Par delà les frontières

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Qui a écrit que la poésie engagée était morte ? Le 4 novembre 2008, Barack Obama est élu dans la liesse générale, trois mois plus tôt, Mahmoud Darwich mourrait dans l’indifférence des média. Plus qu’une révolte de jeunesse, ces vers posent un regard critique et lucide sur les drames de l’Histoire et les excès de la morale bien-pensante.
Publié le : dimanche 19 juin 2011
Lecture(s) : 146
EAN13 : 9782304030822
Nombre de pages : 97
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Par-delà les frontières Vivian Petit
Par-delà les frontières

Poésie





Éditions Le Manuscrit
Paris




© Éditions Le Manuscrit -www.manuscrit.com-
2009
ISBN : 978-2-304-03082-2 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304030822 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-03083-9 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304030839 (livre numérique) Cours camarade, le vieux monde est derrière toi,
Cours camarade, le vieux monde te rattrapera…
Nous vivons dans un monde parfait avec les États-
Unis comme idéal et CNN pour faire-valoir.
Nous sommes tous des américains.
On parle anglais de New York à Bagdad, de Londres
à Kaboul.
Résiste camarade, reste fidèle à tes convictions.
Descends dans la rue, homeless sans idées, la foule
est toujours belle à voir…
èmeDu III Reich à la distraction massive, ça
s’embrase de partout... La France a peur!
La populace est repoussée vers l’extrême. NSDAP,
CCCP, Hamas... même combat ?
Le karcher devient lance-flammes, les enfants sont
dévorés par des lions indomptables, on va
partout de génocides en conflits armés…
Et puis, il y a les anciens brasiers mal éteints…
Nous sommes tous des américains.
De l’oncle Sam à David, en passant par l’Europe et
George Bush, et maintenant le sauveur Barack,
j’ai peur de toutes ces étoiles.
Nous sommes tous des américains...
La peur m’envahit... Et tu la partages, camarade...
Tu ne réponds pas, car l’heure de l’entertainment
est venue, c’est la World Cup, alors tu fermes ta
gueule, tu fermes ta gueule camarade...
Cours camarade... Le bistrot va fermer…
La soirée de l’amour prend fin, les lumières
s’éteignent, les lumières s’éteignent... Nos corps
s’éprennent, nos os se fendent, nos cœurs
attendent, la foule harangue…
7 Par-delà les frontières
Je deviens fou. Et le style de ma figure le prouve...
Cruelle et perfide, je te hais ! Je t'aime… Je
t’aime... Tout comme j’ai aimé mon premier
amour, celui d’Oedipe...
Tout n’a ensuite été qu’à cette image.
Hésitation, Inaction, Déception, Componction,
Contrition, Dépression…
Tout n’est qu’à l’image de notre ardeur…
Tout nous rattrapera dans le chaos des univers, là
où tout n’est qu'aléatoire…
Car mes amours suivantes furent parfois belles,
souvent bizarres, toujours décevantes…
Ton sourire s’est élevé dans le chaos des espérances.
Peut-être y ai-je cru, sûrement ai-je espéré …
La grandeur mène à la franchise, l’authenticité à la
maladresse, l’erreur à la détresse…
Je m’en veux, j’ai tout oublié, j’ai vendu mon âme
au diable... Et ton sourire!
L’homme oublie tout, même le pire des tourments,
même le plus choquant. Rien n’existe, les mots
comptent plus qu’une idée, ou les idées sont
dans les mots… Je ne sais plus.
La misanthropie est ma seule alliée.
L’allitération de mon cœur s’éprend pour une
donzelle au charme des plus divins.
J’espère une autre envolée,
J’embarque dans le train de la nuit, le train de la
route, le train de l’aventure quotidienne,
Puis le train-train qui te nuit, la routine du
quotidien …
Le train... Le train... Le train qui avance dans
l’Europe, qui erre dans une folle époque,
8 Vivian Petit
Qui entend les cris des enfants, voit les sourires des
mères…
Le train des visages austères qui discutent d’on ne
sait quoi…
Le train qui passe sur deux rails en forme de S qui
s’entrecroisent !
Le monde t’oppresse; de tes parents à ton
éducation, tue tes ennemis, camarade !
Embarque dans un nouveau bateau, mets des
banderoles dans leurs tombeaux,
Réinvente les chimères, égaie l’amour platonique,
Et si ça ne marche pas, alors réfugie toi, remplace
l’amour pas le sexe…
Car les amis se cachent, se violent et vont au plaisir
physique.
Les amis osent l’alliance similaire.
Ils se sucent et se chuchotent des mots doux, ils se
susurrent des mots douloureux.
Tout est dit, le sujet est clos, clôturé, tout comme
mon œuvre qui le sera un jour…
Car j’ai décidé d’inventer l’absolu de tous les
horizons.
Je changerai la vie et trouverai l’amour dans une
chanson.
A l’enceinte de notre emploi du temps, nous
choisirons notre départ,
Nous nous tirerons une balle en plein cœur.
Tu te brûleras la gueule, mon amour…
Dis, mon amour…
Réponds, mon amour…
Réponds, camarade! Le bistrot va fermer!
Je suis seul…
Mais mon cœur ira loin, je trouverai l’absolu.
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