Palestine, Israël, destins croisés, entre enfer et espérance

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Une femme juive, devenue réfugiée palestinienne en Syrie, s'était prise de sympathie et d'affection pour un enfant palestinien réfugié. Une autre femme juive, épouse d'un Palestinien vivant à Haïfa, se trouve réfugiée en Syrie, et ses enfants, vingt ans plus tard, se trouveront au front syrien durant la guerre de 1967. (...) L'auteur raconte la croisée des destins de Juifs israéliens et de Palestiniens ; il explique comment et pourquoi ils se sont croisés.
Publié le : mardi 1 novembre 2011
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EAN13 : 9782296473591
Nombre de pages : 284
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PALESTINE,ISRAËL
Destins croisés, entre enfer et espérance
Témoignages poétiques Collection dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan Parce que la langue poétique constitue une exploration, elle revêt parfois son visage de "témoin" des chamboulements de notre société, des mondes qui nous entourent, au gré des voyages, des rencontres. Parce qu'elle explore l'intime, qu'elle épouse une fonction dénonciatrice ici et ailleurs, elle bouleverse aussi notre vision du politique. Accueillons ces textes qui nous aident à cheminer et modifier notre regard... Déjà parus Jacques BOCQUET,La Nuit Hodgkin, 2011.Makombo BAMBOTÉ,Déception noire ? Le nègre est souriant, 2011.Pierre VALMONT,Sous la cognée du vent,2011. Claudine PELLÉ,Sfax,2011. Pierre GOLDIN,Répertoire des simples, 2011. Dana SHISHMANIAN, Khal TORABULLY (dir.),Poètes pour Haïti, 2011. Gihan OMAR,Avant de détester Paulo Coelho, 2010. Michèle HICORNE,Des mots pour la Palestine. Et la plage de Tantoura... ment, 2010. Jean LESTAVEL,Aux marches du temps, 2010. Jean FOUCAULT,Suites vietnamiennes, 2010. Christophe FORGEOT,Porte de la paix intérieure, 2009. Michel LEUTCHA alias Saltaire,Berceau des chats et des souris, 2009.
Imad SALEH PALESTINE,ISRAËLDestins croisés, entre enfer et espérance
Préface de Philippe Tancelin
Avant-propos Martine Le Coz
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-56562-3 EAN : 9782296565623
Préface  Imad Saleh est un poète, Geneviève Clancy (1) ne s'y était pas trompée lorsqu'elle avait publié dans la belle collection "Poètes des cinq continents" qu'elle co-dirigea de 1995 jusqu'à la fin de sa vie terrestre (2005), un très beau recueil de ce généreux poète palestinien exilé. Dans le récit-témoignage qu'il nous apporte ici, telle une offrande de nomade à ses frères de la croisée des mémoires, Imad est toujours le poète, non par la forme choisie de la convention poétique mais par cette entrée entière de l'histoire dans le poème même de vivre dans la langue d'amour de la Terre et des hommes. Cette langue est celle de la fraternité et du partage de vérités, quelles que soient les circonstances tragiques qui purent séparer les hommes sur la terre de palestine depuis 1948 et les heurtent, les blessent, les exilent toujours dans la chair de l'histoire de ce qu'on nomme trop légèrement un "conflit" et n'est autre que guerre.... la toujours même sale guerre des peuples nantis du droit de disposer d'eux-mêmes contre les démunis, les expulsés de ce même droit prétendument universel. (Résolution des nations unies 2625 du 24 octobre 1970) (2) Imad Saleh ne raconte pas, il ne réduit pas l'histoire à sa narration personnelle parmi d'autres convergentes ou contradictoires. Il témoigne depuis son enfance palestinienne qui vit la terre fuir sous ses pas devant l'occupant, jusquà cette autre terre et toujours la Terre de son refuge ici même, dans l'asile compté des pas de l'étranger, de l'expulsable. Témoigner n'est pas conter mais être ce passant passeur, celui qui est et réalise le passage du vivant par-delà les murs, les embuscades, les mortelles saisons...celui qui est investi de la charge circonstancielle des événements et de leur taraudage des nerfs, des muscles de la chair de la pensée, et se fait le messager, celui qui advient, par la parole, dans et pour le devenir humain d'une histoire de paix et de fraternité à l'inverse des acteurs répétiteurs d'une barbare histoire de siècles abandonnés des dieux.
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En conséquence le témoignage d'Imad Saleh ne saurait être mis en concurrence, équivaloire à quelqu'autre récit d'enfance nostalgique. Il est cette saison d'enfance de l'homme, retrouvée en l'homme, à sa source, dans son devenir poème. Pour cela l'écriture du témoignage est entière, elle se donne dans l'entièreté du verbe à l'ouvert de tous ses sens irréductibles à l'inconnu d'eux-mêmes. C'est une écriture de l'immédiat, de la non médiation entre le vivre et le partager....une écriture de l'inséparé des êtres et des choses, écriture de la résonance de la terre et des hommes sous tous les territoires occupés ou libres.....se croyant libres... Une écriture claire comme l'eau du geste désaltérant....abreuvant la source de l'Autre. Imad Saleh n'offre pas un témoignage contradictoire devant quelque barre du jugement de l'histoire....il passe, chemin errant à travers les contraires, en leur coexistence, où bourreaux et victimes croisent la même et seule question de la responsabilité de qui distribue les rôles, qui enrôle la distribution du poids historique des choses, des événements. Quel devenir pour cette question? Telle est sans doute la finalité du témoignage d'Imad Saleh, ce poète palestinien qui s'élance dans la lumière vers le frère humain en Israël à l'appel de son propre devenir poème au-delà des territoires. Philippe Tancelin 13 juillet 2011 Poète, philosophe. Enseigne l’esthétique poétique à l’université Paris 8 (1) Geneviève Clancy, poète philosophe (1937-2005) dont l'oeuvre poétique et philosophique s'ancre dans l'histoire des opprimés, des silencieux, des oubliés parmi lesquels les résistants palestiniens à qui elle consacrera depuis la fin des années 60 une grande part de ses engagements politiques et spirituels.
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(2) résolution qui précise que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ne peut être interprété "comme autorisant ou encourageant une action quelle qu'elle soit, qui démembrerait ou menacerait, totalement ou partiellement l'intégrité territoriale ou l'unité politique de tout Etat souverain et indépendant" Cette résolution vient affaiblir et limiter la résolution 1514 de l'ONU du 14 décembre 1960 qui stipulait quant à elle que: "toute tentative visant à détruire partiellement l'unité nationale et l'intégrité territoriale d'un pays est incompatible avec les buts et les principes des nations unies"
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