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Paseo Grande

De
146 pages
Paseo Grande, comme un pari fabuleux et fatal, sans fausseté ni repli possibles. Paseo Grande, comme un périple dans les périls où se réinvente le monde. Paseo Grande, comme un récital amorcé dans l’incessant va-et-vient de textes encore précaires et de mélodies soudaines. Ce livre est indissociable du mouvement complice qui l’a suscité et de l’environnement sonore, vocal et musical qui l’a inspiré. Les compositions et le chant d’Olivier Deck ont accompagné et parfois devancé l’écriture de ces ballades pareilles à des rêves éveillés, à des sursauts funestes, à des éclats de vie violente et fière. C’est pourquoi un tel recueil se devait, en plus d’être imprimé, de s’affranchir de son cadre et d’offrir, par une extension désormais possible du côté d’internet, quelques propositions d’écoute, quelques séquences filmées. S’aventurer ainsi en terrain découvert suggérait de s’adjoindre plusieurs talismans, aussi aléatoires que ceux qu’énumère Borges dans La rosa profunda, et les sept quatrains en images, réalisés avec Antonio Segui, ne comptent d’ailleurs que sur leur magie hasardeuse, explicitement ironique, pour assurer la protection rapprochée du Paseo Grande. A .V. Ce « livre-récital » né du spectacle initialement créé par André Velter et Olivier Deck pour l’ouverture du Festival Jazz Naturel d’Orthez 2009 constitue l’un des éléments d’une expérience de poésie interactive, avec un CD audio des 12 chansons tirées du récital et un site Internet présentant notamment des extraits du spectacle (site accessible à partir de mi-janvier 2011 via www.gallimard.fr et le lien Paseo Grande).
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ANDRÉ VELTER
Paseo Grande
U N L I V R E  R É C I TA L AV E C O L I V I E R D E C K
E T S E P T P O È M E S  TA L I S M A N S AV E C A N T O N I O S E G U I
G A L L I M A R D
paseo grande
A N D R É V E L T E R
Paseo Grande
u n l i v r e  r é c i t a l a v e c O l i v i e r D e c k
e t s e p t p o è m e s  t a l i s m a n s a v e c A n t o n i o S e g u i
G A L L I M A R D
Il a été tiré de l’édition originale de cet ouvrage trente exemplaires sur vélin pur fil des papeteries Malmenayde numérotés de1à30.
© Éditions Gallimard, 2011.
À l’impossible je suis en proie, et à ce qui jour après jour dans le temps suspendu m’exténue et me tue et me mène, comme le désir plus vif que l’aube de tous les univers, ou le feu du soleil noir qui nous escorte un soir de paseo grande.
Comme un pari fabuleux et fatal, sans fausseté ni repli possibles. Comme un périple dans les périls où se réinvente le monde. Comme un récital amorcé dans l’incessant vaetvient de textes encore précaires et de mélodies soudaines. Ce livre est indissociable du mouvement complice qui l’a suscité et de l’environnement sonore, vocal et musical, qui l’a inspiré. Avec Olivier Deck, un premiermano a mano,au festival de jazz d’Orthez, avait déjà multiplié accords et résonances. Il avait surtout révélé une aptitude à mettre en chansons des poèmes qui ne se donnaient pas d’em blée pour des improvisations à chanter. Là était la surprise qu’il fallait explorer, amplifier, approfondir, et qui allait libérer ces ballades pareilles à
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des rêves éveillés, à des sursauts funestes, à des éclats de vie violente et fière. La sempiternelle controverse qui opposait les paro liers aux gardiens du temple poétique apparaissait brus quement sans objet et s’éteignait d’ellemême. L’écriture ici n’avait pas à renoncer à ses intuitions propres, à ses énigmes, ni à s’imposer d’autres contraintes que les siennes. Et la reprise, avec variantes, déploie ments et refrains, de quelques strophes anciennes, choi sies pour leur mystère autant que pour leur scansion par Olivier, en apportait la preuve.
Composé à l’oreille, un tel recueil se devait, en plus d’être imprimé, de s’affranchir de son cadre et d’offrir, par une extension désormais possible du côté d’internet, quelques propositions d’écoute, quelques séquences filmées *. S’aventurer ainsi en terrain découvert, sans se sou cier de quitter ou non une aire balisée et souvent ané miée, suggérait de s’adjoindre plusieurstalismans,aussi aléatoires que ceux qu’énumère Borges dansLa rosa profunda.
* Les extraits du récital à télécharger sont présentés en fin de volume, page 137.
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Escortant le señor Gustavo, l’icône ironique d’Antonio Segui, ces quatrains en images ne comptent d’ailleurs que sur leur magie propre, hasardeuse, insouciante, pour assurer la protection rapprochée du Paseo Grande.