusion : Le vent du sud murmure ; Mirage Le vent du sud s’irrite ! Son souffle courroucé Roule par monts et vaux Dispersant comme des sanglots Les paroles de ma chanson… Que puis-je faire, lors, S’il n’y a plus de printemps ? Rien d’autre qu’espérer, Seulement espérer, Et rêver… Rêver… Rêver… Jusqu’en Arizona !
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Texte original intituléArizona Dream. 06/09/1998.
ŒUVRES DE SUIE
Nous étions soldats…
Nous étions des soldats, Les violettes ont des larmes ! Arc-boutés à nos armes, Nous allions au combat… Nous allions au combat Les violettes ont des larmes ! Clairons, sonnez l’alarme : Nous étions tristes et las… Nous étions tristes et las, Les violettes ont des larmes ! Debout dans le vacarme, La tuerie, le fracas… La tuerie, le fracas Les violettes ont des larmes ! Qui peut trouver du charme À la mort ? Au trépas ? À la mort, au trépas, Les violettes ont des larmes Mais oncques ne désarment Et veillent sous vous pas… Et veillent sous vous pas, Les violettes ont des larmes ! Héroïques, ces carmes Qui ne reviendront pas !
9
13/07/2010
ŒUVRES DE SUIE
Parfums de nuit Le jour descend, furtif, c’est l’heure séculaire, Et dans le ciel mourant, chaque nue est en deuil. Pas le moindre frou-frou, pas le moindre adversaire : On dirait que la nuit s’accoude au bord des seuils. Des reflets fugitifs inondent la rivière Dessinant des festons auréolés d’écume, Et l’on voit sur le ciel, silhouettes altières, Se découper des dômes enturbannés de brumes. Le clapotis des ondes, écho du firmament Qui étend sur le fleuve un voile chimérique, Murmure sa caresse et chante infiniment Du déclin des clartés l’ineffable musique. La nature s’endort dans l’agonie du jour… Voici la nuit agreste et ses longs cheveux noirs. Voici, moment de trêve, de beauté et d’amour, L’instant pétri de rêve et parfumé d’espoir.
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30/09/2011